« Une pause par jour » – 21 décembre 2021

S. Pierre Canisius, prêtre, docteur de l’Église

Première lecture – « Voici mon bien-aimé qui vient. Il bondit sur les montagnes » (Ct 2, 8-14) – Lecture du Cantique des Cantiques

La voix de mon bien-aimé ! C’est lui, il vient… Il bondit sur les montagnes, il court sur les collines, mon bien-aimé, pareil à la gazelle, au faon de la biche. Le voici, c’est lui qui se tient derrière notre mur : il regarde aux fenêtres, guette par le treillage. Il parle, mon bien-aimé, il me dit : Lève-toi, mon amie, ma toute belle, et viens… Vois,
l’hiver s’en est allé, les pluies ont cessé, elles se sont enfuies. Sur la terre apparaissent les fleurs, le temps des chansons est venu et la voix de la tourterelle s’entend sur notre terre. Le figuier a formé ses premiers fruits, la vigne fleurie exhale sa bonne odeur. Lève-toi, mon amie, ma toute belle, et viens… Ma colombe, dans les fentes du rocher, dans les retraites escarpées, que je voie ton visage, que j’entende ta voix ! Ta voix est douce et ton visage, charmant. – Parole du Seigneur.

OU BIEN

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Petit rappel mais, si important …

Pour rappel, la fête de Noël est l’anniversaire de la naissance de Jésus Emmanuel, Dieu avec nous. Même Tintin le sait. Qu’à cette occasion les familles et les amis se réjouissent, se font des petits cadeaux découle du plus grand cadeau que Dieu fait jour après jour au monde. Celui d’un amour sans limite. Nous nous en souvenons en particulier à la Messe de Noël.

 

Merci au Père Tommy Scholtes pour ce partage sur son mur Facebook. 

Un Noël pas comme les autres…

Il était une fois, un Noël pas comme les autres, un Noël qui était arrivé trop tôt, en plein mois de mai et sans prévenir personne.

Rien n’était prêt… Sur la terre, ce fut la surprise générale. Pensez, cette année, Noël tomba le 17 mai. Personne ne s’y attendait. Noël, on l’attendait bien, mais pour plus tard, pour le 25 décembre, comme chaque année. Alors évidemment, la question était sur toutes les lèvres : « Mais qui donc a décidé cela ? »

Toutes sortes de suppositions furent avancées. On soupçonna les Eglises de vouloir se faire de la publicité, on parla d’une tradition secrète remontant à un treizième apôtre connu des seuls initiés, on évoqua une réforme secrète du Vatican, on accusa les marchands de muguet, les commerçants, les politiques… Bref, on suivit toutes les pistes, même les plus farfelues, mais sans résultat. Jusqu’au jour ou quelqu’un suggéra : « Et si c’était Dieu lui-même qui, cette année, avait choisi cette date incongrue pour fêter la venue de Jésus parmi les humains ? »

Aussitôt, vous auriez dû les entendre, mais quelles protestations ! « Quoi ! Noël en mai ! On n’a pas idée ! Si même au ciel il n’y a plus de saisons, ou va-t-on ? » Certains mêmes, j’ose à peine le dire, chuchotèrent que, là-haut, le patron devenait gentiment gâteux…

Et quelles réclamations ! Comme personne n’avait été averti, rien n’était prêt. Les stocks de crèches s’entassaient au fond des entrepôts. Les jeunes sapins grandissaient encore dans les clairières. Les commerçants s’arrachaient les cheveux : Noël sans cadeaux, Noël sans vitrines, Noël sans traineaux, sans dindes, sans marrons glacés, sans chocolats et sans vin chaud ? Quelle catastrophe ! Et dans les églises, quelle bousculade ! Prêtres et pasteurs tournaient comme des hélices en ronchonnant : tous les programmes de paroisse étaient chamboulés. Quant aux  gens, il cherchaient à comprendre : Noël sans congé ? Noël sans sports d’hiver ? Sans cartes de voeux, sans Nouvel An derrière pour remettre ça ? Quelle histoire !

Arriva le soir du 16 mai. Dans les salles de séjour, dans les cuisines, dans les sacristies, rien n’était comme d’habitude. Tout le monde était quelque peu déboussolé. Tout le monde était déçu, je crois, en songeant à tout ce qu’il manquait pour faire un vrai Noël…

Tout le monde ? Non ! Dans un coin perdu, quelques bergers et trois savants un peu rêveurs balbutiaient de joie. Ils avaient deviné, eux, que Noël, c’est l’inattendu de Dieu qui prend visage sur la terre des humains.

« Une pause par jour » – 20 décembre 2021

Première lecture – « Voici que la vierge est enceinte » (Is 7, 10-14) – Lecture du livre du prophète Isaïe

En ces jours-là, le Seigneur parla ainsi au roi Acaz : « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. »
Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. » Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu ! C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous). » – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 19 décembre 2021

Première lecture – « De toi sortira celui qui doit gouverner Israël » (Mi 5, 1-4a) – Lecture du livre du prophète Michée

Ainsi parle le Seigneur : Toi, Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois. Mais Dieu livrera son peuple jusqu’au jour où enfantera… celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les fils d’Israël. Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu. Ils habiteront en sécurité, car désormais il sera grand jusqu’aux lointains de la terre, et lui-même, il sera la paix ! – Parole du Seigneur.

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