Le bon grain et l’ivraie…
En grec « ivraie » se dit « zizania ». L’ennemi est celui qui sème la zizania, la zizanie.
De même, le mot « diable » venant du mot « diabolos » signifie, celui qui divise, empêche la communion.
Tous nos projets, si bons et si beaux soient-ils, sont toujours « visités » par l’un ou l’autre diabolos qui y sème la zizanie. Il n’y a pas de remède, semble dire la parabole, il faut « vivre avec » mais dans la certitude que cela n’empêchera pas le bon grain d’arriver à maturation et de porter du fruit.
En fin de compte la bonne semence aura le dessus, c’est avec cette confiance qu’il nous faut persévérer, patienter. Dieu, lui, ne semble pas pressé.
Au lieu de voir l’ivraie dans le champ du monde et nos propres vies, nous sommes donc invités à la patience, à nous réjouir de ce qu’il y grandit de bien et de beau.
C’est cela aussi qu’on appelle l’espérance !
Fernand
Patience et espérance
ÉVANGILE « Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson » (Mt 13, 24-43)
En ce temps-là, Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. Les serviteurs du maître vinrent lui dire : ‘Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?’ Il leur dit : ‘C’est un ennemi qui a fait cela.’ Les serviteurs lui disent : ‘Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?’ Il répond : ‘Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.’ »
HOMÉLIE
Il nous est peut-être arrivé un jour de vouloir désherber autour de jeunes pousses de carottes ou de fleurs. Cette initiative nous a permis de constater la pertinence de la parabole du bon grain et de l’ivraie proclamée dans l’évangile d’aujourd’hui. Si nous arrachons les herbes les plus proches des jeunes pousses du potager, nous risquons de déraciner aussi les plantes que nous voulons protéger. Elles ont des racines tellement peu profondes qu’il est préférable de laisser pousser quelques herbes sauvages pour les arracher plus tard. Lire la suite


