« Une pause par jour » – 19 avril 2017

Octave de Pâques – Actes 3, 1-10 – Psaume 104 (105) – Luc 24, 13-35 – « Ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus, lève-toi et marche » (Ac 3, 1-10) – Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là, Pierre et Jean montaient au Temple pour la prière de l’après-midi, à la neuvième heure. On y amenait alors un homme, infirme de naissance, que l’on installait chaque jour à la porte du Temple, appelée la « Belle-Porte », pour qu’il demande l’aumône à ceux qui entraient. Voyant Pierre et Jean qui allaient entrer dans le Temple, il leur demanda l’aumône. Alors Pierre, ainsi que Jean, fixa les yeux sur lui, et il dit : « Regarde-nous ! » L’homme les observait, s’attendant à recevoir quelque chose de leur part.

Pierre déclara : « De l’argent et de l’or, je n’en ai pas ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazaréen, lève-toi et marche. » Alors, le prenant par la main  droite, il le releva et, à l’instant même, ses pieds et ses chevilles s’affermirent. D’un bond, il fut debout et il marchait. Entrant avec eux dans le Temple, il marchait, bondissait, et louait Dieu. Et tout le peuple le vit marcher et louer Dieu. On le reconnaissait : c’est bien lui qui était assis à la « Belle-Porte » du Temple pour demander l’aumône. Et les gens étaient frappés de stupeur et désorientés devant ce qui lui était arrivé.                

Donner ce que l’on a

En lisant la première lecture, nous pouvons nous dire que nous n’avons jamais fait de miracles comme Pierre et Jean et que nous n’en ferons jamais. Mais il y a beaucoup plus à comprendre de ce texte. «De l’or et de l’argent, je n’en ai pas; mais ce que j’ai, je te le donne.» Ces paroles de l’apôtre nous interpellent. La grande majorité d’entre nous ne possède ni grande richesse ni don de guérison. Mais nous avons pourtant bien quelque chose, et c’est cela qu’il faut arriver à donner. Si nous avons du temps, alors donnons-en. Si nous avons une capacité d’écoute, alors écoutons. Si nous avons un bon discernement, aidons les autres à prendre des décisions éclairées. Si nous avons des talents manuels, mettons-les au service des autres. Dieu nous a tous donné quelque chose que nous pouvons offrir. Sachons le reconnaître et le mettre au service du monde. Ainsi, le Christ continuera d’agir dans nos petits gestes.

Le cœur brûlant (Evangile du jour)

La peine peut facilement nous aveugler. Nous en avons un exemple avec les disciples d’Emmaüs. Il nous arrive de marcher comme eux, tout tristes, avec un sentiment d’abandon. Pourtant, tout comme avec les disciples d’Emmaüs, Jésus fait route à nos côtés. Comment le reconnaître? L’évangile du jour nous donne une piste de réponse. Jésus parcourt les Écritures et les explique à ses deux compagnons de marche. Pourquoi, quand tout va mal, ne pas nous arrêter, relire les Ecritures et demander au Seigneur lui-même de nous les expliquer et de nous aider à comprendre ce que nous vivons? Et qui sait, peut-être aurons-nous le « cœur brûlant » comme les deux disciples. Dieu est là. Il marche avec nous. Exerçons-nous à le reconnaître.

Prière : Pour une vraie guérison

Seigneur, délivre-moi de mes gémissements ;
Ôte de mes lèvres les mots amers
et de ma bouche les cris désabusés.
Viens au secours de ma détresse
que je nourris chaque jour de mes lamentations.

Tu as guéri l’aveugle qui, – sans le savoir, –
marchait sur les pieds de ses frères
et le paralytique qui se laissait porter sans cesse par les autres.
Le muet, – grâce à toi, – a su briser sa solitude
et le sourd a entendu l’appel de ses amis.

Guéris-moi donc, Seigneur, du cancer qui me ronge
et dont la racine est ancrée
non dans ma chair, mais dans mon coeur.

Aujourd’hui, fais entrer dans ma demeure ton sourire
et la foi dans un nouveau bonheur.
Je remets entre tes mains mes épreuves
afin de prendre sur moi celles qui m’environnent.

Alors je deviendrai signe de rédemption ;
j’annoncerai ton Royaume à mes frères ;
je les entourerai de ma tendresse
sans plus attendre leurs premiers pas.
Ma croix sera le gage de ton salut qui passe
et mon amour nous sauvera de la stérilité.

Béni sois-tu, Seigneur, toi qui choisis le faible
pour témoigner de tes merveilles.
Béni sois-tu pour le miracle de la foi
qui fait de la souffrance une source d’eau vive
et de l’hiver, la route du printemps.
Béni sois-tu, enfin, toi qui guéris l’infirme
chaque fois que l’infirme a pu guérir son frère.

Amen.

Auteur : Léonard-Etienne Hilaire

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