Message de Mgr Warin : « Ne soyez pas désemparés »

Chers diocésains,

Les dernières mesures sanitaires annoncées par nos gouvernants en date du 5 mars n’ont pas dissipé vraiment les interrogations dont nous sommes porteurs et la profonde irritation qui parfois les accompagne.
 
Je relève en particulier le questionnement que voici. L’apport spécifique du culte et celui de la culture ont-ils été suffisamment reconnus ? Ne vit-on pas par trop dans l’oubli que l’ainsi dit « non-essentiel » est essentiel pour la santé de l’homme dans sa globalité ? Et nos évêques ne sont-ils pas quelque peu passifs ?
 
On saluera, dans la communication qui a suivi le Comité de concertation, l’élargissement à 50 personnes pour la célébration des obsèques, une mesure empreinte d’humanité. On se réjouira que des perspectives ont été avancées. Il était grand temps, alors que beaucoup sont fatigués par le confinement. Les cultes ont obtenu des ouvertures à partir du 1er avril et surtout à partir du 1er mai, ces dernières restant sous conditions.
 
Néanmoins il reste que, pour la deuxième année consécutive, nous allons célébrer la semaine sainte et la fête de Pâques, sommet de l’année liturgique, dans des conditions restrictives. Comment dès lors être satisfaits ? Personnellement, je ne le suis pas.
 
Avec bien des fidèles et des prêtres, j’ai été indigné par la déclaration de nos autorités civiles en date du 27 novembre. Il y a été fait état de la fête de Noël mais – rappelez-vous – sans mention aucune des cultes. Omission d’autant plus blessante que Noël compte énormément pour les gens et que les célébrations de la fête drainent quelque 600.000 personnes.
 
Évêques, autres acteurs pastoraux et fidèles, nous devons mettre tout en œuvre pour que les mesures limitatives soient levées aussitôt que possible. Mais dans l’attente, il convient, me semble-t-il, comme nous y invite le début du chapitre 13 de la lettre aux Romains, de faire confiance aux experts et aux politiques dont le rôle inédit est difficile. Il faut aussi recevoir les appels insistants des soignants et du monde médical invitant à la plus grande prudence et à la prévention d’une troisième vague, avec son cortège de contaminés développant parfois une forme sévère de la maladie et de décès creusant dans les familles un vide douloureux. Il appartient à l’Église aujourd’hui de participer pleinement à l’effort national contre la pandémie.
 
Entre-temps, douloureusement privés, acteurs pastoraux et baptisés, nous souffrons. Permettez-moi de vous inviter à ne pas être désemparés.
 
Ne soyons pas désemparés parce que notre société n’est plus guère chrétienne. Être chrétien dans une société qui ne l’est guère est une situation relativement traditionnelle dans l’histoire de l’Église.
 
Ne soyons pas désemparés par la crise sanitaire qui se prolonge. Gardons en mémoire ces fortes paroles de saint Paul : « Oui, j’en ai l’assurance : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni le présent ni l’avenir, ni les puissances ni les forces des hauteurs ni celles des profondeurs, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur » (Rm 8,38-39).
 
Ne soyons pas désemparés par une Église qui ploie et qui souffre. L’agonie et la Passion de Jésus ne peuvent pas ne pas marquer la vie de l’Église si l’Église est réellement le corps du Christ. Ayons la foi qu’à travers l’évènement pascal, l’Église est toujours en état de naissance.
 
Je vous suis proche, vous bénis et vous souhaite déjà une sainte fête de Pâques.
 
+ Pierre WARIN
13.03.2021

Décès de l’abbé Guy Leemans dans le doyenné de Bouillon

Voici l’avis nécrologique de Monsieur l’abbé Guy LEEMANS, né à Givry le 13 septembre 1942, ordonné prêtre le 16 juillet 1967 à Namur. Il est décédé le 20 février 2021 à Bastogne. Il a été successivement professeur et vicaire à La Roche-en-Ardenne, professeur et curé à Champlon, Erneuville, Journal et Lavacherie, doyen à Saint-Hubert et aumônier des maisons de repos de Bouillon. Ses funérailles seront célébrées dans l’intimité ce mercredi 24 février 2021 en l’église paroissiale de Givry, son village natal.
« Que le Seigneur puisse accueillir dans ces bras notre abbé Guy… Restons nous tous en communion de prière pour lui et avec lui 🙏« 

Merci à la « paroisse de Bouillon et les villages » pour le partage de l’information. 

Voeux filmés de Mgr Warin : suivez l’étoile

Impensable, dans le contexte sanitaire actuel, de réunir prêtres, diacres, représentants des communautés religieuses, représentants des pastorales… pour la traditionnelle cérémonie des vœux. Alors, le diocèse a décidé de jouer la carte 2.0. Une vidéo a ainsi été réalisée à partir de séquences filmées, le plus souvent, avec un simple téléphone portable. Elle est maintenant diffusée via Internet sur le site du diocèse (www.diocesedenamur.be), les réseaux sociaux.

