« Une pause par jour » – 17 mars 2017

Vendredi de la deuxième semaine de Carême – Genèse 37, 3-4 ; 12-28 – Psaume 104 (105) – Matthieu 21, 33-46 – « Voici l’héritier : venez ! tuons-le ! » (Mt 21, 33-43.45-46) – Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !” Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne  viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. » Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : la pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. »

En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens avaient bien compris qu’il parlait d’eux. Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète.

«La pierre que les bâtisseurs avaient rejetée est devenue la pierre principale. Cela vient du Seigneur, pour nous, c’est une merveille » (Matthieu 21, 42)

Cette citation de Jésus en conclusion de la parabole des vignerons meurtriers est étrange. Il y a comme un changement de registre. On remarque dans le récit une montée dramatique qui aboutit à la mort du fils du propriétaire, à la punition infligée aux métayers rebelles et à l’octroi du contrat à d’autres vignerons jugés plus dignes de confiance. Mais l’extrait du Psaume 111 cité par Jésus est une conclusion heureuse; elle n’a rien d’attristant. C’est comme un avant-goût de résurrection; la victoire de Dieu sur les forces de mort. La vigne du Seigneur continuera de porter ses fruits. Le royaume de Dieu est force de vie, et ce n’est pas l’infidélité de certains, et même de tout un peuple, qui l’empêchera de se réaliser.

Le Seigneur, dans sa grande miséricorde, est capable de transformer la laideur, la petitesse, le rejet, la déchéance et la blessure en beauté, force, exaltation, fécondité et exploit. L’histoire de Joseph en est une belle illustration. Ce fils de Jacob est jalousé de ses frères; ceux-ci complotent pour le faire mourir; il est vendu plutôt comme esclave et déporté en Egypte. C’est cet être déchu, rejeté par les siens, réduit à l’état de bête de somme, qui sauvera sa famille de la famine et la fera croître à ce point qu’elle deviendra un peuple, le peuple élu de Dieu. Voilà l’œuvre  du Seigneur! Merveille! Merveille!

Seigneur Jésus plutôt que de condamner les grands prêtres et les pharisiens, tu leur sers un avertissement; tu leur donnes une chance de se convertir et de voir, dans tes paroles et tes gestes, les signes de Dieu à l’œuvre, les signes du Royaume tant espéré. Ouvre nos yeux et nos oreilles aux merveilles que le Père continue de réaliser parmi nous et donne-nous de les accueillir dans la joie et la louange.

Prière

Oui, Seigneur Jésus,

il m’arrive d’être le vigneron

qui se saisit de toi

et te jette hors de ta propre vigne.

C’est toi que je saisis

lorsque je laisse l’orgueil me saisir.

C’est toi que je jette dehors

lorsque je tire honneur des maigres fruits de ma vie.

Seigneur, en ce monde où l’on s’imagine

que nous sommes propriétaires de tout,

donne-moi le goût de servir

plutôt que d’assouvir.

Apprends-moi la joie de donner

plus durable que le plaisir de prendre.

Car, cette vigne, aucun de nous ne l’a plantée.

Et encore moins méritée.

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