Jeudi de l’Ascension – Homélie – Abbé Fernand Stréber

A l’Ascension, Jésus envoie ses disciples en se séparant d’eux.

A eux de continuer son œuvre maintenant,
à eux de prendre leurs responsabilités pour conduire le monde vers le haut.

Parce que notre Dieu nous prend au sérieux. Il refuse de nous voir en bas comme des sous-hommes.

A l’Ascension Jésus nous entraîne à sa suite pour grandir, faire grandir et rejoindre le Père.

Belle fête 

 Fernand

PREMIÈRE LECTURE (Ac 1, 1-11) – Lecture du livre des Actes des Apôtres

Cher Théophile, dans mon premier livre  j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné  depuis le moment où il commença, jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel,  après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions  aux Apôtres qu’il avait choisis.  C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ;  il leur en a donné bien des preuves,  puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu  et leur a parlé du royaume de Dieu. Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux,  il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem,  mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père.  Il déclara : « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche : alors que Jean a baptisé avec l’eau, vous, c’est dans l’Esprit Saint  que vous serez baptisés d’ici peu de jours. » Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient :  « Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? » Jésus leur répondit :  « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments  que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ;  vous serez alors mes témoins à Jérusalem,  dans toute la Judée et la Samarie,  et jusqu’aux extrémités de la terre. » Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient,  il s’éleva,  et une nuée vint le soustraire à leurs yeux. Et comme ils fixaient encore le ciel  où Jésus s’en allait,  voici que, devant eux,  se tenaient deux hommes en vêtements blancs, qui leur dirent :  « Galiléens,  pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ?  Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous,  viendra de la même manière  que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »

ÉVANGILE (Mt 28, 16-20)

En ce temps-là, les onze disciples s’en allèrent en Galilée,  à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent,  mais certains eurent des doutes. Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles :  « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.  Allez ! De toutes les nations faites des disciples :  baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer  tout ce que je vous ai commandé.  Et moi, je suis avec vous  tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

Homélie

Le sens de la fête de l’Ascension n’est pas facile à percevoir.  Elle est coincée entre ses deux grandes sœurs : Pâques et Pentecôte.  De plus l’imagerie risque de nous induire en erreur.

Quand on parle de l’Ascension, plus simplement on s’exprime, moins on risque de s’égarer dans les pièges de l’imagination.

Dans la fête de l’Ascension, je vois trois aspects qui nourrissent ma foi. 
Je vous les partage en toute simplicité. Lire la suite

« Une pause par jour » – 13 mai 2026

Bienheureuse Vierge Marie de Fatima

Première lecture – « Ce que vous vénérez sans le connaître, voilà ce que, moi, je viens vous annoncer » (Ac 17, 15.22 – 18, 1) – Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là, ceux qui escortaient Paul le conduisirent jusqu’à Athènes. Puis ils s’en retournèrent, porteurs d’un message, avec l’ordre, pour Silas et Timothée, de rejoindre Paul le plus tôt possible. Alors Paul, debout au milieu de l’Aréopage, fit ce discours : « Athéniens, je peux observer que vous êtes, en toutes choses, des hommes particulièrement religieux. En effet, en me promenant et en observant vos monuments sacrés, j’ai même trouvé un autel avec cette inscription : “Au dieu inconnu.” Or, ce que vous vénérez sans le connaître, voilà ce que, moi, je viens vous annoncer. Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qu’il contient, lui qui est Seigneur du ciel et de la terre, n’habite pas des sanctuaires faits de main d’homme ; il n’est pas non plus servi par des mains humaines, comme s’il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, le souffle et tout le nécessaire. À partir d’un seul homme, il a fait tous les peuples pour qu’ils habitent sur toute la surface de la terre, fixant les moments de leur histoire et les limites de leur habitat ; Dieu les a faits pour qu’ils le cherchent et, si possible, l’atteignent et le trouvent, lui qui, en fait, n’est pas loin de chacun de nous. Car c’est en lui que nous avons la vie, le mouvement et l’être. Ainsi l’ont également dit certains de vos poètes : Nous sommes de sa descendance. Si donc nous sommes de la descendance de Dieu, nous ne devons pas penser que la divinité
est pareille à une statue d’or, d’argent ou de pierre sculptée par l’art et l’imagination de l’homme. Et voici que Dieu, sans tenir compte des temps où les hommes l’ont ignoré, leur enjoint maintenant de se convertir, tous et partout. En effet, il a fixé le jour où il va juger la terre avec justice, par un homme qu’il a établi pour cela, quand il l’a accrédité auprès de tous en le ressuscitant d’entre les morts. » Quand ils entendirent parler de résurrection des morts, les uns se moquaient, et les autres déclarèrent : « Là-dessus nous t’écouterons une autre fois. » C’est ainsi que Paul, se retirant du milieu d’eux, s’en alla. Cependant quelques hommes s’attachèrent à lui
et devinrent croyants. Parmi eux, il y avait Denys, membre de l’Aréopage, et une femme nommée Damaris, ainsi que d’autres avec eux. Après cela, Paul s’éloigna d’Athènes et se rendit à Corinthe. – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 12 mai 2026