Une vidéo dynamique qui rassemble les vicaires épiscopaux se passant de l’un à l’autre l’étoile de Bethléem. Cette étoile signe donné aux mages de la naissance de l’enfant Jésus, Mgr Warin a tenu à la partager avec chacun de vous en même temps que ses vœux.
« Les deux biens les plus élémentaires pour l’homme ce sont le pain et l’enfant. On peut se passer de confiture ou de choco mais on ne peut pas faire l’économie de pain. Quand l’homme n’a plus même ce dernier sa seule richesse est sa descendance, en latin sa « proles ». Il est à proprement parler un prolétaire.
Je suis frappé par ceci, les deux modalités surtout choisies par Dieu pour se rendre présent ce sont le pain – pensons au pain eucharistique – et l’enfant – pensons au mystère de Noël – les deux biens les plus élémentaires.
N’est-ce pas un indice sûr de la volonté de Dieu de rejoindre les pauvretés ? Il est venu comme un pauvre au creux de l’hiver au plus fort de la nuit alors que la ténèbres est le plus ténèbres pour habiter les misères, toutes les misères, les morsures d’un monde trop froid, les nuits parfois d’encre.
Et lorsqu’il entre dans la nuit des hommes la nuit épaisse devient une douce nuit.
Amis diocésains, je vous souhaite de vous sentir, chaque jour de l’année nouvelle, rejoint par le Dieu venu tout sauver alors les yeux éteints passeront à la lumière, les bouches closes à la chanson et nos cœurs affectés par la crise qui sévit à l’espérance.
Sainte et heureuse année avec Lui. »
+ Pierre WARIN

Site internet du diocèse de Namur

Reprise des célébrations dans notre doyenné

Les célébrations avec maximum 15 personnes, distanciation sociale et port du masque obligatoire seront organisées de manière différente dans tous les secteurs de notre doyenné.

N’hésitez pas à vous informer dans le bulletin paroissial en cliquant sur le lien souhaité suivant  :

secteur de Bouillon

secteur Bièvre/Daverdisse !! changement pour la fête de Noël et les dimanches suivants à lire ici !

unité pastorale Gedinne Croix-Scaille

secteur de Vresse

Pour rappel, l’eucharistie hebdomadaire sera encore enregistrée dans une église du doyenné de Gedinne et diffusée sur You Tube et ce blog le dimanche.

Notre évêque nous parle…

Chers acteurs pastoraux,
Chers diocésains,
 
 
La deuxième vague de la crise sanitaire sévit maintenant. Son impact semble plus fort que celui de la première vague. Les contaminations, les hospitalisations, les admissions aux soins intensifs sont plus nombreuses. Et bien des familles comptent en leur sein une personne infectée.
 
Nous sommes tous affectés par la pandémie qui se prolonge. Mais, soyons justes, certains plus que d’autres. Je pense au nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde que la crise a fait grimper en flèche ; « Entraide et Fraternité » précise : « Quatre, c’est le nombre de nouvelles personnes victimes de la faim dénombrées chaque seconde depuis l’arrivée de la Covid-19. » Je pense à Damien admis aux soins intensifs, les poumons touchés à 88%, et à la détresse de sa jeune épouse. Je pense aux familles douloureusement endeuillées par la perte d’un être cher ou cruellement privées de manifester leur affection à un proche hospitalisé ou en maison de repos. Je pense au personnel soignant qui, bien qu’éreinté, doit faire face à une situation sans précédent.
 
En particulier la page d’Évangile de la prochaine fête du Christ Roi nous mobilise. Elle nous dit que le Seigneur fait corps avec celui qui endure : « j’avais faim, et vous m’avez donné à manger » ; « j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli » ; « j’étais malade, et vous m’avez visité » ; « j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! »
 
Au nom du Seigneur, merci à SOS Faim, aux organisations humanitaires et aux politiques qui travaillent à faire reculer la faim dans le monde. Au nom du Seigneur, merci au PAM (Programme alimentaire mondial) qui vient de recevoir le prestigieux prix Nobel de la Paix. Au nom du Seigneur, merci à ceux qui sont émus et s’engagent lorsque des migrants par milliers perdent la vie engloutis par les flots, ou sont vendus comme esclaves par les passeurs. Au nom du Seigneur, merci aux visiteurs de malades, à ceux et celles qui assistent ceux qui souffrent dans leur corps ou dans leur cœur. Au nom du Seigneur, merci aux visiteurs de prison. À l’approche de Noël, il m’arrive de célébrer dans une prison. Chaque fois je vérifie que quand on connaît mieux quelqu’un, on le comprend mieux. Au nom du Seigneur, merci au Pape François pour son vibrant appel à plus de fraternité, pour sa lettre encyclique « Fratelli tutti » (« Tous frères »). Au nom du Seigneur, merci à vous, chers acteurs pastoraux, chers diocésains, pour ce que vous mettrez en œuvre pour soutenir l’autre en cette nouvelle période de confinement. Les évêques, dans leur lettre du 1er novembre « Ensemble, en Église, durant le lockdown », font des suggestions très concrètes.
 
La page parlante d’Évangile de la prochaine fête du Christ Roi nous dit encore que c’est sur l’amour que nous serons jugés. Ainsi parlait l’abbé Pierre, l’auteur de l’émouvant appel de l’hiver 54, pressant la France à se mobiliser pour les pauvres qui grelottent au dehors : « Au dernier jour, il ne nous sera pas demandé si nous avons été pratiquants ou croyants. Il nous sera demandé si nous avons été croyables. Toi qui as connu l’amour de Dieu qui invite à aimer comme lui, as-tu été croyable ? »
 
Chers diocésains, chers acteurs pastoraux, l’amour est le thermomètre de la vie chrétienne. Merci pour votre inventivité à servir le frère en ce temps d’épreuve !
 
Je vous suis proche, vous adresse mes encouragements amicaux, et vous bénis.
 
+ Pierre Warin
Évêque de Namur