« Une pause par jour » – 3 novembre 2017

30ème Semaine Ordinaire – Première lecture (Romains 9, 1-5)

Frères, c’est la vérité que je dis dans le Christ, je ne mens pas, ma conscience m’en rend témoignage dans l’Esprit Saint : j’ai dans le cœur une grande tristesse, une douleur incessante. Moi-même, pour les Juifs, mes frères de race, je souhaiterais être anathème, séparé du Christ : ils sont en effet Israélites, ils ont l’adoption, la gloire, les alliances, la législation, le culte, les promesses de Dieu ; ils ont les patriarches, et c’est de leur race que le Christ est né, lui qui est au-dessus de tout, Dieu béni pour les siècles. Amen. – Parole du Seigneur. 

Evangile (Luc 14, 1-6)

Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient. Or voici qu’il y avait devant lui un homme atteint d’hydropisie. Prenant la parole, Jésus s’adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens pour leur demander : « Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? » Ils gardèrent le silence. Tenant alors le malade, Jésus le guérit et le laissa aller. Puis il leur dit : « Si l’un de vous a un fils ou un bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas aussitôt l’en retirer, même le jour du sabbat ? » Et ils furent incapables de trouver une réponse. – Acclamons la Parole de Dieu. 

Missionnaires pour vrai

Paul exprime sa douleur de constater que ses frères de sang n’acceptent pas le Christ comme Messie. Beaucoup de ses compatriotes ont connu Jésus et l’ont vu à l’œuvre, mais cela n’a rien changé dans leur vie. Voilà qui rappelle notre propre monde aujourd’hui. Pour beaucoup de gens, le Christ est une histoire ancienne sans conséquence ou une invention de quelques illuminés. Comme Paul, nous nous retrouvons dans une situation où annoncer l’Évangile ne va pas de soi. Mais notre foi ne peut se vivre strictement entre les murs de nos maisons et de nos églises. L’Esprit nous envoie dans le monde; avec son soutien, nous pouvons devenir de véritables missionnaires, malgré les difficultés.

Au-delà de la Loi

Dans la lecture évangélique, Jésus s’en prend à ceux qui le critiquent parce qu’il a procédé à une guérison un jour de sabbat. Il leur fait prendre conscience que la Loi a ses limites, que l’important est d’accomplir le plus grand bien possible. Personne n’ose rétorquer quoi que ce soit à ses paroles pleines de sagesse. Le sabbat, jour du Seigneur, appelle le repos, mais pas au détriment de celles et ceux qui ont besoin de guérison. D’ailleurs, avec Jésus, les périodes de repos se font rares: il est toujours prêt à venir en aide à la personne éprouvée ou mal en point. Il est en cela l’exemple par excellence de la manière d’être disciples et missionnaires au cœur du monde.

Mais il y a tant de misère autour de nous

Comment puis-je remercier Dieu,

quand mon voisin souffre de la faim et de la soif?

Comment puis-je dire:

merci, Seigneur, pour ce repas ?

Quand mon voisin est nu et qu’il dort dans la rue,

faut-il vraiment que je dise:

Ta bonté, ô Dieu, soit bénie?

Ai-je le devoir de louer Dieu,

quand il me donne, à moi seul, liberté et santé?

Quand mon voisin est opprimé et malade,

suis-je obligé de dire: Ta miséricorde soit louée ?

Quand des millions d’hommes

continuent à vivre dans les ténèbres,

devrais-je dire: Merci à toi, ô Dieu,

de me compter au nombre des élus?

Mon enfant, je ne te donne pas à boire et à manger

pour que tu sois seul rassasié

et que tu vives dans la joie.

Je te fais ce cadeau pour que tu partages

ton repas avec ton voisin qui crie famine.

Quand tu l’auras rassasié, il reconnaîtra ma sollicitude

et il me dira merci.

Mon enfant, je ne te donne pas vêtement et logis

pour que tu connaisses le confort

et que l’orgueil te monte à la tête.

C’est pour que ton manteau

réchauffe ton voisin qui grelotte

et pour que ta maison abrite les malheureux :

quand ils connaîtront, à travers toi, ma bonté,

ils me béniront.

Mon enfant, je ne te donne pas santé et liberté

pour que tu jouisses sans épreuve de la vie.

Tu es robuste, alors tu peux assister

les malades et les vieilles gens ;

tu es libre, alors tu peux aider les opprimés

à devenir libres, eux aussi ;

quand ils reconnaîtront, à travers toi, ma miséricorde,

ils me loueront.

Mon enfant, je ne t’ai pas élu

pour que tu te sentes tranquille et assuré

dans le temps présent et dans l’éternité.

Je t’ai élu pour que tu œuvres avec moi.

Si tu portes témoignage à mon amour

au milieu des hommes,

ils sauront que je suis là,

leurs ténèbres seront changées en jour

et, avec toi, ils me célébreront et me diront merci.

Johnson Gnanabaranam

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