AVENT. Ce dimanche s’ouvre la lente traversée qui nous mènera à NOËL.

« Voici que s’ouvrent à grands vantaux,
les portes de l’Avent.

Voici l’Inattendu qui vient par effraction,
briser les verrous de nos peurs.

Voici l’Eternité qui s’en vient prendre corps
et coeur dans l’épaisseur de nos vies.

Voici l’Avent qui vient s’emparer du grand sablier du temps,
en retenir les grains et arrêter,
pour un instant, toutes nos fuites en avant.

Il est temps, grand temps de laisser du temps au temps.

Il est temps, grand temps
d’interrompre la course effrénée de notre vie,
pour mieux nous mettre
au rythme lent de la marche.

Voici qu’il nous faut devenir
pèlerins des terres intérieures
compagnons de l’aube, arpenteurs d’Espérance,
frères et sœurs de ce couple amoureux,
qui s’en va, nous précédant, vers Bethléem,
modeste village dont le nom signifie en hébreu,
« Maison du pain »

Suivons cet homme, cette femme, qui s’en viennent
mettre au monde l’enfance de notre propre avenir !  

Oui, Dieu va venir si nous prenons le temps                       
de venir à nous-mêmes, de laisser advenir en nous
l’enfant de divine et douce promesse.                   

Oui, Dieu va venir si nous laissons en nous           
sa part au grand silence et à la divine paix.           

Oui, Dieu va venir si nous faisons de la fraternité 
ce volet vert de l’espérance qu’on ouvre chaque jour
à grande volée sur les matins blessés du monde.              

Oui, l’Avent va venir, non pas à côté de notre vie,  
mais en plein cœur de nos existences bouleversées.

Dieu ne naît pas ailleurs qu’au mitan                    
de nos joies et de nos peines,                                
de nos rires et de nos larmes,                                
de nos confiances et de nos doutes…        

Oui, l’enfant de la divine promesse                         
va venir naître parmi nous.            

Alors n’attendons pas d’avoir enfin                        
le temps de l’attendre.                                          

N’attendons pas de ne plus courir     
dans les escaliers, inquiets de nos vies
pour marcher pas à pas                                          
vers le Pain qu’Il nous promet.                               

Ce Pain de Noël qui rassasie autant                       
qu’il creuse nos faims d’éternité.                           

Dieu ne s’attend pas ailleurs                                          
que dans la trame des vies qui sont les nôtres.    

C’est « en toute chose » disait saint Ignace               
qu’il nous faut le trouver ! « 

Bernard Révillion

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« Une pause par jour » – 26 novembre 2021

Première lecture – « Je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme » (Dn 7, 2-14) – Lecture du livre du prophète Daniel

Daniel prit la parole et dit : « Au cours de la nuit, dans ma vision, je regardais. Les quatre vents du ciel soulevaient la grande mer. Quatre bêtes énormes sortirent de la mer, chacune différente des autres. La première ressemblait à un lion, et elle avait des ailes d’aigle. Tandis que je la regardais, ses ailes lui furent arrachées, et elle fut soulevée de terre et dressée sur ses pieds, comme un homme, et un cœur d’homme lui fut donné. La deuxième bête ressemblait à un ours ; elle était à moitié debout, et elle avait trois côtes d’animal dans la gueule, entre les dents. On lui dit : “Lève-toi, dévore beaucoup de viande !” Je continuais à regarder : je vis une autre bête, qui ressemblait à une panthère ; et elle avait quatre ailes d’oiseau sur le dos ; elle avait aussi quatre têtes. La domination lui fut donnée. Puis, au cours de la nuit, je regardais encore ; je vis une quatrième bête, terrible, effrayante, extraordinairement puissante ; elle avait des dents de fer énormes ; elle dévorait, déchiquetait et piétinait tout ce qui restait. Elle était différente des trois autres bêtes, et elle avait dix cornes. Comme je considérais ces cornes, il en poussa une autre, plus petite, au milieu ; trois des premières cornes furent arrachées devant celle-ci. Et cette corne avait des yeux comme des yeux d’homme, et une bouche qui tenait des propos délirants. Je continuai à regarder : des trônes furent disposés, et un Vieillard prit place ; son habit était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête, comme de la laine immaculée ; son trône était fait de flammes de feu, avec des roues de feu ardent. Un fleuve de feu coulait, qui jaillissait devant lui. Des milliers de milliers le servaient, des myriades de myriades se tenaient devant lui. Le tribunal prit place et l’on ouvrit des livres. Je regardais, j’entendais les propos délirants que vomissait la corne. Je regardais, et la bête fut tuée, son cadavre fut jeté au feu. Quant aux autres bêtes, la domination leur fut retirée, mais une prolongation de vie leur fut donnée, pour une période et un temps déterminés. Je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme ; il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite. » – Parole du Seigneur.

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Soirée d’Avent solidaire à Noirefontaine (Bouillon)

Noirefontaine 30 novembre 2021
Soirée d’Avent solidaire et ciné-débat  »des arbres qui marchent » 
Où ? Salle « La Caiolire », Rue de la Gare 22 – 6831 Noirefontaine (Bouillon).
Pauvreté et Transition écologique
Ensemble, luttons contre les causes structurelles de la pauvreté et de la destruction de notre maison commune, la terre!
Infos: Olivier Van der Noot – oliviervandernoot@entraide.be – 0499 90 64 99
Accès libre
Une proposition d’Action Vivre Ensemble, avec le soutien de la Fédération Wallonie Bruxelles.

