Prière à Saint Joseph : « Je frappe à ta porte »

« Je me tiens en prière
Et je frappe à ta porte, Joseph de Nazareth.
Fais-moi entrer dans le paradis de Jésus
Et de ta chère épouse Marie, Mère de Dieu,
Et de tous les saints.
Assiste-moi dans tous mes soucis
De famille, de communauté, de paroisse.
Toi qui à Bethléem a pris Jésus dans tes bras,
Je veux être ton enfant
Afin que tu m’élèves, m’éduques
à être aux affaires de mon Père, à être à l’essentiel.
Toi qui es maître en vie intérieure,
Aide-moi à bien cultiver ma vie profonde
Pour recevoir la force d’aimer.
Toi qui as été cet humble artisan,
Donne-moi de bien gérer mon travail
Et rends-moi attentif à mes proches.
Toi qui t’es fait si proche de Jésus et Marie,
Je te supplie de demander à Jésus
De me remplir de l’Esprit Saint
Pour que Jésus, ton enfant, soit annoncé,
Connu et aimé,
Et que la lumière du Christ et de l’Eglise
Éclaire toute notre maison
Et toutes les nations.
Amen. »

Frère Marc – Fraternité de Tibériade

Une jolie histoire de vocation …

Légendes des photos : au-dessus 1944 – au milieu 1970 et en dessous 2021.
Dans ce blog, il y a longtemps, j’avais publié une prière « Je n’ai plus d’autres bras que les tiens ».  Pour illustrer cet article, j’avais choisi sur internet un cliché d’un Christ sans bras dont je ne connaissais pas l’origine. Il y a quelques semaines, une lectrice assidue du blog a demandé des renseignements sur ce Christ. Cela m’a directement rappelé le Christ sans bras de l’église de Frahan, qui avait suscité la vocation (cfr texte tout en bas de cet article) de prêtre du Père Jean Marie Denis, originaire du village et
décédé en 2016.  Et je me suis demandé si ce Christ dont l’histoire globale me touchait beaucoup existait encore. Avec le concours de plusieurs personnes, l’enquête a donc commencé … et voici les infos récoltées : la statue est actuellement sur le grand autel dans l’église du village, elle a été réparée dans les années 1960, on voit sur la photo  en noir et blanc (cfr cliché noir et blanc en tête de cet article) qui date de 1970  que les bras sont différents. La statue est en chêne sculpté et mesure 66 cm ; le sculpteur est inconnu, la date est 1601-1700. Le crucifix a bien été volé comme l’explique le Père Jean Marie dans le texte ci-dessous et retrouvé ; c’est à ce moment là qu’on a modifié les bras. L’église de Frahan était bien dédiée à Saint Matthieu pour ensuite devenir l’église de l’Assomption de Notre Dame. 
Les mains du Christ

+ Je suis né dans le petit village de Frahan- sur-Semois. Ma maison se situait près de l’égli­se. Dans cette église, il y avait un très beau cru­cifix datant sans doute du 17ème siècle.

Tout le monde l’appelait : Notre Vieux Bon Dieu I * Je le vois encore, comme si c’était hier, accroché au mur près de l’autel latéral dédié à saint Matthieu, le patron de la paroisse.

Il était sculpté dans du bois de chêne et mesurait un bon mètre de haut.

J’étais frappé par le regard du Christ en croix, regard rempli de douceur.

Il avait une particularité : les bras du Christ avaient disparu au cours des temps.

Ce détail me faisait peur et attirait tou­jours mon regard.

+ Au moment de ma profession de foi, mon vieux curé qui était un homme au visage rude, m’a fait un cadeau que je n’ai jamais oublié.

Il connaissait bien mon attirance pour le Christ sans bras et ma tristesse de le voir ainsi, il me dit simplement à l’oreille :

– Tu sais, Jean, tu peux être les mains de Jésus !

Cette parole s’est imprimée d’un coup au plus profond de moi et elle a été comme un appel qui a guidé le choix de ma vie !

