Texte sur le deuil

Si le deuil avait un visage,
je crois qu’il ne ressemblerait pas seulement à la tristesse.
Il aurait quelque chose de profondément humain.
Quelque chose qu’on reconnaît sans même avoir besoin de mots.
Il aurait les traits tirés des nuits où l’on pense trop,
les yeux fatigués de retenir des larmes devant les autres,
et ce regard perdu qui cherche encore quelqu’un qui ne reviendra plus.
Le deuil, ce n’est pas seulement perdre une personne.
C’est apprendre à vivre avec son absence dans tous les endroits où elle existait encore.
Dans les habitudes.
Dans les souvenirs.
Dans une odeur, une chanson, une date sur un calendrier.
Si le deuil avait un visage,
il apparaîtrait dans ces moments très simples que personne ne voit.
Quand on prend son téléphone avant de se rappeler qu’on ne peut plus appeler.
Quand quelque chose de beau arrive et qu’on pense immédiatement à cette personne.
Quand le monde continue d’avancer normalement alors qu’à l’intérieur, tout semble arrêté.
Il aurait aussi le visage du manque.
Pas seulement le manque d’une présence,
mais le manque d’une voix, d’un rire, d’une façon d’être aimé.
Parce qu’au fond, le deuil est le prix silencieux de l’amour.
On souffre autant que l’on a aimé.
Et pourtant, avec le temps, son visage changerait doucement.
La douleur brutale laisserait place à quelque chose de plus calme.
Pas une absence de peine, non.
Plutôt une manière différente de porter l’amour.
On apprendrait à sourire en repensant à certains souvenirs,
sans que les larmes arrivent immédiatement derrière.
On comprendrait que certaines personnes ne quittent jamais vraiment notre vie.
Elles continuent d’exister dans nos gestes, dans nos pensées, dans ce qu’elles ont laissé en nous.
Si le deuil avait un visage,
il serait sans doute celui d’un amour qui cherche encore sa place après la perte.
Un visage fragile, parfois brisé, parfois apaisé…
mais toujours profondément vivant
Charlotte Cellier

(Facebook) 

« Laissez vous réconforter après la perte d’un être cher » à Bièvre le 26 octobre 2024

Le samedi 26 octobre à Bièvre, nous avons partagé un moment de profonde consolation lors de la célébration « Laissez-vous réconforter après la perte d’un être cher ». Grâce à l’intervention de l’abbé Hadelin, nous avons été invités à méditer sur l’espérance chrétienne face à la mort et à la souffrance. Ses paroles, centrées sur la mémoire des instants précieux, l’importance des liens qui perdurent au-delà de la séparation, et la communion avec ceux qui nous ont quittés, ont réchauffé nos cœurs. Il a également rappelé que la douleur d’un deuil, bien que difficile, nous prépare au Ciel, en nous reliant toujours à la promesse de la vie éternelle avec Jésus. L’abbé nous a guidés avec des paroles d’espérance, rappelant que même si nos défunts nous ont quittés physiquement, ils restent proches de nous par la communion des âmes, et qu’ils continuent d’intercéder pour nous depuis le Ciel. Il a souligné que le lien d’amour ne disparaît pas, mais nous accompagne, offrant soutien et présence malgré la séparation. Pour tous ceux qui ont traversé ces moments de souffrance, il a offert un message d’espérance, invitant à accepter la colère et la douleur, tout en trouvant en elles la force de continuer à vivre avec la certitude d’un jour retrouver nos chers disparus.

La liturgie de la parole, animée par nos collègues Catherine et Véronique, a marqué les cœurs : chants, instruments de musique en fond sonore ont accompagné et soutenu des textes bibliques et profanes, ainsi que des prières. Des intentions particulières ont été créées. Chaque participant a pu prononcer le nom de son proche défunt et allumer une bougie en son honneur, déposée ensuite au pied de l’autel. Ce geste symbolique, accompagné des paroles de réconfort du doyen Casmir, nous a rappelé que la douleur du deuil peut devenir une source de vie et d’espérance, nous préparant à la joie de retrouver un jour nos bien-aimés auprès de Jésus.

Un diaporama a été un point d’appui confortable et visuel pour aider à la participation et l’intériorisation.

Pour clôturer cette après-midi, chacun a pu recevoir un signet avec une citation pour « continuer la route » avec espérance et un verre de l’amitié a permis de prolonger les partages et échanges conviviaux.

Le service de la pastorale familiale du diocèse de Namur, Mario et Maria-Teresa Tomassi-Silvestri

Activité annulée – Célébration du deuil:  » Laissez vous réconforter après la perte d’un être cher « 

Samedi 24 octobre 2020
Eglise Saints Pierre et Paul
Rue du Brutz à 6830 Bouillon

14h00 : Accueil
14h30 : Enseignement :
                                              « Le deuil : si on en parlait… ! »
           par Alain Schoonvaere, diacre, Animateur en Pastorale des Funérailles et accompagnateur du deuil.

15h30 : temps de partage
16h30 : temps de prières avec possibilité de recevoir le Sacrement de la Réconciliation
17h30 : clôture et verre de l’amitié.

Renseignements :
Pastorale Familiale Diocèse de Namur-Luxembourg
Contact :  0477 54 02 58
Courriel : info@pastoralefamiliale-namlux.be   –   Site : www.pastoralefamiliale-namlux.be

Abbé Ireneusz Gosk  – vice-doyen de Bouillon et curé des paroisses du secteur de Bouillon
Tél. : 061/28.75.03   –   Courriel : paroissebouillon@gmail.com

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