« Une pause par jour » – 14 décembre 2016

estuceluiMercredi de la troisième semaine de l’Avent – Isaïe 45, 6b-8.18.21b-25 – Psaume 84 (85) – Luc 7, 18b-23 – « Allez annoncer à Jean ce que vous avez vu et entendu » (Lc 7, 18b-23) – Evangile de Jésus-Christ selon Saint Luc.

En ce temps-là, Jean le Baptiste appela deux de ses disciples et les envoya demander au Seigneur : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » Arrivés près de Jésus, ils lui dirent : « Jean le Baptiste nous a envoyés te demander : Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »

À cette heure-là, Jésus guérit beaucoup de gens de leurs maladies, de leurs infirmités et des esprits mauvais dont ils étaient affligés, et à beaucoup d’aveugles, il accorda de voir. Puis il répondit aux envoyés : « Allez annoncer à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles retrouvent la vue, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. Heureux celui qui ne trébuchera pas à cause de moi ! »

Jean Baptiste est en prison (d’après Matthieu 11, 2). C’est vrai, il a reconnu et proclamé Jésus comme l’envoyé de Dieu, «l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde». Toutefois, dans sa geôle, il est rongé par le doute. Il a besoin d’un signe décisif pour le rassurer. Il envoie deux de ses disciples qui ont réussi à demeurer en contact avec lui mener une petite enquête en observant Jésus qui a pris la relève. Plusieurs signes sont rapportés à Jean Baptiste, car il a besoin de voir pour croire.

L’autre Jean, l’apôtre le plus intuitif parmi les Douze, a eu besoin de voir également pour croire (Jean 20, 8). Si ces géants de la foi ont réclamé des signes pour croire, je suppose que nous pouvons en demander nous aussi. Avec prudence toutefois, avec parcimonie même. Toutefois, nous aurions moins besoin de demander des signes, parce que les deux derniers millénaires en sont remplis. J’irais même jusqu’à dire que les signes donnés à Jean Baptiste étaient des signes mineurs. Les sacrements qui accompagnent nos vies sont des signes majeurs. Un pécheur repenti et pardonné impressionne plus qu’un aveugle qui retrouve la vue. Une mère Teresa qui entoure de sa compassion un mourant de Calcutta impressionne plus qu’un sourd qui entend. Oui, des signes, nous en avons reçu par milliers!

Aujourd’hui, Seigneur, je te rends grâce pour tous les signes que tu offres à mes yeux et qui me donnent envie de chanter: «Signes par milliers,/traces de ta gloire,/Signes par milliers, Dieu dans notre histoire. » (Signes par milliers, C. Bernard, J. Akepsimas)

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