« Une pause par jour » – 11 septembre 2021

Première lecture – « Le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs » (1 Tm 1, 15-17) – Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Bien aimé, voici une parole digne de foi, et qui mérite d’être accueillie sans réserve :
le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ; et moi, je suis le premier des pécheurs. Mais s’il m’a été fait miséricorde, c’est afin qu’en moi le premier, le Christ Jésus montre toute sa patience, pour donner un exemple à ceux qui devaient croire en lui, en vue de la vie éternelle. Au roi des siècles, Dieu immortel, invisible et unique, Honneur et gloire pour les siècles des siècles ! Amen. – Parole du Seigneur.

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Inauguration de la chapelle Notre Dame de Bon Secours à Oizy

Le 27 juillet 2017, une tempête a occasionné d’énormes dégâts à la chapelle Notre Dame du Bon Secours à Oizy (Commune de Bièvre).

Après un long temps de travaux, cet édifice a enfin retrouvé sa beauté … 

Une INAUGURATION de cette chapelle suite aux travaux de restauration aura lieu à OIZY le DIMANCHE 15 AOÛT 2021 à 15.00.

Voici le PROGRAMME précis de cette journée :

15.00 – Eucharistie présidée par Monseigneur Warin, évêque de Namur, à l’église Saint Hubert (rue Grande) suivie d’une procession vers la chapelle.

17.00 – Cérémonie civile d’inauguration en plein air et expo

INFO : 061/23.96.60 ou via info@bievre.be

Avec l’aimable autorisation de Thierry Gridlet pour la publication de sa photo. Merci à lui ! 

Un centenaire fêté simplement mais intensément à Bohan …

C’est sous un magnifique soleil que les paroissiens, anciens résidents et sympathisants du village de Bohan ont fêté les 100 ans de la grotte Notre Dame de Lourdes.

Une célébration eucharistique, présidée par Monseigneur Warin, évêque de Namur, et assisté de nombreux prêtres du doyenné de Gedinne et d’ailleurs, s’est déroulée sur le site ce samedi 12 juin 2021, 100 ans, jour pour jour après l’inauguration.

Cette grotte, très proche du centre du village et facilement accessible à pied, est très souvent visitée. La preuve en est le nombre d’ex-voto, bougies allumées, objets de dévotion et des souvenirs divers liés à la vie de la paroisse et de ses habitants.

Un peu d’histoire : à l’époque de la construction de cette grotte et de beaucoup d’autres, très peu de personnes pouvaient se rendre à Lourdes et donc, décidaient de mettre la main à la pâte pour créer des répliques de la grotte de Massabielle « à domicile ». Dans ce cas-ci, comme l’a rappelé Madame Monique de Wolf dans le mot d’accueil, c’est « grâce à la volonté de l’abbé Jacoby, curé de Bohan,  que la grotte a été creusée dans la roche par des bénévoles. Et c’est le 12 juin 1921, que Monseigneur Heylen a béni la grotte lors d’une fête qui dura toute une semaine, veille de la fête de Saint-Antoine, et de la confirmation ».

Dans son homélie, Monseigneur Warin rappellera que le « message central de la page d’évangile (Les Noces de Cana ndlr) est que le Seigneur et Notre-Dame sont avec nous, dans les évènements de notre vécu, de notre quotidien, pour le meilleur et pour le pire ». L’évêque ajoutera qu’ils sont encore avec nous pour changer le pire en le meilleur, comme pour le premier des miracles de Jésus à Cana. Mais pour que naissent les miracles, il faut être branché sur le Seigneur.  Là où il n’a pas trouvé la foi, Jésus n’a pu faire de miracles. En guise de conclusion et en lien avec le message central de son homélie, Monseigneur Warin a raconté cette petite histoire.

A la fin de la célébration, Monsieur Xavier Martin, président de la Fabrique d’église a remercié tous ceux qui, de près ou de loin, sont engagés dans la paroisse (église et grotte) et ont mis tout en oeuvre pour que cette fête soit une réussite et plus particulièrement « Monique de Wolf pour l’idée de départ, Monique et Lucien Arnould-Defoiche, indétrônables, infatigables, toujours positifs et gardiens de la grotte, ainsi que Mireille, la voisine du site pour sa disponibilité et les ouvriers communaux pour l’entretien permanent du site ». Un cadeau d’anniversaire anticipé a été remis à Monseigneur Warin, qui fêtera le mardi 15 juin ses 73 ans et un panier garni a été aussi offert en reconnaissance à la chorale qui a animé l’office ! 

