« Une pause par jour » – 2 mai 2017

3ème semaine de Pâques – Actes 7,51 —8 – Psaume 30 (31) – Jean 6, 30-35 – « Seigneur Jésus, reçois mon esprit » (Ac 7, 51 – 8,1a) – Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là, Étienne disait au peuple, aux anciens et aux scribes : « Vous qui avez la nuque raide, vous dont le cœur et les oreilles sont fermés à l’Alliance, depuis toujours vous résistez à l’Esprit Saint ; vous êtes bien comme vos pères ! Y a-t-il un prophète que vos pères n’aient pas persécuté ? Ils ont même tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, celui-là que maintenant vous venez de livrer et d’assassiner. Vous qui aviez reçu la loi sur ordre des anges, vous ne l’avez pas observée. » Ceux qui écoutaient ce discours avaient le cœur exaspéré et grinçaient des dents contre Étienne. Mais lui, rempli de l’Esprit Saint, fixait le ciel du regard : il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu.

Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. » Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui, l’entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider.
Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul.
Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. »
Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort. Quant à Saul, il approuvait ce 
meurtre.

Résister à l’Esprit Saint

En accusant les membres du grand conseil de Jérusalem de résister à l’Esprit du Seigneur, Etienne essaie de leur montrer combien il est essentiel de reconnaître celui que le Père a envoyé. Plus qu’un prophète, Jésus constitue la révélation définitive de Dieu. Pain vivant descendu du ciel, il se fait nourriture pour donner la vie au monde. Les interlocuteurs d’Etienne semblent incapables de reconnaître en Jésus autre chose qu’un faux messie terrestre, un imposteur. L’apôtre agit comme les prophètes d’autrefois, à la différence que l’Esprit lui permet, avant sa mort, de voir la glorification du Christ et d’en témoigner. Cette vision apaise ses souffrances et le fait entrer dans la gloire du Royaume.

La fécondité du martyre

Le récit de la lapidation d’Étienne mentionne par deux fois la présence de Saul. Celui-ci, en approuvant le meurtre, devient inconsciemment témoin de l’œuvre de Dieu. Secrètement, l’Esprit le prépare à une mission semblable à celle d’Étienne. Assistant à la lapidation, il aura lui aussi plus tard cette audace de tenir tête aux autorités en proclamant la Bonne Nouvelle. Déjà, le martyr porte une fécondité insoupçonnée. Maintes fois, les persécuteurs n’ont fait qu’attiser le feu plutôt que de l’éteindre. La foi chrétienne est ainsi faite: le Christ est à la tête d’une longue série de témoins de l’amour de Dieu qui vont jusqu’à offrir leur vie pour le message libérateur qu’ils portent. Etienne, premier martyr chrétien, inaugure le temps du témoignage qui donne des fruits au-delà de tout ce que l’on peut imaginer.

Prière : Nous renaissons à ta vie

Seigneur, tu connais nos aspirations.

Nous cherchons à être heureux,

à être des vivants et à nous déployer,

à réussir dans un monde qui ne fait pas de cadeau.

Tu sais combien cela est difficile,

et comme parfois nous avons mal sur les parois rocheuses

de cette ligne de crête.

 

Toi, tu nous aimes tels que nous sommes

dans une dynamique:

celle du passage de la mort à la résurrection.

Tu nous appelles patiemment

à nous transformer, à mourir à nous-mêmes,

à nous élargir pour mieux te rencontrer.

N’est-ce pas cela ressusciter?

Devenir nous-mêmes, fils ou fille,

à l’image de celui qui nous a créés?

 

Tu nous façonnes à travers les paroles,

les rencontres, les petits événements du quotidien.

Tu nous montres inlassablement

ce qui en nous aspire à changer,

à guérir, ce qui est obscurci.

Tu fais venir à notre conscience

les domaines enténébrés et prisonniers

qui sont les nôtres

jusqu’à ce que nous ayons soif d’être libérés

et que nous criions vers toi.

 

Oui, Seigneur,

apprends-nous à dire oui

dans les « passages » et les nuits que nous traversons.

Oui à nous livrer à toi avec confiance,

même si nous ne comprenons plus rien.

Car en toi, il n’y a plus de condamnation.

Ainsi tu viens faire en nous ton œuvre,

et de morts que nous étions,

nous renaissons à ta vie.

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