Installation de Monseigneur Pierre Warin

Rayonnant, heureux. Ce dimanche, Mgr Pierre Warin, après sa désignation par le pape François, a été officiellement installé dans ses fonctions. Lui qui, comme évêque auxiliaire, a été longtemps dans l’ombre de Mgr Léonard puis de Mgr Vancottem est apparu pleinement épanoui.  »Nous chrétiens devons être des proposants de la foi, dira-t-il dans son homélie. L’Eglise ne doit pas peser sur le monde. Il nous faut oser la visibilité, mais sans arrogance aucune. Sans arrogance aucune – j’insiste – parce que la voie du Seigneur Jésus a été celle de l’humilité. » A l’issue de la célébration et avant que soit entonné le Messie de Haendel, Mgr Warin a annoncé le nom de celui qui occupera les fonctions de Vicaire général. Il confie cette responsabilité au chanoine Rochette.
C’est tout sourire que Mgr Pierre Warin, 71 ans, est arrivé sur le parvis de la cathédrale Saint-Aubain. Accueilli par l’archiprêtre des lieux, le chanoine Huet, il a vénéré la croix avant d’entrer dans  »sa » cathédrale et bénir l’assemblée très nombreuse. Il vénèrera ensuite la relique de saint Aubain, saint martyr, patron du diocèse mais aussi patron de la cathédrale avant de saluer les autorités et d’embrasser sa sœur. Après un bref temps d’adoration devant le saint Sacrement celui qui s’apprêtait à devenir le 31e évêque du diocèse est reparti vers la sacristie. Quelques minutes pour revêtir les vêtements liturgiques et la procession composée notamment d’une importante délégation d’évêques de Belgique faisait déjà son entrée dans la cathédrale. 
C’est toujours en tant qu’évêque du diocèse que Mgr Vancottem a accueilli l’assemblée. Il a remercié Mgr Warin d’avoir accepté une nouvelle mission qu’il qualifiera de belle et d’exigeante. Il lui remettra la crosse et l’invitera à le remplacer à la présidence. La passation venait d’avoir lieu. Mgr Warin, le visage grave, s’installe sur la cathèdre. Il est officiellement le nouvel évêque du diocèse. Obéissance et respect 

Le chanoine Huet:  »Maintenant que nous êtes officiellement notre pasteur, il nous revient au nom du diocèse et avec d’autres confrères et fidèles, de vous témoigner d’abord notre chaleureuse affection. Dans votre fonction de Vicaire général, nous avons pu apprécier vos grandes qualités d’écoute, de prudence, d’attention, de souci des plus humbles. Nous allons à quelques uns vous témoigner obéissance et respect, non point dans une attitude de crainte ou de servilité, mais bien dans une attitude de bienveillance et sincère obéissance. » 
Dans son homélie, Mgr Warin  »relativisera quelque peu la déchristianisation » en se basant sur le rapport de l’Observatoire des religions et de la laïcité précisant que près de 50% de la population se définit comme catholique.  »Il faut relativiser quelque peu la déchristianisation. Mais tout de même il faut prendre acte de ce que le christianisme n’est plus majoritaire comme naguère. Notre société s’est sécularisée, laïcisée. Elle est désormais clairement pluraliste: les convictions les plus diverses s’y côtoient. Et le caractère pluriel des convictions se vérifie au sein de nos institutions chrétiennes.
Dans pareil contexte sociétal, certains voudraient confiner la foi dans le domaine du privé. Ils disent: 
‘Les convictions religieuses ou autres de chacun sont une affaire de conscience personnelle’. 