Diocèse de Namur – Le cours de religion en danger

Bonjour à tous,

Au nom du SeDiCoR (Secrétariat Diocésain Cours de religion catholique) et de l’IDF (Institut Diocésain de Formation), je vous transmets un article paru dans le Journal Dimanche en date du 07 novembre 2021 sous la rubrique «  Grand entretien : Claude Gillard et Tommy Scholtes » concernant l’avenir « menacé » des cours de religion, ainsi que la lettre de Mgr Harpigny sur cette thématique, intitulée «  Prière Instante ». Nous estimons important de vous relayer ces documents afin que vous puissiez – à votre niveau – informer aussi largement que possible sur le caractère optionnel réservé à ce cours, voire inciter les parents à se mobiliser et faire entendre leur voix.  Le SeDiCoR peut être le relais vers lequel tourner les personnes qui souhaiteraient se mobiliser. Ceci est d’autant plus urgent que les médias viennent de relayer les options retenues par le groupe parlementaire chargé de réfléchir à l’avenir des cours philosophiques et Philosophie et Citoyenneté.  Dans l’esprit de la démarche synodale initiée par le Pape François, marchons ensemble, mobilisons-nous pour une société plus humaine nourrie de la Parole des Évangiles toujours actuelle.Voici les deux documents à télécharger :1. Lettre de Mgr Harpigny2. Article paru dans le journal Dimanche Abbé Michel Vincent,                                              Délégué épiscopal de l’Enseignement                  Nathalie Didion,                                                  Collaboratrice SeDiCoR Namur                           Christine Gosselin,Responsable de l’IDF Namur 

« Une pause par jour » – 25 novembre 2021

Ste Catherine d’Alexandrie, vierge et martyre

Première lecture – « Mon Dieu a envoyé son ange, qui a fermé la gueule des lions » (Dn 6, 12-28) – Lecture du livre du prophète Daniel

En ces jours-là, les hommes qui avaient comploté contre Daniel se précipitèrent et le surprirent en train de prier et de supplier en présence de son Dieu. Ils allèrent trouver le roi et lui dirent : « N’as-tu pas fait mettre par écrit cette interdiction : Tout homme qui, dans les trente jours à venir, adressera une prière à un dieu ou à un homme autre que le roi, sera jeté dans la fosse aux lions ? » Le roi répondit : « Oui, c’est la décision que j’ai prise. Et, selon la loi des Mèdes et des Perses, elle est irrévocable. » Ils dirent alors au roi : « Daniel, un des déportés de Juda, ne tient compte ni de toi, ni de ton interdiction, ô roi ; trois fois par jour, il fait sa prière. » En apprenant cela, le roi fut très contrarié et se préoccupa de sauver Daniel. Jusqu’au coucher du soleil, il chercha comment le soustraire à la mort. Les mêmes hommes revinrent à la charge auprès du roi : « N’oublie pas, ô roi, que, selon la loi des Mèdes et des Perses, toute interdiction, tout décret porté par le roi est irrévocable. » Alors le roi ordonna d’emmener Daniel, et on le jeta dans la fosse aux lions. Il dit à Daniel : « Ton Dieu, que tu sers avec tant de constance, c’est lui qui te délivrera ! » On apporta une plaque de pierre, on la plaça sur l’ouverture de la fosse ; le roi la scella avec le cachet de son anneau et celui des grands du royaume, pour que la condamnation de Daniel fût irrévocable. Puis le roi rentra dans son palais ; il passa la nuit sans manger ni boire, il ne fit venir aucune concubine, il ne put trouver le sommeil. Il se leva dès l’aube, au petit jour, et se rendit en hâte à la fosse aux lions. Arrivé près de la fosse, il appela Daniel d’une voix angoissée : « Daniel, serviteur du Dieu vivant, ton Dieu, que tu sers avec tant de constance, a-t-il pu te faire échapper aux lions ? » Daniel répondit : « Ô roi, puisses-tu vivre à jamais ! Mon Dieu a envoyé son ange, qui a fermé la gueule des lions. Ils ne m’ont fait aucun mal, car j’avais été reconnu innocent devant lui ; et devant toi, ô roi, je n’avais rien fait de criminel. » Le roi ressentit une grande joie et ordonna de tirer Daniel de la fosse. On l’en retira donc, et il n’avait aucune blessure, car il avait eu foi en son Dieu. Le roi ordonna d’amener les accusateurs de Daniel et de les jeter dans la fosse aux lions, avec leurs enfants et leurs femmes ; or, avant même qu’ils soient au fond de la fosse, les lions les avaient happés et leur avaient broyé les os. Alors le roi Darius écrivit à tous les peuples, nations et gens de toutes langues, qui habitent sur toute la terre : « Que votre paix soit grande ! Voici l’ordre que je donne : Dans toute l’étendue de mon empire, on doit trembler de crainte devant le Dieu de Daniel, car il est le Dieu vivant, il demeure éternellement ; son règne ne sera pas détruit, sa souveraineté n’aura pas de fin. Il délivre et il sauve, il accomplit des signes et des prodiges, au ciel et sur la terre, lui qui a sauvé Daniel de la griffe des lions. » – Parole du Seigneur.

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