A 16.00, un chapelet de clôture a permis de rassembler une dernière fois les paroissiens et sympathisants autour de la Vierge Marie.

Véronique Paquay, Assistante paroissiale du doyenné de Gedinne 

Merci à Monsieur Etienne Wanlin pour l’envoi des photos. 

Reportage de « Ma Télé » (télévision locale basée à Jemelle) 

Coordonnées du site : rue de la grotte – 5550 Bohan

Un centenaire à vivre bientôt à Bohan (Secteur de Vresse)…

Ce samedi 12 juin 2021, à Bohan, aura lieu la fête de Centenaire de la grotte Notre Dame de Lourdes ! 

Programme : 

11.00 : Eucharistie présidée par Monseigneur Warin, évêque de Namur 

Verre de l’amitié 

16.00 : Chapelet de clôture

Bienvenue à tous ! 

Infos pratiques :

Adresse – Rue de la grotte à 5550 à Bohan.  

La fête se tiendra dans le respect des normes sanitaires valables à cette date ! 

Un peu d’histoire : C’est au pied d’un escarpement qui porte le nom de la « Roche la Dame », tout à côté de la Semois, que l’abbé Jacoby, curé de Bohan a édifié la sienne. Le 14 mars 1920, il demande pour établir une grotte Notre-Dame de Lourdes au flanc de la montagne le long du canal entre le hangar Tellier et la scierie Collard. L’autorisation en est donnée. A ce moment, le canal était ouvert devant la grotte.
Quelques paroissiens bénévoles, sous la direction de l’entrepreneur Lucien Tellier, se sont relayés pour creuser le rocher. Le dimanche 12 juin 1921, « S.E. Monseigneur Heylen, évêque de Namur, est venu bénir la grotte et, depuis ce jour, les Bohannais, comme les fidèles des paroisses voisines, accourent dans ce cadre grandiose aux fêtes de l’humble Bernadette ». Tous les jours du mois de mai, le chapelet était récité le soir par un groupe d’une dizaine de personnes devant la statue de Marie. Chaque année, une messe y est célébrée le 16 août et réunit une cinquantaine de participants. Du pont qui enjambe la Semois, on peut souvent apercevoir la flamme de quelques cierges, signe de la visite d’un ou l’autre partisan du culte marial.
Extrait de «Pèlerinages d’Ardenne méridionale» par Christine Martin aux Editions Mardaga

Site internet ici !

 

Une jolie histoire de vocation …

Légendes des photos : au-dessus 1944 – au milieu 1970 et en dessous 2021.
Dans ce blog, il y a longtemps, j’avais publié une prière « Je n’ai plus d’autres bras que les tiens ».  Pour illustrer cet article, j’avais choisi sur internet un cliché d’un Christ sans bras dont je ne connaissais pas l’origine. Il y a quelques semaines, une lectrice assidue du blog a demandé des renseignements sur ce Christ. Cela m’a directement rappelé le Christ sans bras de l’église de Frahan, qui avait suscité la vocation (cfr texte tout en bas de cet article) de prêtre du Père Jean Marie Denis, originaire du village et
décédé en 2016.  Et je me suis demandé si ce Christ dont l’histoire globale me touchait beaucoup existait encore. Avec le concours de plusieurs personnes, l’enquête a donc commencé … et voici les infos récoltées : la statue est actuellement sur le grand autel dans l’église du village, elle a été réparée dans les années 1960, on voit sur la photo  en noir et blanc (cfr cliché noir et blanc en tête de cet article) qui date de 1970  que les bras sont différents. La statue est en chêne sculpté et mesure 66 cm ; le sculpteur est inconnu, la date est 1601-1700. Le crucifix a bien été volé comme l’explique le Père Jean Marie dans le texte ci-dessous et retrouvé ; c’est à ce moment là qu’on a modifié les bras. L’église de Frahan était bien dédiée à Saint Matthieu pour ensuite devenir l’église de l’Assomption de Notre Dame. 
Les mains du Christ

+ Je suis né dans le petit village de Frahan- sur-Semois. Ma maison se situait près de l’égli­se. Dans cette église, il y avait un très beau cru­cifix datant sans doute du 17ème siècle.