+ J’ai choisi de devenir religieux – pour être proche du Seigneur – et de devenir prêtre – pour me mettre à son service.

+ Quand j’ai été ordonné prêtre, tout le village avait préparé une fête à l’occasion de la première messe que je célébrerais dans l’église Saint Matthieu.

Pour la circonstance, un artisan avait construit un nouvel autel. Et au-dessus de l’autel, Notre Vieux Bon Dieu avait été attaché. Son doux regard attirait les chré­tiens qui venaient se réunir.

Vous devinez ma joie lorsque j’ai ouvert mes bras pour inviter tout le monde à la prière, en disant :

– Le Seigneur soit avec vous !

+ Quelques années après, j’ai eu la peine d’apprendre que Notre Vieux Bon Dieu avait été volé pour devenir une antiquité. J’ai eu vraiment de la peine mais la parole de mon vieux curé au visage rude m’est revenue clairement à la mémoire :

– Tu sais, Jean, tu peux être les mains de Jésus I

+ Cela va faire 35 ans que je suis prêtre. J’ai eu la joie d’être professeur pour des 13-14 ans. Que de fois, j’ai écrit au ta­bleau pour aider à comprendre que le Seigneur est toujours vivant auprès de nous !

+ Ces dernières années, j’anime un grou­pe d’élèves qui veulent prier ensemble, par­tager la Parole du Seigneur, donner de la joie autour d’eux. Que de fois, j’ai étendu les bras pour animer la prière commune !

+ Depuis 4 ans, je voyage dans le monde pour retrouver mes frères religieux.

Chaque année, je vais en Colombie pour rencontrer 1.500 jeunes qui vivent dans un collège appelé Mi Casa (Ma Maison).

Beaucoup d’entre eux sont, comme on dit là-bas, des enfants des rues qui ont dû se débrouiller pour se nourrir et survivre. Maintenant, ils sont accueillis, apprennent à se servir de leurs deux mains.

J’aime ces jeunes qui veulent s’en sortir. Et lorsque je rentre de Colombie, j’ai plus de courage encore pour prendre en main mon téléphone, pour prendre la volant de la voiture, pour écrire des lettres afin de trouver l’argent nécessaire pour qu’ils aient à manger tous les jours I

+ Et il m’arrive très souvent, de dire :

  • Seigneur, oui, je suis tes mains ! Don­ne-moi ton souffle !
Merci à tous ceux qui ont permis de reconstituer une partie de l’histoire de cette statue et de son importance primordiale dans la vocation de prêtre du Père Jean-Marie : Monsieur Jean-Marie Henry de Frahan (pour les infos et la photo de 1970) contacté par Madame Maria Teresa Silvestri, assistante paroissiale dans le secteur de Bouillon, l’abbé Krzysztof Brzostowsky, vicaire du secteur de Bouillon pour les photos actuelles du crucifix, Madame Hélène Cambier, Attachée au Service Patrimoine du Diocèse de Namur et Conservatrice du Trésor de la Cathédrale et Musée diocésain de Namur pour toutes les infos historiques et les photos de 1944.