Nous ne pouvons nous résigner à une privatisation de la foi, à la relégation de la foi dans le privé. Pourquoi? Parce que le pluralisme bien compris n’implique pas la mise sous éteignoir des convictions, mais bien leur mise en dialogue. Aussi parce que – à moins de trahir la parole du Seigneur – nous ne pouvons renoncer à  »être sel de la terre » et  »lumière pour le monde » (cf. Mt 5,13-14). Ou encore, parce que comme les apôtres de la première génération qu’on voulait faire taire, nous ne pouvons pas ne pas parler. » Humble, simple 

Tous ceux qui ont eu l’occasion de rencontrer Mgr Warin parlent de lui comme d’un homme humble, simple. Un homme toujours prêt à écouter, réconforter. Lors de son installation, Il a ainsi souhaité parcourir les nefs de la cathédrale. Sa volonté: saluer les uns et les autres en allant à leur rencontre. Volonté encore d’associer chacun à ce moment de fête. C’est ainsi que la réception qui suivra, à l’Arsenal, était ouverte à tous. Inutile de préciser qu’il n’aura pas vraiment eu l’occasion de savourer le verre de vin ou encore les toasts proposés. Qu’importe ce qui était le plus important pour Mgr Warin était de bénéficier des sourires, de la chaleur des diocésains ravis de pouvoir échanger quelques mots avec leur nouveau pasteur. 
Christine Bolinne
Photos: A.D. et A.S.

Un « OUI » joyeux !

« Je ne vois pas comment j’aurais pu dire ‘non’ au pape François qui a lui-même accepté d’être évêque de Rome alors qu’il avait 76 ans. » Après ce « oui » que Mgr Pierre Warin qualifie de « joyeux », le voilà qui se prépare à vivre une nouvelle étape de sa vie. A bientôt 71 ans, il vient ainsi d’être désigné par le pape François comme évêque titulaire du diocèse de Namur.
Mgr Pierre Warin a été ordonné évêque le 26 septembre 2004 pour notre diocèse. Le pape Jean-Paul II avait accepté la demande de Mgr Léonard qui, vu la taille du diocèse, souhaitait recevoir l’aide d’un évêque auxiliaire. A l’arrivée de Mgr Vancottem, il a poursuivi sa mission d’évêque auxiliaire. Même si les attributions sont quasi les mêmes que celles de l’évêque titulaire, l’évêque auxiliaire est l’homme de l’ombre. Il est là quand l’évêque titulaire ne peut être présent. Mgr Warin, homme de devoir, profondément respectueux de la hiérarchie a rempli cette mission durant près de 15 ans.
Ce « oui » donné au nonce apostolique, représentant du pape François en Belgique, a déjà bouleversé la vie de cet évêque discret voire timide. Il s’est présenté lors de deux conférences de presse, a rencontré des journalistes… Un exercice nouveau pour Mgr Warin. Dès la première conférence de presse, à Bruxelles, en compagnie du cardinal De Kesel – son ami de toujours – il donnait ses priorités pour les années à venir. Des priorités qui touchent des sujets sensibles comme celui du mariage des prêtres ou encore la crise des croyants qui a pour conséquence d’amener moins de vocations. 
Ceux qui ont eu, au fil de ces derniers jours, l’occasion de le côtoyer sont unanimes pour dire que Mgr Warin a changé. Un petit quelque chose dans l’attitude qui fait penser qu’il semble s’être libéré d’une carapace dans laquelle il devait se sentir peut-être, parfois, à l’étroit. 
Mgr Warin invite d’ores et déjà tous ceux et toutes celles qui pourront se libérer à assister à son installation programmée pour le dimanche 30 juin, à 15h, à la cathédrale Saint-Aubain. A l’issue de cette installation, chacun est invité, en toute convivialité et simplicité, à le rejoindre l’Arsenal pour partager le verre de l’amitié. 
Le 31e évêque du diocèse a déjà manifesté son souhait, à l’issue de la célébration, de parcourir les allées de « sa » cathédrale pour aller à votre rencontre, vous saluer. N’hésitez pas durant les prochains jours à consulter encore plus régulièrement le site du diocèse (www.diocesedenamur.be) ainsi que Facebook où seront publiées toutes les informations utiles.
Christine Bolinne
Chargée de communication du diocèse
Paru dans l’édito de « La lettre d’information » du diocèse de Namur reçue ce 12 juin 2019.

