« Une pause par jour » – 13 décembre 2016

maxresdefaultMardi de la troisième semaine de l’Avent – Sophonie 3, 1-2.9-13 – Psaume 33 (34)   – Matthieu 21, 28-32 – Le salut messianique est promis à tous les pauvres. (So 3, 1-2.9-13) – Lecture du livre du prophète Sophonie

Ainsi parle le Seigneur : Malheur à la rebelle, l’impure, Jérusalem, la ville tyrannique !
Elle n’a pas écouté l’appel, elle n’a pas accepté la leçon, elle n’a pas fait confiance au Seigneur, de son Dieu elle ne s’est pas approchée. Alors, je rendrai pures les lèvres des peuples pour que tous invoquent le nom du Seigneur et, d’un même geste, le servent. D’au-delà des fleuves d’Ethiopie, ceux qui m’adorent, mes enfants dispersés, m’apporteront mon offrande. Ce jour-là, tu n’auras plus à rougir de tes méfaits, de tes crimes contre moi, car alors j’extirperai de toi ceux qui se vantent avec insolence, tu cesseras de te pavaner sur ma montagne sainte. Je laisserai chez toi un peuple pauvre et petit ; il prendra pour abri le nom du Seigneur. Ce reste d’Israël ne commettra plus d’injustice ; ils ne diront plus de mensonge; dans leur bouche, plus de langage trompeur. Mais ils pourront paître et se reposer, nul ne viendra les effrayer.

Le prophète Sophonie a vécu à Jérusalem en même temps que Jérémie. On pense qu’il demeurait dans le quartier nord du Temple où s’étaient réfugiés des Israélites après la débâcle de Samarie, en 722 av. J-C., avec la chute de la Samarie et la déportation à Ninive. Deux cents ans plus tard, Sophonie sera le témoin d’une autre catastrophe: la prise de Jérusalem par Nabucodonosor (587 av. J-C.).

Fils de déportés et témoin d’une nouvelle déportation, Sophonie est ébranlé dans sa foi. Est-ce que Dieu aurait oublié son peuple? Dieu ne se souviendrait-il plus des promesses faites à Abraham et à sa descendance? Cette nuit de l’âme amène le prophète à réfléchir plus intensément sur la notion du «petit reste». Depuis le déluge, en passant par Sodome et l‘Exode, Israël avait survécu à d’autres crises. Mais aujourd’hui, ne va-t-il pas disparaître dans les sables de la Mésopotamie? Sophonie raffermit la foi du «petit reste».

Dans le dédale des interprétations, on peut distinguer deux catégories de «petit reste». Il y a le «petit reste» historique, celui qui a résisté à toutes les débâcles. Comme le bourgeon sur la branche d’un olivier, le «petit reste» s’identifie avec les survivants. Il y a encore le «petit reste» fidèle, les humbles du pays, d’où va émerger le serviteur de Dieu décrit par Isaïe (49, 5). C’est celui en qui Dieu se glorifie, celui qui reste fidèle à l’Alliance, et qui sera chargé d’une mission rédemptrice.

Quand l’épreuve nous purifie, Seigneur, ne t’éloigne pas de ton petit reste.

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