« Une pause par jour » – 6 mars 2017

matthieu_25_31-46Lundi de la première semaine de Carême – Lévites 19, 1-2.11-18 – Psaume 18 (19) – Matthieu 25, 31-46 – Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.

Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !”

Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? Tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? Tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? Tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? Tu étais nu, et nous t’avons habillé ? Tu étais malade ou en prison… Quand sommes- nous venus jusqu’à toi?”

Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”

Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.” Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?”

Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.”

Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

Le roi leur répondra: «Je vous le déclare, c’est la vérité: toutes les fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Matthieu 25, 40)

Qu’est-ce que ce roi qui prend les traits d’un mendiant, d’un prisonnier, d’un malade? Difficile de reconnaître un couronné lorsqu’il apparaît dénudé ou en réfugié épuisé. C’est connu, les courtisans font tout pour retenir l’attention d’une «V.I.P.» Les flatteurs se bousculent devant les puissants de ce monde. Les paparazzis rusent pour s’approcher des stars. On sort le chéquier pour s’asseoir près d’un ministre influent. Ils sont reconnaissables à leurs vêtements griffés, à leurs gardes du corps, à leurs attachés ou agents qui leur ouvrent le chemin. On ne peut se tromper. Mais un roi affalé sur la place, alité dans un couloir d’urgence, croupissant dans une geôle insalubre… Il faudrait que quelqu’un nous présente à lui. Alors là, Seigneur, nous serions toute attention.
C’est cela qui est beau dans la scène du Jugement dernier que nous présente Jésus. Les « brebis » ne savaient pas que c’était lui. Gratuitement, sans espoir de retour d’ascenseur, sans prévoir de privilèges ou de reconnaissances, elles ont ouvert leur cœur et leurs mains, ont donné de leur temps et de leur personne, tout simplement par compassion, bonté, charité.

Souvent, ce récit me console de la tristesse que j’ai devant le manque de foi de mes proches. S’ils laissent parler leur cœur et s’empressent de secourir celui qui a faim et soif, ils s’entendront dire: «Venez vous qui êtes bénis par mon Père, et recevez le Royaume qui a été préparé pour vous depuis la création du monde» (Matthieu 25, 34).

Prière

Seigneur Jésus, toi le roi de gloire, toi qui t’es identifié aux affamés et aux malheureux, apprends-moi à te reconnaître dans des habits souillés et déchirés. Ne détourne pas mon regard des miséreux. En les servant, que je devienne moi-même mendiant affamé de ta parole et de ton pain.

 

Prière de Saint François

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.

Là où est la haine, que je mette l’amour

Là où est l’offense, que je mette le pardon. 

Là où est la discorde, que je mette l’union

Là où est l’erreur, que je mette la vérité.

Là où est le doute, que je mette la foi.

Là où est le désespoir, que je mette l’espérance. 

Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière

Là où est la tristesse, que je mette la joie

Fais que je ne cherche pas tant à être consolé que de consoler.

D’être compris que de comprendre.  D’être aimé que d’aimer.

Parce que c’est en donnant que l’on reçoit,

C’est en s’oubliant soi-même qu’on se retrouve soi-même,

C’est en pardonnant qu’on obtient le pardon,

c’est en mourant que l’on ressuscite à l’éternelle vie.

 

 Quand tu parles de ta venue,

tu ne parles pas d’une arrivée spectaculaire

ou d’autres choses

qui pourraient nous impressionner.

C’est que le vrai Messie ne revient pas

pour se faire plaisir,

il revient pour nous chercher.

Donc, c’est de nous que tu parles.

De nous et de notre attention aux autres,

de ceux qui ont risqué le peu qu’ils avaient,

de ceux qui ont fermé leurs yeux, leurs oreilles.

Tu ne nous jugeras pas

sur ce que nous avons donné à la quête,

mais sur notre amour pour les plus petits.

Pour toi.

Seigneur, que mon histoire avec toi

ne soit rien d’autre qu’une histoire d’amour.

Le reste, tu ne le comprendrais pas.

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