« Une pause par jour » – 1er avril 2017

Samedi de la quatrième semaine de Carême – Jérémie 11, 18-20 – Psaume 7 – Jean 7, 40-53 – Est-ce de Galilée que vient le Christ ? (Jn 7, 40-53) – Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : «C’est vraiment lui, le Prophète annoncé! » D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ? L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? »

C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui. Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui. Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent :«Pourquoi ne l’avez-vous pas amené?»

Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! » Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissés égarer ? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! »

Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit : « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? » Ils lui répondirent : « Serais- tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! » Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.
                             

Nicodème leur dit: « Selon notre loi, nous ne pouvons condamner un homme sans l’avoir entendu et sans savoir ce qu’il a fait.» (Jean 7, 50-51)

Dans une société de droit comme la nôtre, il va de soi que toute personne ne peut être jugée et condamnée sans procès. On veut connaître les faits. On demande à entendre la version de l’accusé et celle de la victime ou de la couronne. On cherche des preuves de culpabilité. Tous ont droit à une défense. Et pourtant!

Et pourtant, il me semble que nous ayons parfois le jugement facile et les préjugés tenaces. Je ne voudrais pas raviver de polémique, mais évoquons simplement les échanges discourtois, sinon haineux, lors du débat sur la charte de la laïcité au Québec. Je pense aussi à la difficulté qu’ont plusieurs immigrants aux noms arabes ou africains à se trouver un emploi selon leurs compétences. Nous connaissons tous des propriétaires qui jouent d’astuces pour ne pas louer de logement à des assistés sociaux ou à des familles nombreuses. Les jeunes et les aînés ne sont pas épargnés: les uns sont dits instables, les autres moins productifs; les uns sont écervelés, les autres dépassés. Les réseaux sociaux sont des lieux où se crachent, sans filtres, les pires ignominies; des réputations sont salies, et cela peut entraîner des drames personnels fort regrettables.

L’évangéliste Jean nous fait voir que Jésus a été objet de controverse chez ses contemporains. Les pharisiens l’avaient décidé: il ne pouvait être le Messie, puisqu’il était Galiléen. Nicodème a pris cette fois-là sa défense et a ramené tout le monde à la raison. Mais pour combien de temps?

Seigneur Jésus, nous n’étions pas de ceux qui s’interrogeaient sur ta mission de prophète ou de Messie. Grâce aux disciples qui t’ont vu après ta résurrection, nous croyons que tu es le Messie, le Fils de Dieu. Peu nous importe que tu viennes de Bethléem, cité de David, ou de Nazareth en Galilée; nous reconnaissons en toi notre Sauveur. Que ton Esprit nous garde dans la foi en ta personne.

Te rencontrer

Si on ne peut pas expliquer par des paroles
ce que l’on chante dans son cœur,
je voudrais quand même Te dire
qu’être face à Toi, Jésus,
c’est toujours un événement,
Quelle audace que la mienne
qui me tiens là devant Toi!
Je me sens vraiment très petit,
mais je suis sans crainte, je n’ai pas peur.
Je te sais avec moi,
je suis tranquille et heureux.
Ta bonté est infinie,
Ton amour on l’écrit avec un grand  »A ».
Près de Toi je suis sûr de ne pas être déçu…
Comment Toi, le Christ, pourrais-Tu décevoir?
Près de Toi, c’est pour ainsi dire un grand moment
de silence et d’apaisement dans ma journée.

Je mets de côté mes petites souffrances quotidiennes,
d’ailleurs, c’est toi qui les soulages quand je t’en prie.
Et puis les tiennes furent si cruelles que les miennes,
à quoi bon en parler?

Je mets de côté mon stress et mes petites angoisses
lorsque je pense à ce que tu as ressenti
au  »jardin des oliviers ».

Je mets de côté mes craintes et mes doutes,
car de Toi viennent l’assurance et la vérité.

Je mets de côté mes amitiés vacillantes
et mes relations difficiles avec les autres
car Ta fidélité est sans égal et éternelle.

Je mets de côté ma hâte et mon impatience.
Par ton éternité tu me montres un autre temps.

Je mets de côté mon ignorance
et mon questionnement en toute chose
car c’est Ta parole qui est La réponse à toutes choses.

Alors, sans réfléchir, je me dis qu’être près de Toi
c’est amplement suffisant,
que je n’ai pas besoin des autres!..
Et puis je reviens vite sur cette pensée
car si tu es là, bien là, présent devant moi,
tu es aussi présent dans le coeur
et dans le regard de chacun de nous.
A travers Toi, c’est à mes frères
que je porte mon amitié et mon amour
et, à travers eux, c’est à Toi
que j’offre cette amitié et cet amour.

Seigneur Jésus,
nous avons tous besoin de l’autre pour Te rencontrer.

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