Joli texte pour la fête des mamans.

Maman ralentis, pourquoi te précipiter ?
Maman ralentis, pas besoin de t’en faire autant,
Maman ralentis, fais toi une tasse de thé.
Maman ralentis, viens passer du temps avec moi.

Maman ralentis, mettons nos souliers et allons nous promener,
allons jouer dehors, crier, chanter et rire.
Maman ralentis, tu as l’air si fatiguée,
viens te blottir sous la couette avec moi et te reposer quelques instants.

Maman ralentis, la vaisselle peut attendre,
Maman ralentis, amusons nous et cuisinons un gâteau !
Maman ralentis, je sais que tu travailles beaucoup,
Parfois, Maman, c’est agréable quand tu t’arrêtes tout simplement.

Assieds toi avec nous une minute,
Écoute notre journée,
Passe un moment avec nous
car notre enfance va vite s’envoler !

Rebekah Knight

Oraison d’un laïc pour les curés…

Tout d’abord, Seigneur, nous vous remercions de ce que ces hommes aient accepté de devenir nos curés et vicaires.
Si par hasard, ils avaient préféré les pantoufles, une femme et un foyer, nous serions bien ennuyés. Et si c’était comme cela partout ?
Merci, mon Dieu, de leur avoir donné le courage du sacrifice.
Grâce à eux, nous pouvons nous nourrir du Pain de Vie, former des foyers solides, rapproprier notre âme et mourir en paix.

Merci, Seigneur, pour les défauts de nos curés : des gens parfaits supportent mal la faiblesse…
Des gens en toujours bonne santé méprisent les petites natures.
Seigneur, vous avez mieux vu que nous !
Nos curés sont des phénomènes.

Ils doivent être des pédagogues pour les enfants,
Des spécialistes des questions du foyer pour les jeunes ménages,
Des spécialistes psychologiques pour la jeunesse,
Des chefs-d’œuvre de science et de délicatesse au confessionnal.

Ils doivent, aux réunions d’hommes, traiter du problème de l’Église en professeurs
aux réunions de dames, ouvrir l’Évangile en exégètes.
Dans leur visite aux familles cultivées, ils doivent discuter du dernier roman
sous peine de passer pour de gros lourds,
et avec le communiste sympathique
traiter du conflit capital-travail dans ses moindres détails.

Avec les non-catholiques, ils doivent être théologiens à la fois fermes et larges.
Et des historiens avisés avec la J.O.C.
Mais je n’en finirai pas !
J’oubliais qu’ils doivent répondre dans les rues à tous les saluts,
Et s’ils reçoivent, ils doivent être souriants, même s’ils sont à moitié morts.

J’oubliais qu’ils doivent être, chaque dimanche, orateurs, chanteurs et parfois organistes,
et qu’en semaine, il leur faut souvent être électriciens, menuisiers, peintres, cuisiniers, etc.
Seigneur, faites que ces « spécialistes universels », nous les jugions avec l’indulgence
que requiert ce programme incohérent et inhumain.

Faites que nous comprenions que si sur quatorze spécialités,
notre prêtre en réussit la moitié ou le quart,
nous en soyons satisfaits.
Donnez-moi, Seigneur, de lui pardonner ses impatiences ou ses erreurs.

Que je comprenne bien que je n’ai qu’un curé à supporter
et que lui a tous ses paroissiens sur le dos.
Donnez-moi enfin, Seigneur, de lui montrer qu’il n’est pas entouré que d’indifférence.
Donnez-moi la persévérance dans la prière pour les prêtres et leurs vocations.

Ce sera sans doute le meilleur de tout.

Amen

« Meilleurs voeux pour 2018 »

En 2018, il y aura…
Des sourires, pour chasser la tristesse,
De l’audace, pour que les choses ne restent jamais en place,
De la confiance, pour faire disparaître les doutes,
Des gourmandises, pour croquer et déguster la vie,
Du réconfort, pour adoucir les jours difficiles,
De la générosité, pour se nourrir du plaisir de partager,
Des arcs en ciel, pour colorer les idées noires,
Du courage, pour continuer à avancer !
A tous les visiteurs de ce blog, meilleurs vœux pour 2018 !
Véro

Coeur en vacance, coeur vacant !

Que faire pour vivre des vacances heureuses, vivifiantes, régénérantes? Quelle attitude profonde me faut-il cultiver pour de bonnes, de vraies vacances? Il s’agit tout simplement de me mettre le cœur en  »vacance » (au singulier!), de le libérer et l’alléger de tout ce qui l’encombre ou le tiraille en sens divers. Il s’agit de me disposer, de m’unifier en un geste intérieur d’accueil.
L’effort à faire – car effort il y a – consiste à accueillir, encore et encore, tout ce qui s’offre à moi de toutes sortes de manières, par mes yeux, par mes oreilles, par tous mes sens. Me tenir en éveil, attentif à recevoir ce que chaque lieu, chaque moment, chaque rencontre m’offre d’unique et de neuf. Me laisser combler par ce qui se donne à tout instant et que dans la presse du travail quotidien je n’avais pas le loisir de vraiment percevoir et recevoir. Temps de  »vacance », temps vacant, temps de relâche, où la pression s’atténue et me laisse plus libre de me tenir  »en posture d’accueil »,  »en posture de prière » (François Cheng). 
La place libre, la place vacante ainsi dégagée en moi me permet de faire place à la beauté, à la gratuité. Le temps des vacances me fait le cadeau de me sortir de mes habitudes et rythmes quotidiens, il me met en  »vacance », en disponibilité, et il favorise ainsi un élargissement de mon être: celui-ci s’ouvre, se rend plus sensible, développe en soi la capacité d’accueil à l’égard de tout le réel: un paysage, un chant d’oiseau, un coucher de soleil, un visage…
Ce n’est plus le moment des projets et des objectifs, ni non plus le temps des contraintes horaires et des agendas surchargés.  »Agenda » signifie étymologiquement (en latin)  »les choses à faire ». Mais pendant les vacances, plus de choses à faire. Il me suffira d’être, de simplement être […].
 
Frère Bernard-Joseph Samain, abbaye d’Orval
(extrait du billet spiritualité publié sur le site du diocèse de Namur – été 2012).