« Une pause par jour » – 14 février 2023

S. Cyrille, moine, et Saint Méthode, évêque

Première lecture – « Nous nous tournons vers les nations païennes » (Ac 13, 46-49) – Lecture des Actes des Apôtres 

En ces jours-là, à Antioche de Pisidie, Paul et Barnabé déclarèrent aux Juifs avec assurance : « C’est à vous d’abord qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes. C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. » En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle devinrent croyants. Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région – Parole du Seigneur.

Psaume 116 (117)

R. : Allez dans le monde entier. Proclamez l’Evangile ou Alléluia !

Louez le Seigneur, tous les peuples ; fêtez-le, tous les pays ! R/

Son amour envers nous s’est montré le plus fort ; éternelle est la fidélité du Seigneur ! R/

Évangile – « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux »- Alléluia –  (Lc 10, 1-9) – Evangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps là, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : “Paix à cette maison.” S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.”

Soixante-douze disciples supplémentaires ! et le texte nous dit : « soixante-douze parmi ces disciples ». Il faut donc comprendre que ces soixante-douze-là ne sont qu’une partie des disciples de Jésus ! Alors, combien étaient-ils, au total ? Certainement plus d’une centaine, à suivre Jésus sur les routes de Palestine. Ils ne devaient pas passer inaperçus ! Et Jésus dit pourtant que les ouvriers sont peu nombreux !
Il envoie donc deux par deux ses disciples. Trente-six binômes pour évangéliser la région, en passant de ville en ville. Ces chiffres ne sont évidemment pas dus au hasard : trente-six, c’est trois fois douze. Trois, le chiffre parfait de l’unité, et douze, nombre chargé de sens dans la tradition biblique : les douze fils de Jacob qui ont fondé les douze tribus d’Israël, les douze apôtres… On trouve dans la Bible de nombreuses autres affectations, toutes positives, de ce nombre douze.

Il faut donc comprendre l’envoi des ces soixante-douze comme une mission donnée à un grand nombre de personnes, au-delà du cercle restreint des proches de Jésus. Par extension, on peut donc se sentir soi-même concerné par cet envoi en mission ! C’est nous que Jésus envoie ! C’est vous, c’est moi ! « priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » Personne n’est de trop ! c’est un appel à toutes les bonnes volontés.
Cependant, avant de les laisser partir, il les envoie en formation. Formation accélérée et rudimentaire, mais formation tout de même. On ne part pas en mission comme ça, sans savoir. Tiens, au fait : et moi ? Quelle est ma formation ? Quelle part de mon emploi du temps est-ce que je consacre à ma formation ? Comment suis-je armé pour résister aux pressions du monde dans lequel je suis envoyé ? N’ai-je pas à m’interroger sérieusement sur ce point ?

Jésus, donc, précise à ses soixante-douze missionnaires ce qu’il attend d’eux. Et qu’est-ce qu’il attend d’eux, justement ? qu’est-ce qu’il attend de nous, ce Jésus qui nous envoie nous aussi en mission ?

En premier lieu, annoncer la paix, et demeurer chez les gens ; manger et boire avec eux ce qu’ils nous offriront. Vivre avec eux, vivre parmi eux. Mais pas comme eux ! notre mission ne consiste pas à imiter le monde dans lequel nous sommes. C’est la grande tentation, et beaucoup nous sollicitent dans ce sens. Mais Jésus lui-même le dit ailleurs dans l’Évangile : nous sommes dans le monde, mais pas du monde. Nous devons garder notre identité de chrétien pour pouvoir être signe au cœur du monde. Ensuite, Jésus demande à ses soixante-douze envoyés de guérir les malades ! Nous n’avons certes pas ce pouvoir, mais nous avons mission de nous mettre à l’écoute des souffrances de chacun, et de les confier dans nos prières à Dieu qui prend soin de tous. Et enfin, annoncer la venue du règne de Dieu ! Et nous savons bien comme c’est difficile d’annoncer Dieu dans ce monde qui fait tant d’efforts pour l’évacuer. Mais, il nous a prévenus, nous sommes envoyés « comme des agneaux au milieu des loups ». c’est souvent le sentiment que j’ai, quand je regarde mon milieu de vie, ma familles, mon bureau, mon entreprise, mon atelier.

Alors, mission impossible ? je ne crois pas. Au risque de vous étonner vous-mêmes, je vous propose d’expérimenter cette phrase d’un croyant : « quand Dieu demande, il donne de pouvoir ».

Bonne mission à chacun.

Daniel BICHET, diacre permanent.

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Mon royaume n’est pas de ce monde

Mon Royaume n´est pas de ce monde,
Mais il est parmi vous.
Mon Royaume n´est pas de ce monde,
Mais il est au milieu de vous.

1
Partout le vent se lève
Sans dire son chemin.
Sans bruit monte la sève,
En terre germe le grain.
2
Caché en pleine pâte
Travaille le levain.
Soudain la fleur éclate
Dans l´ombre du matin.
3
Voyez : le blé en herbe
Surgit de vos labours.
Bientôt deviendra gerbes,
Demain cuira au four.

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