La prière de Jésus est une invitation adressée à ses disciples à connaître Dieu dans son intimité.
Nous sommes donc invités à devenir des familiers de Dieu jusqu’à pouvoir lui dire à notre tour « Abba », « papa ».
Le style adopté pour cette homélie tient compte de l’assemblée occasionnelle à laquelle je m’adresserai à Nassogne ce dimanche à l’occasion des remuages de St Monon et de la procession qui nous conduira de la collégiale à la chapelle (endroit où st Monon aurait été assassiné au 7° siècle.)
Abbé Fernand Stréber
Première lecture (Ac 1, 12-14)
Les Apôtres, après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel, retournèrent à Jérusalem depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche, – la distance de marche ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat. À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient habituellement ; c’était Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères.
ÉVANGILE (Jn 17, 1b-11a)
En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. »
Homélie
Quand j’ai lu l’Evangile d’aujourd’hui, qui est une partie d’une longue prière de Jésus, j’ai compté le nombre de fois que le verbe « DONNER » était employé : 10 fois.
Cela m’a fait penser à cette scène qui se passe dans une campagne. François, un cultivateur, invite son voisin à contempler la beauté de son champ de colza.
– Regarde mon colza. C’est le plus beau et mon ray-grass à côté, c’est le plus joli.
– Oui, répond l’autre agriculteur revenant du pèlerinage de Saint Monon mais n’oublie pas que tout cela c’est un DON du créateur.
Sans rien dire, François emmène son interlocuteur auprès d’un terrain fangeux de la forêt communale de Nassogne et lui dit :
– Regarde : voilà ce qui se passe quand on laisse le bon Dieu cultiver tout seul.
Que conclure sinon que toute la création est à la fois 100 % DON de Dieu et 100% travail de l’être humain. Lire la suite

