« Une pause par jour » – 18 décembre 2021

Première lecture – « Je susciterai pour David un Germe juste » (Jr 23, 5-8) – Lecture du livre du prophète Jérémie

Voici venir des jours – oracle du Seigneur –, où je susciterai pour David un Germe juste : il régnera en vrai roi, il agira avec intelligence, il exercera dans le pays le droit et la justice. En ces jours-là, Juda sera sauvé, et Israël habitera en sécurité. Voici le nom qu’on lui donnera : « Le-Seigneur-est-notre-justice. » C’est pourquoi, voici venir des jours – oracle du Seigneur – où, pour prêter serment, on ne dira plus : « Par le Seigneur vivant, qui a fait monter du pays d’Égypte les fils d’Israël », mais : « Par le Seigneur vivant, qui a fait monter du pays du nord les gens de la maison d’Israël, qui les a ramenés de tous les pays où il les avait chassés. » Car ils demeureront sur leur sol. – Parole du Seigneur.

Lire la suite →

« Une pause par jour » – 17 décembre 2021

Première lecture – « Le sceptre royal n’échappera pas à Juda » (Gn 49, 1-2.8-10) – Lecture du livre de la Genèse

En ces jours-là, Jacob appela ses fils et dit : « Assemblez-vous ! Je veux vous dévoiler
ce qui vous arrivera dans les temps à venir. Rassemblez-vous, écoutez, fils de Jacob,
écoutez Israël, votre père. Juda, à toi, tes frères rendront hommage, ta main fera plier la nuque de tes ennemis et les fils de ton père se prosterneront devant toi. Juda est un jeune lion. Tu remontes du carnage, mon fils. Il s’est accroupi, il s’est couché comme un lion ; ce fauve, qui le fera lever ? Le sceptre royal n’échappera pas à Juda,
ni le bâton de commandement, à sa descendance, jusqu’à ce que vienne celui à qui le pouvoir appartient, à qui les peuples obéiront. » – Parole du Seigneur.

Lire la suite →

« Une pause par jour » – 16 décembre 2021

Première lecture – « Comme une femme abandonnée, le Seigneur te rappelle » (Is 54, 1-10) – Lecture du livre du prophète Isaïe

Crie de joie, femme stérile, toi qui n’as pas enfanté ; jubile, éclate en cris de joie, toi qui n’as pas connu les douleurs ! Car les fils de la délaissée seront plus nombreux que les fils de l’épouse, – dit le Seigneur. Élargis l’espace de ta tente, déploie sans hésiter la toile de ta demeure, allonge tes cordages, renforce tes piquets ! Car tu vas te répandre au nord et au midi. Ta descendance dépossédera les nations, elle peuplera des villes désertées. Ne crains pas, tu ne connaîtras plus la honte ; ne tiens pas compte des outrages, tu n’auras plus à rougir, tu oublieras la honte de ta jeunesse, tu ne te rappelleras plus le déshonneur de ton veuvage. Car ton époux, c’est Celui qui t’a faite, son nom est « Le Seigneur de l’univers ». Ton rédempteur, c’est le Saint d’Israël,
il s’appelle « Dieu de toute la terre ». Oui, comme une femme abandonnée, accablée,
le Seigneur te rappelle. Est-ce qu’on rejette la femme de sa jeunesse ? – dit ton Dieu. Un court instant, je t’avais abandonnée, mais dans ma grande tendresse, je te ramènerai. Quand ma colère a débordé, un instant, je t’avais caché ma face. Mais dans mon éternelle fidélité, je te montre ma tendresse, – dit le Seigneur, ton rédempteur. Je ferai comme au temps de Noé, quand j’ai juré que les eaux ne submergeraient plus la terre : de même, je jure de ne plus m’irriter contre toi, et de ne plus te menacer. Même si les montagnes s’écartaient, si les collines s’ébranlaient, ma fidélité ne s’écarterait pas de toi, mon alliance de paix ne serait pas ébranlée, – dit le Seigneur, qui te montre sa tendresse. – Parole du Seigneur.

Lire la suite →

« La boîte vide »