« Une pause par jour » – 6 mai 2021

Première lecture – « Moi, j’estime qu’il ne faut pas tracasser ceux qui, venant des nations, se tournent vers Dieu » (Ac 15, 7-21) – Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là, comme la conversion des païens provoquait, dans l’Église de Jérusalem, une intense discussion, Pierre se leva et leur dit : « Frères, vous savez bien
comment Dieu, dans les premiers temps, a manifesté son choix parmi vous : c’est par ma bouche que les païens ont entendu la parole de l’Évangile et sont venus à la foi.
Dieu, qui connaît les cœurs, leur a rendu témoignage en leur donnant l’Esprit Saint tout comme à nous ; sans faire aucune distinction entre eux et nous, il a purifié leurs cœurs par la foi. Maintenant, pourquoi donc mettez-vous Dieu à l’épreuve en plaçant sur la nuque des disciples un joug que nos pères et nous-mêmes n’avons pas eu la force de porter ? Oui, nous le croyons, c’est par la grâce du Seigneur Jésus que nous sommes sauvés, de la même manière qu’eux. » Toute la multitude garda le silence,
puis on écouta Barnabé et Paul exposer tous les signes et les prodiges que Dieu avait accomplis grâce à eux parmi les nations. Quand ils eurent terminé, Jacques prit la parole et dit : « Frères, écoutez-moi. Simon-Pierre vous a exposé comment, dès le début, Dieu est intervenu pour prendre parmi les nations un peuple qui soit à son nom. Les paroles des prophètes s’accordent avec cela, puisqu’il est écrit : Après cela, je reviendrai pour reconstruire la demeure de David, qui s’est écroulée ; j’en reconstruirai les parties effondrées, je la redresserai ; alors le reste des hommes cherchera le Seigneur, oui, toutes les nations sur lesquelles mon nom a été invoqué, – déclare le Seigneur, qui fait ces choses connues depuis toujours. Dès lors, moi, j’estime qu’il ne faut pas tracasser ceux qui, venant des nations, se tournent vers Dieu, mais écrivons-leur de s’abstenir des souillures des idoles, des unions illégitimes, de la viande non saignée et du sang. Car, depuis les temps les plus anciens, Moïse a, dans chaque ville, des gens qui proclament sa Loi, puisque, dans les synagogues, on en fait la lecture chaque sabbat. » – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 5 mai 2021

Première lecture – « On décida qu’ils monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens pour discuter de cette question » (Ac 15, 1-6) – Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là, des gens, venus de Judée à Antioche, enseignaient les frères en disant : « Si vous n’acceptez pas la circoncision selon la coutume qui vient de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés. » Cela provoqua un affrontement ainsi qu’une vive discussion engagée par Paul et Barnabé contre ces gens-là. Alors on décida que Paul et Barnabé, avec quelques autres frères, monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens pour discuter de cette question. L’Église d’Antioche facilita leur voyage. Ils traversèrent la Phénicie et la Samarie en racontant la conversion des nations, ce qui remplissait de joie tous les frères. À leur arrivée à Jérusalem, ils furent accueillis par l’Église, les Apôtres et les Anciens, et ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux. Alors quelques membres du groupe des pharisiens qui étaient devenus croyants intervinrent pour dire qu’il fallait circoncire les païens et leur ordonner d’observer la loi de Moïse. Les Apôtres et les Anciens se réunirent pour examiner cette affaire. – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 4 mai 2021

Première lecture – « Ayant réuni l’Église, ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux » (Ac 14, 19-28) – Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là, comme Paul et Barnabé se trouvaient à Lystres, des Juifs arrivèrent d’Antioche de Pisidie et d’Iconium ; ils se rallièrent les foules, ils lapidèrent Paul et le traînèrent hors de la ville, pensant qu’il était mort. Mais, quand les disciples firent cercle autour de lui, il se releva et rentra dans la ville. Le lendemain, avec Barnabé, il partit pour Derbé. Ils annoncèrent la Bonne Nouvelle à cette cité et firent bon nombre de disciples. Puis ils retournèrent à Lystres, à Iconium et à Antioche de Pisidie ; ils affermissaient le courage des disciples ; ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. » Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur ces hommes qui avaient mis leur foi en lui. Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie. Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé, ils descendirent au port d’Attalia, et s’embarquèrent pour Antioche de Syrie, d’où ils étaient partis ; c’est là qu’ils avaient été remis à la grâce de Dieu pour l’œuvre qu’ils avaient accomplie. Une fois arrivés, ayant réuni l’Église, ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations la porte de la foi. Ils passèrent alors un certain temps avec les disciples. – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 3 mai 2021

S. Philippe et S. Jacques, Apôtres

Première lecture – « Il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres » (1 Co 15, 1-8) – Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Évangile, vous l’avez reçu ; c’est en lui que vous tenez bon, c’est par lui que vous serez sauvés
si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants. Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il fut mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures, il est apparu à Pierre, puis aux Douze ; ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois – la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont endormis dans la mort –,
ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres. Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis. – Parole du Seigneur.

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