Une heureuse nouvelle en cette journée !

Mgr Pierre Warin : futur évêque de Namur

Le 5 juin 2019, le pape François a désigné Mgr Pierre Warin pour assurer la succession de Mgr Rémy Vancottem. Il est ainsi le 31e évêque du diocèse de Namur. Son installation aura lieu le dimanche 30 juin, à 15h, à la cathédrale Saint-Aubain.

Le 8 juillet 2004, le pape Jean-Paul II nomme le chanoine Pierre Warin évêque auxiliaire du diocèse de Namur et évêque titulaire de Tongres. Le 26 septembre, il reçoit, des mains de Mgr Léonard, alors évêque diocésain, l’ordination épiscopale. Sa devise: « La puissance de Dieu donne toute sa mesure dans la faiblesse », en latin « Virtus in infirmitate perficitur ». Il s’agit du verset 9 du chapitre 12 de la seconde lettre de saint Paul aux Corinthiens.

Pierre Warin est né à Rocourt, en province de Liège, le 15 juin 1948.

Joseph, son père, était médecin légiste. Renée Dabin, sa mère, était femme au foyer. Il est le deuxième d’une famille de trois enfants.

Après des humanités gréco-latines au Collège Saint-Barthélemy à Liège, il entre, au Séminaire. Son évêque, Mgr Guillaume-Marie van Zuylen, l’envoie pour les études philosophiques et théologiques à l’Université Catholique de Louvain, puis à l’Université Grégorienne de Rome. Il est ordonné prêtre le 23 décembre 1972.

Candidat en philosophie et lettres, bachelier en philosophie thomiste, il obtient à Rome, en 1974, une licence en théologie biblique, et en 1980, le doctorat en théologie sur présentation d’une thèse consacrée à Wolfhart Pannenberg, un théologien protestant allemand.

De 1977 à 1982, l’abbé Warin enseigne la philosophie morale au Séminaire de Namur. En 1982, il est nommé professeur d’exégèse du Nouveau Testament au Séminaire et à l’Institut Supérieur de Catéchèse et de Pastorale de Liège. Durant ces années, il s’investit dans l’accompagnement des séminaristes dans l’activité pastorale.

Il a été notamment curé de la paroisse Saint-Jean l’évangéliste à Wihogne de 1990 à 1994. « J’y ai été très heureux. »

Le 1er juillet 1994, l’évêque de Liège, Mgr Albert Houssiau, l’appelle à être président du Séminaire, responsable de la formation aux ministères sacerdotal et diaconal, et responsable diocésain du diaconat permanent. « Une très belle mission que j’ai exercée avec un  grand bonheur. » En 1998, l’abbé Warin devient chanoine titulaire de la cathédrale Saint-Paul à Liège.

Le nouvel évêque de Liège, Mgr Aloys Jousten, le confirme, en 2001, dans ses tâches et le nomme en outre vicaire épiscopal pour les prêtres, les diacres et les assistants paroissiaux.

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Mgr Pierre Warin  comme évêque auxiliaire exerce la fonction de vicaire général. Il a dans ses attributions: la modération du conseil épiscopal, la pastorale territoriale, les questions relatives à la vie des prêtres, les assistant(e)s paroissiaux(ales), le Bureau administratif du Séminaire. L’évêque auxiliaire de Namur fait partie de la Commission épiscopale « Eglise et service au monde ». Il est, en outre, l’évêque référendaire pour la pastorale familiale, les religieux et religieuses ainsi que les tribunaux ecclésiastiques.

Mgr Pierre Warin est l’auteur de deux brochures:

– Pour une relance du Chantier paroissial. Texte-cadre sur l’avenir des paroisses, janvier 2007.