S. Nérée et S. Achille, martyrs ; S. Pancrace, martyr

Première lecture – « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et toute ta maison » (Ac 16, 22-34) – Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là, dans la ville de Philippes, la foule se déchaîna contre Paul et Silas. Les magistrats ordonnèrent de leur arracher les vêtements pour leur donner la bastonnade. Après les avoir roués de coups, on les jeta en prison, en donnant au geôlier la consigne de les surveiller de près. Pour appliquer cette consigne, il les mit tout au fond de la prison, avec les pieds coincés dans des blocs de bois. Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les autres détenus les écoutaient. Tout à coup, il y eut un violent tremblement de terre, qui secoua les fondations de la prison : à l’instant même, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les détenus se détachèrent. Le geôlier, tiré de son sommeil, vit que les portes de la prison étaient ouvertes ; croyant que les détenus s’étaient évadés, il dégaina son épée et il était sur le point de se donner la mort. Mais Paul se mit à crier d’une voix forte : « Ne va pas te faire de mal, nous sommes tous là. » Ayant réclamé de la lumière, le geôlier se précipita et, tout tremblant, se jeta aux pieds de Paul et de Silas. Puis il les emmena dehors et leur demanda : « Que dois-je faire pour être sauvé, mes seigneurs ? » Ils lui répondirent : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et toute ta maison. » Ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui vivaient dans sa maison. À l’heure même, en pleine nuit, le geôlier les emmena pour laver leurs plaies. Aussitôt, il reçut le baptême avec tous les siens. Puis il fit monter chez lui Paul et Silas, il fit préparer la table et, avec toute sa maison, il laissa déborder sa joie de croire en Dieu. – Parole du Seigneur.

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« Remuages de Saint Monon à Nassogne » – Invitation à tous et en particulier les agriculteurs.

À l’approche des remuages de Saint Monon, nous souhaitons nous adresser tout spécialement à vous dont la paroisse abrite une chapelle, un oratoire ou une statue dédié à Saint Monon  (NDLR : à Cornimont – commune de Bièvre – il y a une chapelle Saint Monon).

La célébration des remuages aura lieu à Nassogne le dimanche 17 mai, avec une messe à 10h30 à la collégiale, suivie de la procession vers la chapelle Saint Monon, lieu de son martyre.

La présence d’un lieu ou d’une représentation de Saint Monon dans votre paroisse manifeste déjà un attachement à ce saint profondément enraciné dans la vie rurale de nos régions. Moine d’origine irlandaise venu évangéliser l’Ardenne au VIIe siècle, il est depuis lors invoqué comme patron des agriculteurs et protecteur du bétail et des cultures. La tradition des remuages, avec la procession de la châsse, en est une expression vivante et populaire.

Dans cet esprit, votre relais auprès des fidèles — et en particulier des agriculteurs — de votre paroisse serait un beau prolongement de cette dévotion locale.

Au cours de cette journée, nous porterons dans la prière les exploitations, les familles et toutes les réalités du monde agricole.

Nous attirons également votre attention sur la possibilité de faire célébrer une messe à une intention particulière (moissons, protection du bétail, action de grâce…). Ces intentions peuvent être demandées sur place ou auprès de Maxence Lenoir (0473 75 73 80) et seront portées lors des messes de semaine, le mercredi à 18h30 à la chapelle Saint Monon.

En vous remerciant pour votre collaboration et pour l’attention que vous porterez à cette invitation, nous vous assurons de notre prière fraternelle.

Bien fraternellement en Christ,

Abbé Roger Efekele
Maxence Lenoir
Pour l’Unité Pastorale de Nassogne