« Une pause par jour » – 10 mars 2017

dieu-amour-300x233Vendredi de la première semaine de carême – Ézékiel 18, 21-28 – Psaume 129 (130) – Matthieu 5, 20-26 – « Prendrais-je donc plaisir à la mort du méchant, et non pas plutôt à ce qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive ? » (Ez 18, 21-28) – Lecture du livre du prophète Ézékiel

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Si le méchant se détourne de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe tous mes décrets, s’il pratique le droit et la justice, c’est certain, il vivra, il ne mourra pas. On ne se souviendra d’aucun des crimes qu’il a commis, il vivra à cause de la justice qu’il a pratiquée. Prendrais-je donc plaisir à la mort du méchant – oracle du Seigneur Dieu –, et non pas plutôt à ce qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive ? Mais le juste, s’il se détourne de sa justice et fait le mal en imitant toutes les abominations du méchant, il le ferait et il vivrait ? Toute la justice qu’il avait pratiquée, on ne s’en souviendra plus : à cause de son infidélité et de son péché, il mourra ! Et pourtant vous dites : « La conduite du Seigneur n’est pas la bonne. »
Écoutez donc, fils d’Israël : est-ce ma conduite qui n’est pas la bonne ? N’est-ce pas plutôt la vôtre ? Si le juste se détourne de sa justice, commet le mal, et meurt dans cet état, c’est à cause de son mal qu’il mourra. Si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie. Il a ouvert les yeux et s’est détourné de ses crimes. C’est certain, il vivra, il ne mourra pas.

«Pensez-vous que j’aime voir mourir les méchants? Je vous le déclare, moi le Seigneur Dieu, tout ce que je désire, c’est qu’ils changent de conduite et qu’ils vivent.» (Ézékiel 18, 23)

Il y a de ces beaux passages dans l’Ancien Testament qui contrastent tellement avec ceux qui parlent d’un Dieu vengeur et impitoyable envers ses ennemis. Des paroles qui contredisent les récriminations du peuple élu qui veut limiter son Dieu à la Loi du talion (« œil pour œil, dent pour dent»). Ou, pis encore, l’associer à l’anéantissement complet de ses adversaires, dans la brutalité et la cruauté. Oui, il y a de ces beaux passages qui ont sûrement inspiré Jésus et balisé sa conduite.

Le Dieu que Jésus nous présente fait briller son soleil autant sur les méchants que sur les bons. Il commande la fête pour le fils repentant, il réserve une place de choix dans son royaume aux pécheurs et aux prostituées. Le Dieu que nous présente Jésus n’exerce pas la justice à la manière des humains; il dépasse infiniment les bornes de nos pardons, de notre générosité, de notre compassion. Son pari, c’est que son amour soit si grand, si fort, si perceptible que le cœur des égarés s’enflamme et désire ne plus jamais se séparer de lui. Ce qu’il veut pour tous ses enfants, quels qu’ils soient, c’est la vie en plénitude.
Et Jésus l’a bien compris, lui qui a choisi de délaisser les bien portants pour endosser le sarrau du médecin et s’approcher des blessés de tout genre, des malades de l’âme et du corps.

Prière

Seigneur Jésus, tu n’as pas écrasé de tes jugements et de tes reproches les hommes et les femmes qui transgressaient la Loi. Au contraire, tu les as préférés parce qu’ils avaient davantage besoin d’amour et de compassion. Donne-nous ton Esprit; qu’il nous révèle la mesure de ton amour et qu’il nous aide à nous y conformer.

Pardon, pardon

Mon Dieu d’amour
Je te demande pardon pour toutes les fois
où j’ai manqué de respect à la dignité de l’homme,
pour toutes les fois où j’ai fait de l’humour facile,
toutes les fois où j’ai rabaissé méchamment
qui était présomptueux,
toutes les fois où j’ai dominé un plus faible,
que ce soit par mon savoir, ma position sociale ….

Je te demande pardon pour toutes les fois
où je n’ai pas accueilli par crainte d’être dérangé
par peur du ridicule, du jugement des autres,
par crainte de me salir (au propre et au figuré),
pardon pour quand je me suis détourné,
quand j’ai évité de voir (et pourtant je savais que c’était Toi), pour quand j’ai eu peur de me laisser envahir,
de prendre des risques,
toutes les fois où j’ai vu l’homme agressé, humilié
et où je suis resté sans rien faire,
les fois où j’ai approuvé intérieurement la vengeance.

Je te demande pardon pour les fois
où je me suis senti si bien après avoir fait quelque aumône,

toutes les fois où j’ai joué au père Noël,
même si c’était en Ton Nom.
Pardon pour tous les jugements hâtifs,
les condamnations à perpétuité,
toutes les fois où je n’ai pas donné de seconde chance,
pardon pour ces fois
où je n’ai pas été porteur ou témoin de Ta miséricorde.
Aussi pour toutes ces fois où j’ai exposé mon »savoir » religieux
au lieu de respecter le Silence où Tu es présent
et où tu peux agir.
Pardon pour toutes les fois où je n’ai pas été sincère,
où j’ai joué avec les sentiments, les travers,
les obsessions de mes frères humains.

Pardon de n’avoir pas su t’aimer en Tout et en Tous.
Gardes-moi dans Ta lumière,
que je puisse voir les choses depuis  »en haut »
avec tes yeux de bonté et de miséricorde.
Amen.

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