Tout le monde l’appelait : Notre Vieux Bon Dieu I * Je le vois encore, comme si c’était hier, accroché au mur près de l’autel latéral dédié à saint Matthieu, le patron de la paroisse.

Il était sculpté dans du bois de chêne et mesurait un bon mètre de haut.

J’étais frappé par le regard du Christ en croix, regard rempli de douceur.

Il avait une particularité : les bras du Christ avaient disparu au cours des temps.

Ce détail me faisait peur et attirait tou­jours mon regard.

+ Au moment de ma profession de foi, mon vieux curé qui était un homme au visage rude, m’a fait un cadeau que je n’ai jamais oublié.

Il connaissait bien mon attirance pour le Christ sans bras et ma tristesse de le voir ainsi, il me dit simplement à l’oreille :

– Tu sais, Jean, tu peux être les mains de Jésus !

Cette parole s’est imprimée d’un coup au plus profond de moi et elle a été comme un appel qui a guidé le choix de ma vie !

+ J’ai choisi de devenir religieux – pour être proche du Seigneur – et de devenir prêtre – pour me mettre à son service.

+ Quand j’ai été ordonné prêtre, tout le village avait préparé une fête à l’occasion de la première messe que je célébrerais dans l’église Saint Matthieu.

Pour la circonstance, un artisan avait construit un nouvel autel. Et au-dessus de l’autel, Notre Vieux Bon Dieu avait été attaché. Son doux regard attirait les chré­tiens qui venaient se réunir.

Vous devinez ma joie lorsque j’ai ouvert mes bras pour inviter tout le monde à la prière, en disant :

– Le Seigneur soit avec vous !

+ Quelques années après, j’ai eu la peine d’apprendre que Notre Vieux Bon Dieu avait été volé pour devenir une antiquité. J’ai eu vraiment de la peine mais la parole de mon vieux curé au visage rude m’est revenue clairement à la mémoire :

– Tu sais, Jean, tu peux être les mains de Jésus I

+ Cela va faire 35 ans que je suis prêtre. J’ai eu la joie d’être professeur pour des 13-14 ans. Que de fois, j’ai écrit au ta­bleau pour aider à comprendre que le Seigneur est toujours vivant auprès de nous !

+ Ces dernières années, j’anime un grou­pe d’élèves qui veulent prier ensemble, par­tager la Parole du Seigneur, donner de la joie autour d’eux. Que de fois, j’ai étendu les bras pour animer la prière commune !

+ Depuis 4 ans, je voyage dans le monde pour retrouver mes frères religieux.

Chaque année, je vais en Colombie pour rencontrer 1.500 jeunes qui vivent dans un collège appelé Mi Casa (Ma Maison).

Beaucoup d’entre eux sont, comme on dit là-bas, des enfants des rues qui ont dû se débrouiller pour se nourrir et survivre. Maintenant, ils sont accueillis, apprennent à se servir de leurs deux mains.

J’aime ces jeunes qui veulent s’en sortir. Et lorsque je rentre de Colombie, j’ai plus de courage encore pour prendre en main mon téléphone, pour prendre la volant de la voiture, pour écrire des lettres afin de trouver l’argent nécessaire pour qu’ils aient à manger tous les jours I

+ Et il m’arrive très souvent, de dire :

  • Seigneur, oui, je suis tes mains ! Don­ne-moi ton souffle !
Merci à tous ceux qui ont permis de reconstituer une partie de l’histoire de cette statue et de son importance primordiale dans la vocation de prêtre du Père Jean-Marie : Monsieur Jean-Marie Henry de Frahan (pour les infos et la photo de 1970) contacté par Madame Maria Teresa Silvestri, assistante paroissiale dans le secteur de Bouillon, l’abbé Krzysztof Brzostowsky, vicaire du secteur de Bouillon pour les photos actuelles du crucifix, Madame Hélène Cambier, Attachée au Service Patrimoine du Diocèse de Namur et Conservatrice du Trésor de la Cathédrale et Musée diocésain de Namur pour toutes les infos historiques et les photos de 1944.