« Une pause par jour » – 8 mars 2017

tuesfaibleMercredi de la première semaine de carême – Jonas 3, 1-10 – Psaume 50 (51) – Luc 11, 29-32 – « Les gens de Ninive se détournèrent de leur conduite mauvaise » (Jonas 3, 1-10) – Lecture du livre du prophète Jonas

La parole du Seigneur fut adressée à Jonas : « Lève- toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne sur elle. » Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur. Or, Ninive était une ville extraordinairement grande : il fallait trois jours pour la traverser. Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant : « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! » Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, se vêtirent de toile à sac.
La chose arriva jusqu’au roi de Ninive. Il se leva de son trône, quitta son manteau, se couvrit d’une toile à sac, et s’assit sur la cendre. Puis il fit crier dans Ninive ce décret du roi et de ses grands : « Hommes et bêtes, gros et petit bétail, ne goûteront à rien, ne mangeront pas et ne boiront pas. Hommes et bêtes, on se couvrira de toile à sac, on criera vers Dieu de toute sa force, chacun se détournera de sa conduite mauvaise et de ses actes de violence. Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne se repentira pas, s’il ne reviendra pas de l’ardeur de sa colère ? Et alors nous ne périrons pas ! »  En voyant leur réaction, et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés.                        

Cette fois-ci, Jonas obéit à l’ordre du Seigneur et se mit en route pour Ninive. (Jonas 3, 3a)

«À force de se faire taper sur les doigts, il va finir par comprendre ». Ainsi parlent souvent, avec un large sourire, parents et grands-parents devant le petit qui, «capable tout seul», vit un autre échec. Il y a aussi cet ado, frondeur et impatient de se distancer de ses géniteurs, qui dévie systématiquement de l’ordre établi et se retrouve parfois dans de fâcheuses situations. Quoique parfois un peu découragés, les parents du jeune «anar» ne s’en font généralement pas trop: «Ça va lui passer!»

Désobéissant et rebelle. Cela ressemble à Jonas qui s’est détourné une première fois de la mission qui lui a été confiée et qui, plus tard, se plaindra de la trop grande magnanimité de Dieu. Un peu comme un enfant qui tape du pied pour montrer qu’il n’est pas content. Un peu comme un adolescent qui va s’enfermer dans sa chambre en criant: «Vous ne comprenez jamais rien!»

Notre Dieu, lent à la colère et plein d’amour — plein d’humour aussi — doit souvent «rire dans sa barbe» devant nos attitudes enfantines et adolescentes. Car, avouons-le, nous avons tous un petit Jonas en nous, un petit délinquant qui a besoin de se cogner le nez sur ses erreurs pour reprendre le chemin de la sagesse et du gros bon sens, le chemin de la Loi et des béatitudes.

Prière

Seigneur Jésus, toi aussi, jeune ado, tu as pris tes distances par rapport à tes parents. Pour toute explication, tu disais que tu suivais ta propre voie. Mais tu es revenu sagement à la maison pour mûrir plus longuement ta mission. Conduis-nous sur le chemin de l’obéissance, seul chemin de la Vie et de la Liberté.

Réconcilie-moi avec moi-même

Seigneur, tu connais cette triste lassitude
qui me ronge parfois le cœur !
Réconcilie-moi avec moi-même !
Que ta tendresse me rende confiance en moi,
me fasse exister à mes propres yeux !
Comment pourrais-je rencontrer et aimer les autres
si je ne me rencontre plus et ne m’aime plus !
Je voudrais avoir le courage de déverrouiller la porte
dont je tiens moi-même la clef !
Donne-moi la force de sortir de moi-même !
Dis-moi que je peux encore guérir,
dans la lumière de ton Regard et de ta Parole.
Seigneur, toi qui m’aimes tel que je suis
et non tel que je me rêve,
aide-moi à accepter mes pauvretés,
ma condition d’homme si limité
et pourtant appelé à se dépasser.
Apprends-moi à vivre avec mes ombres et mes lumières,
mes douceurs et mes colères,
mes rires et mes larmes, mon passé et mon présent.
Donne-moi de m’accueillir comme toi tu m’accueilles,
de m’aimer comme tu m’aimes.
Délivre-moi de la perfection que je veux me donner,
ouvre-moi à la sainteté que tu veux m’accorder.
Délivre-moi du remords de Judas
qui rentrant en lui-même, n’a pas su en sortir,
épouvanté et désespéré devant l’immensité de son péché.
Accorde-moi le repentir de Pierre
qui a su rencontrer ton regard,
appel silencieux chargé de tendresse…
Et si je dois, comme lui, pleurer
que ce ne soit pas sur mon orgueil humilié
mais sur ton amour offensé et blessé.

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