– Le prêtre auxiliaire. Son identité et sa mission, juillet 2009.

A l’occasion de l’année jubilaire saint Paul, il a publié avec le Père Philippe Wargnies, s.j. : Saint Paul. Un livre édité aux éditions Fidélité, Namur, 2008.

Contact
Monseigneur Pierre Warin
Evêché de Namur – Rue de l’Evêché, 1 – 5000 Namur
Tél.: 081/25.10.80
E-mail: mgrwarin@skynet.be

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L’abbé Noé Vermeer célèbre sa première eucharistie à Bièvre

Une célébration eucharistique a eu lieu ce dimanche 15 juillet en souvenir du doyen José Dussart.  Elle a été célébrée par son filleul l’abbé Noé Vermeer, ordonné prêtre le 17 juin 2018 à Namur. Lors de son mot d’accueil, Marie-Josée Roy, assistante paroissiale retraitée, a rappelé le courageux parcours de Noé, le filleul « différent » venu tout droit du Rwanda.  Différent, oui !  Comme il le dit si bien lui-même avec beaucoup d’humour : « Dieu, lorsqu’il m’a créé, a raté quelque chose ».  A cela, Marie-Josée répond : « Ce qu’il t’a donné, tu as su en tirer toutes les richesses pour t’adapter le mieux possible à notre monde où l’acceptation et l’intégration de celui qui est différent ne vont pas de soi.  A force de courage, de volonté, de souffrances sûrement aussi, marche après marche, tu as gravi les échelons qui ont fait de toi l’homme et le prêtre que tu es devenu aujourd’hui ». C’est vrai que sans bras, cela n’a certainement pas été facile tous les jours.  Lorsqu’il est parti rejoindre la famille « Marie Jeunesse » au Canada et que, dans la foulée, il a souhaité répondre à cet appel du Seigneur à devenir prêtre, tout le monde s’est posé des questions : « Y arrivera-t-il ?  Sera-t-il accepté au séminaire et dans les communautés paroissiales ? ». Dès son entrée en philosophie, Noé est venu en insertion pastorale dans le doyenné de Gedinne chaque week-end.  « Qui pouvait le mieux t’encadrer, te soutenir, te conseiller et veiller sur toi que ton parrain ?  Il continuait, de manière privilégiée, à jouer son rôle de parrain de baptême » dira encore Marie-Josée.  A Bièvre, Noé a eu l’occasion de découvrir les réalités pastorales de la région : le catéchisme, les liturgies de la Parole pour les enfants, etc.  Avec beaucoup d’humour, il a su faire face aux difficultés liées à son handicap, il s’est fait une place dans la société, il a participé aux animations de retraites et aux pélé ados à Lourdes. Bien plus qu’un animateur spirituel, il a également montré ses talents de joueur de foot et d’animateur de jeunesse. Voici deux ans, lorsque son parrain a été rattrapé par la maladie, celui-ci disait : « J’espère que Noé pourra aller jusqu’au bout de ses études et que j’aurai la joie d’assister à son ordination ».  Le destin en décidera autrement.  Il décédera quelques jours seulement avant l’ordination diaconale de son filleul. Suite au décès du doyen José Dussart, ses amis Marie-Josée, Mireille et René ont trié le sacré. Ils ont décidé, ensemble, que son calice et sa patène d’ordination seraient pour son filleul Noé. « En ce début d’eucharistie, c’est au nom de tout le doyenné de Gedinne que je te les remets pour que tu puisses, en union avec José, célébrer l’eucharistie aujourd’hui » dira encore Marie-Josée.

 

 

 

 

 

 

La messe de reconnaissance a été célébrée par l’abbé Noé Vermeer, en présence du doyen Casmir Nnubia, des abbés Chrétien Ekumé et Joseph Goffin et de Monsieur André Stévenne, diacre de l’Unité Pastorale Gedinne/Croix-Scaille.  Lire la suite