« Une pause par jour » – 10 avril 2017

Lundi Saint – Isaïe 42, 1-7 – Psaume 26 (27) – Jean 12, 1-11 – «Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement» (Jn 12, 1-11) – Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts. On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus.  

Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle répandit le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum. Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? » Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait.

Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. »

Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait réveillé d’entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus.
           

Marie prit alors un demi-litre d’un parfum très cher, […] et le répandit sur les pieds de Jésus,  puis elle les essuya avec ses cheveux.  Toute la maison se remplit de l’odeur du parfum. (Jean 12, 3)

On pourrait crier au gaspillage! Utiliser autant de parfum de bonne qualité pour les verser sur les pieds de quelqu’un, même si c’est Jésus! Plusieurs crient au scandale en visitant les splendides cathédrales et basiliques de Rome. Les marbres et les dorures choquent: «C’est ça, une Église pauvre pour les pauvres!»

Jésus rabroue Judas qui s’élève contre le geste de Marie. Pour lui, il n’est pas question d’opposer le besoin des appauvris à des élans d’amour. Ce n’est pas du même ordre. Il faut à la fois écouter le cri des pauvres et l’appel du cœur. Paul nous exhortera à ne pas freiner les élans généreux qui poussent à l’intérieur de nous. C’est beaucoup ce qui a motivé des générations d’artisans à rechercher les matériaux les plus nobles, à user de créativité artistique pour faire de leur église le plus beau des joyaux. Ils empruntaient le chemin de la beauté pour servir et louer leur Dieu.

Il y a un temps pour la célébration et un temps pour la charité envers le prochain. Jésus accueille le geste de tendresse et d’amour de Marie dans la maison de ses amis; il sait que c’est sa visite d’adieu. C’est l’heure de célébrer l’amitié et la relation qui les unissent. Jésus, en d’autres temps et en d’autres lieux, aura faim et soif, sera malade et en prison; ce sera alors le temps de la compassion.

 

Seigneur Jésus, tu t’es laissé embaumer de tendresse par ton amie Marie. Tu as vu cette attention comme un signe de la préparation de ton corps lors de ta prochaine sépulture. Aucun déni chez toi. Tu es toute conscience, toute présence à ce que tu vis, mais aussi tu es tout accueil au geste affectueux de Marie. Apprends-moi à affronter la réalité avec lucidité par rapport à ce que je vis, tout en demeurant ouverte aux besoins de mes frères et soeurs.

Prière  : Jésus, mon guide

Seigneur Jésus, mon guide et mon ami,
tu m’as ouvert tous les chemins du monde ;
tu m’as précédé sur toutes les routes
pour que jamais je ne sois sans lumière.

Quand je suis seul,
je me souviens de toi, priant dans le désert ;
quand je suis pauvre,
je revis ta naissance dans la nuit de Noël ;
quand je suis affligé,
je te revois près de Lazare.

Il n’y a pas un sentier de la vie
que tu n’aies emprunté avant moi.

Quand je me sens trahi,
je me souviens que quelqu’un t’a livré ;
quand je subis l’injustice,
je pense à toi devant tes juges ;
quand l’angoisse m’étreint,
ton agonie est sous mes yeux ;
et quand la mort trouble ma paix,
je te regarde en croix.

Ainsi, Jésus, tu es mon guide,
mon premier de cordée
sur la montagne du Tabor.

Tu es aussi mon modèle ;
rien qu’en te regardant, je sais !
Je sais comment aimer,
je sais comment souffrir,
comment vivre le grand projet de Dieu.

Que ta force à présent
s’ajoute à ta lumière
pour que je rende visible ton visage
dans le monde présent.

Auteur : Hilaire Léonard-Etienne

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