Il y a de cela quelques temps, se déroula dans les Ardennes une affaire fort étrange mais qui fit assez peu de bruit tant on redoubla d’efforts pour la tenir secrète… L’effarante nouvelle s’était répandue de bouche à oreille, uniquement dans le cercle assez étroit des paroissiens engagés dans la vie d’une église bien connue mais que nous ne nommerons pas de son véritable nom par élégance d’âme, nous la nommerons Saint-Michel, si vous le voulez bien… L’aventure commença à quelques jours de Noël… Les bénévoles de tous âges s’activaient dans la chapelle de la Vierge, autour de la crèche, on clouait, on tapissait, on ouvrait des caisses et de grandes boites en carton, on répandait de la mousse, de la paille fraîche et odorante sur le dallage, on dressait des palmiers de papier découpé, on suspendait à la voûte une étoile dorée aux mille rayons, on installait l’ange quêteur qui dit merci de la tête quand on glisse une pièce dans la coquille qu’il tient sur les genoux… Soudain, un cri déchira l’air, un cri d’effroi, Mademoiselle Leterrier, livide, tenait la boîte contenant le petit Jésus. Elle était vide, oui, vide !!! Elle laissa choir le couvercle, tous s’approchèrent et regardèrent… Il n’y avait plus rien à l’intérieur qu’un peu de papier de soie froissé… Que s’était-il passé ? Un vol ? Une plaisanterie ? Qui avait osé ? On s’interrogea, on fouilla, partout, dans les placards de la sacristie, au grenier, dans le clocher, et même au presbytère, rien, on ne trouva rien… C’était une affreuse évidence : Le beau et ancien petit Jésus de cire avait bel et bien disparu… Que faire ? Mon Dieu, que faire ? Et Noël qui approchait, inexorablement, à grands pas… Chaque heure qui sonnait au clocher voyait s’approcher la catastrophe. Il n’était pas question de célébrer Noël sans Jésus dans sa crèche… Cette disparition eut une suite et une fin aussi étranges que son commencement… C’est un promeneur, qui découvrit la vérité… Dans une allée de la forêt toute proche, enneigée et déserte, il aperçut au crépuscule, au loin, une silhouette, c’était un enfant, un petit enfant qui paraissait être à demi-nu et qui avançait à petits pas dans la neige, laissant de minuscules empreintes, si petites, oh mon Dieu, si petites… l’homme parvint à sa hauteur, ô Ciel, cette silhouette… On dirait que c’est « LUI »…. l’enfant ne semblait pas souffrir du froid, il se mouvait mais ne semblait pas fait de chair, il avait la douceur de la cire, c’était de la cire en mouvement… Pourtant, ses yeux étaient bien vivants, étincelants et profonds comme un ciel étoilé, ô ce regard… Et l’enfant parla… Que dit-il ? Le promeneur rapporta plus tard ses propos que je retranscris ici avec, je l’espère, assez de justesse : « Je m’en vais, je quitte l’église Saint-Michel, Ici dans ce village, il n’y a presque plus personne pour venir me voir, presque tous sont trop occupés, indifférents ou refusent que je les aime, ici, vois-tu, il y a deux ans, à la messe de minuit, vous étiez 60 et l’année dernière vous n’étiez déjà plus que 40, je m’en vais, je vais voir dans d’autres lieux si je rencontre plus de fidélité et d’amour… » Fort impressionné, bouleversé, les larmes aux yeux, l’homme réussit à convaincre l’enfant de renoncer à son départ et de retourner à sa place. Il lui promit d’amener beaucoup de monde, parents, frères, sœurs, cousins, cousines, voisins et amis, et toute personne de bonne volonté… L’enfant souriait, il accepta… L’homme le prit dans ses bras et le ramena, soigneusement enveloppé dans sa chaude écharpe de laine… À leur entrée dans l’église Saint-Michel, le petit enfant était à nouveau immobile, ce n’était plus que de la cire, rien que de la cire… Maintenant, mes amis, croyez moi si vous le voulez mais cette année là au soir de cette si sainte nuit, l’église fut pleine, oui, bondée, on pouvait à peine bouger… Au fond de l’église, éclairée comme un soleil, un petit enfant de cire souriait… Et ses yeux, ô mon Dieu, ses yeux !!! Son regard était à nouveau vivant, immense comme l’univers, aussi beau que le ciel d’une nuit de Noël… Un regard aussi vaste que l’Espérance…
Texte et dessin Alain Sartelet
Merci à Monsieur Alain Sartelet pour l’autorisation de partage de son dessin et de son texte. 
Groupe Facebook « Les Ardennes vues du sol »

« Une pause par jour » – 15 décembre 2021

Première lecture – « Cieux, distillez d’en haut votre rosée » (Is 45, 6b-8.18.21b-25) – Lecture du livre du prophète Isaïe

« Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre : je façonne la lumière et je crée les ténèbres, je fais la paix et je crée le malheur. C’est moi, le Seigneur, qui fais tout cela.
Cieux, distillez d’en haut votre rosée, que, des nuages, pleuve la justice, que la terre s’ouvre, produise le salut, et qu’alors germe aussi la justice. Moi, le Seigneur, je crée tout cela. » Ainsi parle le Seigneur, le Créateur des cieux, lui, le Dieu qui fit la terre et la façonna, lui qui l’affermit, qui l’a créée, non pas comme un lieu vide, mais qui l’a façonnée pour être habitée : « Je suis le Seigneur : il n’en est pas d’autre ! N’est-ce pas moi, le Seigneur ? Hors moi, pas de Dieu ; de Dieu juste et sauveur, pas d’autre que moi ! Tournez-vous vers moi : vous serez sauvés, tous les lointains de la terre ! Oui, je suis Dieu : il n’en est pas d’autre ! Je le jure par moi-même ! De ma bouche sort la justice, la parole irrévocable. Devant moi, tout genou fléchira, toute langue en fera le serment : Par le Seigneur seulement – dira-t-elle de moi – la justice et la force ! » Jusqu’à lui viendront, couverts de honte, tous ceux qui s’enflammaient contre lui. Elle obtiendra, par le Seigneur, justice et louange, toute la descendance d’Israël. – Parole du Seigneur.

Lire la suite →