« Une pause par jour » – 28 septembre 2017

25ème Semaine Ordinaire – Première lecture (Aggée 1, 1-8)

La deuxième année du règne de Darius, le premier jour du sixième mois, la parole du Seigneur fut adressée, par l’intermédiaire d’Aggée, le prophète, à Zorobabel fils de Salathiel, gouverneur de Juda, et à Josué fils de Josédeq, le grand prêtre : Ainsi parle le Seigneur de l’univers : Ces gens-là disent : « Le temps n’est pas encore venu de rebâtir la maison du Seigneur ! » Or, voilà ce que dit le Seigneur par l’intermédiaire d’Aggée, le prophète : Et pour vous, est-ce bien le temps d’être installés dans vos maisons luxueuses, alors que ma Maison est en ruine ? Et maintenant, ainsi parle le Seigneur de l’univers : Rendez votre cœur attentif à vos chemins : Vous avez semé beaucoup, mais récolté peu ; vous mangez, mais sans être rassasiés ; vous buvez, mais sans être désaltérés ; vous vous habillez, mais sans vous réchauffer ; et le salarié met son salaire dans une bourse trouée. Ainsi parle le Seigneur de l’univers : Rendez votre cœur attentif à vos chemins : Allez dans la montagne, rapportez du bois pour rebâtir la maison de Dieu. Je prendrai plaisir à y demeurer, et j’y serai glorifié – déclare le Seigneur. – Parole du Seigneur. 

Évangile (Luc 9, 7-9)

En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, entendit parler de tout ce qui se passait et il ne savait que penser. En effet, certains disaient que Jean le Baptiste était ressuscité d’entre les morts. D’autres disaient : « C’est le prophète Élie qui est apparu. » D’autres encore : « C’est un prophète d’autrefois qui est ressuscité. » Quant à Hérode, il disait : « Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? » Et il cherchait à le voir. – Acclamons la Parole de Dieu. 

La figure d’Hérode est surprenante, un mélange d’intérêts, de curiosités envers Jésus et aussi une terrible faiblesse envers l’image qu’il peut donner de lui-même, avec la scène terrible de la condamnation à mort de Jean Le Baptiste pour ne pas perdre la face devant ses proches… Dans ce passage de saint Luc, Hérode trace un cheminement d’ouverture… pour un homme de pouvoir qui sent naître en lui l’appel à devenir pèlerin… Saura-t-il aller au-delà, troquer sa place centrale pour devenir ce pauvre à la périphérie désirant rencontrer l’autre ? Et, nous faisons-nous de même, sommes-nous Hérode, ou sommes-nous Moïse ?

« Il ne savait que penser. En effet, certains disaient » Penser demande de prendre appui sur un élément stable, ou éprouver comme tel. René Descartes le dit, lui-même, d’une certaine manière paradoxale. C’est d’éprouver le doute qui le conduit à déclarer son existence dans sa fameuse formule « je pense donc je suis ». Là, à partir du dire des uns et des autres, Hérode ne sait que penser… Il est confronté à une multitude d’échos non parfaitement cohérents. Cela le sollicite personnellement…

« Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? » Un désir se fait jour en lui, un désir de connaître la source de ce qui l’intrigue, un détournement se propose à lui, une question qui l’éveille le suscite, une invitation qui s’offre à lui, dont la réponse ne dépend que de lui… Sachons repérer en nos vies, ce qui surgit et qui nous sollicite indépendamment de tout le reste. Notre réponse signe alors la personne que nous sommes ? Restons-nous sur notre trajectoire habituelle ou risquons-nous une ouverture ?

« Et il cherchait à le voir » Il y a loin de la coupe aux lèvres, de l’intention à la réalisation… Découvrir sa capacité d’action véritable, se mettre en mouvement, lâcher sa position, s’ouvrir, devenir pèlerin… Par-là, seulement, la nouveauté, qui me fait signe, peut me rejoindre… Mouvement toujours offert, depuis Abraham, qui quitte son pays, depuis Moïse qui se détourne et enlève ses sandales. Hérode restera dans l’entre deux, inactif… Sachons, nous, entrer dans la nouveauté du jour, sachons devenir pauvre pèlerin de notre quotidien, le Seigneur nous y attend.

Père Jean-Luc Fabre (dans « jardinier de Dieu »)

Je désire ce qui te plaît

Mon Dieu, inspire-nous l’obéissance

et préserve-nous de la révolte.

Aide-nous à désirer ce qui te plaît

et fais-nous habiter tes jardins d’abondance.

 

Dissipe loin de nos esprits les nuages du doute,

ôte de nos cœurs le voile de la contestation.

Fais disparaître de nos âmes ce qui est vain,

affermis la vérité au plus profond de nous-mêmes.

 

Mon Dieu, emporte-nous au souffle de ton salut

et fais-nous jouir de tes entretiens.

Fais-nous boire aux vasques de ton amour

et fais-nous goûter la douceur de ton amitié

et de ta présence.

Que notre combat soit pour Toi

et que notre souci soit de t’obéir.

 

Purifie nos intentions

pour que nous agissions envers Toi dans la sincérité ;

nous sommes par Toi et pour Toi,

et nous n’avons pour aller vers Toi

d’autre moyen que Toi.

Attribuée à Ali ben al Husayn

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