L’abbé Noé Vermeer célèbre sa première eucharistie à Bièvre

Une célébration eucharistique a eu lieu ce dimanche 15 juillet en souvenir du doyen José Dussart.  Elle a été célébrée par son filleul l’abbé Noé Vermeer, ordonné prêtre le 17 juin 2018 à Namur. Lors de son mot d’accueil, Marie-Josée Roy, assistante paroissiale retraitée, a rappelé le courageux parcours de Noé, le filleul « différent » venu tout droit du Rwanda.  Différent, oui !  Comme il le dit si bien lui-même avec beaucoup d’humour : « Dieu, lorsqu’il m’a créé, a raté quelque chose ».  A cela, Marie-Josée répond : « Ce qu’il t’a donné, tu as su en tirer toutes les richesses pour t’adapter le mieux possible à notre monde où l’acceptation et l’intégration de celui qui est différent ne vont pas de soi.  A force de courage, de volonté, de souffrances sûrement aussi, marche après marche, tu as gravi les échelons qui ont fait de toi l’homme et le prêtre que tu es devenu aujourd’hui ». C’est vrai que sans bras, cela n’a certainement pas été facile tous les jours.  Lorsqu’il est parti rejoindre la famille « Marie Jeunesse » au Canada et que, dans la foulée, il a souhaité répondre à cet appel du Seigneur à devenir prêtre, tout le monde s’est posé des questions : « Y arrivera-t-il ?  Sera-t-il accepté au séminaire et dans les communautés paroissiales ? ». Dès son entrée en philosophie, Noé est venu en insertion pastorale dans le doyenné de Gedinne chaque week-end.  « Qui pouvait le mieux t’encadrer, te soutenir, te conseiller et veiller sur toi que ton parrain ?  Il continuait, de manière privilégiée, à jouer son rôle de parrain de baptême » dira encore Marie-Josée.  A Bièvre, Noé a eu l’occasion de découvrir les réalités pastorales de la région : le catéchisme, les liturgies de la Parole pour les enfants, etc.  Avec beaucoup d’humour, il a su faire face aux difficultés liées à son handicap, il s’est fait une place dans la société, il a participé aux animations de retraites et aux pélé ados à Lourdes. Bien plus qu’un animateur spirituel, il a également montré ses talents de joueur de foot et d’animateur de jeunesse. Voici deux ans, lorsque son parrain a été rattrapé par la maladie, celui-ci disait : « J’espère que Noé pourra aller jusqu’au bout de ses études et que j’aurai la joie d’assister à son ordination ».  Le destin en décidera autrement.  Il décédera quelques jours seulement avant l’ordination diaconale de son filleul. Suite au décès du doyen José Dussart, ses amis Marie-Josée, Mireille et René ont trié le sacré. Ils ont décidé, ensemble que son calice et sa patène d’ordination seraient pour son filleul Noé. « En ce début d’eucharistie, c’est au nom de tout le doyenné de Gedinne que je te les remets pour que tu puisses, en union avec José, célébrer l’eucharistie aujourd’hui » dira encore Marie-Josée.

 

 

 

 

 

 

La messe de reconnaissance a été célébrée par l’abbé Noé Vermeer, en présence du doyen Casmir Nnubia, des abbés Chrétien Ekumé et Joseph Goffin et de Monsieur André Stévenne, diacre de l’Unité Pastorale Gedinne/Croix-Scaille.  Lire la suite

L’abbé Noé Vermeer, nouveau prêtre du diocèse, célèbre une messe à Bièvre

Monsieur l’abbé Noé VERMEER a été ordonné prêtre le 17 juin à Namur.

En souvenir de son parrain, l’abbé José Dussart, le nouveau prêtre célébrera, avec ses confrères, une eucharistie. 

Où? : à l’église de Bièvre 

Quand ? : le dimanche 15 juillet 2018

 A quelle heure ? :  à 10h30

Cette messe sera suivie du verre de l’amitié.

Si vous souhaitez mieux connaître l’abbé Noé Vermeer (et son confrère, l’abbé Nicolas Baijot) ainsi que le compte-rendu de l’ordination, voici l’article qui leur a été consacrés sur le site du diocèse de Namur.

Le doyenné de Gedinne/Bouillon a « son » nouveau doyen…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« La fête, la fête, aujourd’hui, c’est la fête… la fête, la fête, la fête de la joie … » Ce refrain, l’abbé Casmir l’entonne avec joie lors de certaines de ses homélies et encourage les personnes présentes à le chanter avec lui …  Et c’était bien une magnifique double fête qui a eu lieu ce dimanche 13 mai en l’église Saint Hubert de Bièvre ; double fête car l’abbé Casmir était installé comme doyen de Gedinne/Bouillon, mais passait aussi le cap de ses 50 ans. L’eucharistie a été célébrée par Monseigneur Vancottem, évêque de Namur, assisté par de nombres prêtres et diacres. Parmi l’assistance, on pouvait reconnaître des paroissiens d’un peu partout, des autorités communales, des membres des fabriques d’église, de la confrérie Saint Eloi de Bouillon et des proches de l’abbé Casmir venus du Nigéria ou des Etats Unis. Monsieur Gérard Clarinval a lu un mot d’accueil au nom de tous les fabriciens et a souhaité à Casmir un très heureux 50ème anniversaire. Ensuite, Monseigneur Vancottem a souligné de manière humoristique qu’il fallait bien que Casmir ait 50 ans pour que ça fasse sérieux … comme doyen.  En commentant l’évangile du jour dans son homélie (Jean 17, 11-19), notre évêque a souligné le fait « qu’il ne s’agit pas de se retirer du monde où Dieu est largement ignoré. Il s’agit d’être pour Dieu dans ce monde en témoignant dans notre vie du bonheur d’être chrétien. » Monseigneur Vancottem a souligné sa joie d’envoyer le nouveau doyen en mission, avec le vice-doyen Irénée. Une belle collaboration peut commencer ici entre eux deux a-t-il ajouté. « Le doyen doit avoir le souci de chacun dans son cheminement vers Dieu et le souci de l’unité du Corps du Christ ». Il a souhaité que nous puissions vivre de la présence de Dieu au quotidien et être témoins de cette présence autour de nous. « Casmir est envoyé comme signe de l’unité parmi nous ».  Après l’homélie, des membres représentant les différents secteurs de notre doyenné ont participé à la procession des signes (lumière, clés et lectionnaire) et un jeune a apporté le Cierge Pascal. Monseigneur Vancottem a lu la lettre de mission et remis symboliquement une étole au nouveau doyen. La procession d’offrandes a été présentée par des membres de la famille de l’abbé Casmir. A la fin de l’eucharistie, un membre de la confrérie Saint Eloi de Bouillon a prononcé un mot de merci. L’abbé Casmir a remercié sa maman sans qui il ne serait rien. Il a entonné un chant traditionnel nigérian de la fête des mamans, repris par la famille en frappant dans les mains, suivi également par l’assemblée. Monseigneur Vancottem a béni tous ceux qui vont collaborer avec le nouveau doyen dans les différentes pastorales. Après la célébration, un apéritif offert par les fabriques d’église et un repas nigérian préparé par la famille de Casmir a réuni presque 300 personnes au patro St Hubert de Bièvre.

Une magnifique journée de fête ! Un beau mélange de diverses nationalités et traditions !

Félicitations et fructueux apostolat à l’abbé Casmir, nouveau doyen de Gedinne-Bouillon et l’abbé Irénée, vice doyen !

Merci à Etienne Wanlin pour les magnifiques photos ! 🙂 

Véro

Oraison d’un laïc pour les curés…

Tout d’abord, Seigneur, nous vous remercions de ce que ces hommes aient accepté de devenir nos curés et vicaires.
Si par hasard, ils avaient préféré les pantoufles, une femme et un foyer, nous serions bien ennuyés. Et si c’était comme cela partout ?
Merci, mon Dieu, de leur avoir donné le courage du sacrifice.
Grâce à eux, nous pouvons nous nourrir du Pain de Vie, former des foyers solides, rapproprier notre âme et mourir en paix.

Merci, Seigneur, pour les défauts de nos curés : des gens parfaits supportent mal la faiblesse…
Des gens en toujours bonne santé méprisent les petites natures.
Seigneur, vous avez mieux vu que nous !
Nos curés sont des phénomènes.

Ils doivent être des pédagogues pour les enfants,
Des spécialistes des questions du foyer pour les jeunes ménages,
Des spécialistes psychologiques pour la jeunesse,
Des chefs-d’œuvre de science et de délicatesse au confessionnal.

Ils doivent, aux réunions d’hommes, traiter du problème de l’Église en professeurs
aux réunions de dames, ouvrir l’Évangile en exégètes.
Dans leur visite aux familles cultivées, ils doivent discuter du dernier roman
sous peine de passer pour de gros lourds,
et avec le communiste sympathique
traiter du conflit capital-travail dans ses moindres détails.

Avec les non-catholiques, ils doivent être théologiens à la fois fermes et larges.
Et des historiens avisés avec la J.O.C.
Mais je n’en finirai pas !
J’oubliais qu’ils doivent répondre dans les rues à tous les saluts,
Et s’ils reçoivent, ils doivent être souriants, même s’ils sont à moitié morts.

J’oubliais qu’ils doivent être, chaque dimanche, orateurs, chanteurs et parfois organistes,
et qu’en semaine, il leur faut souvent être électriciens, menuisiers, peintres, cuisiniers, etc.
Seigneur, faites que ces « spécialistes universels », nous les jugions avec l’indulgence
que requiert ce programme incohérent et inhumain.

Faites que nous comprenions que si sur quatorze spécialités,
notre prêtre en réussit la moitié ou le quart,
nous en soyons satisfaits.
Donnez-moi, Seigneur, de lui pardonner ses impatiences ou ses erreurs.

Que je comprenne bien que je n’ai qu’un curé à supporter
et que lui a tous ses paroissiens sur le dos.
Donnez-moi enfin, Seigneur, de lui montrer qu’il n’est pas entouré que d’indifférence.
Donnez-moi la persévérance dans la prière pour les prêtres et leurs vocations.

Ce sera sans doute le meilleur de tout.

Amen