« Une pause par jour » – 8 février 2017

fideliteTEMPS ORDINAIRE  5 – Genèse 2, 4b-9.15-17 – Psaume 103 (104) – Marc 7, 14-23 – «Le Seigneur Dieu prit l’homme et le conduisit dans le jardin d’Éden» (Gn 2, 4b- 9.15-17) – Lecture du livre de la Genèse

Lorsque le Seigneur Dieu fit la terre et le ciel, aucun buisson n’était encore sur la terre, aucune herbe n’avait poussé, parce que le Seigneur Dieu n’avait pas encore fait pleuvoir sur la terre, et il n’y avait pas d’homme pour travailler le sol. Mais une source montait de la terre et irriguait toute la surface du sol. Alors le Seigneur Dieu modela l’homme avec la poussière tirée du sol ; il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant. Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient, et y plaça l’homme qu’il avait modelé. Le Seigneur Dieu fit pousser du sol toutes sortes d’arbres à l’aspect désirable et aux fruits savoureux ; il y avait aussi l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Le Seigneur Dieu prit l’homme et le conduisit dans le jardin d’Éden pour qu’il le travaille et le garde. Le Seigneur Dieu donna à l’homme cet ordre : « Tu peux manger les fruits de tous les arbres du jardin ; mais l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas ; car, le jour où tu en mangeras, tu mourras. »

Une étape de croissance.

Dès qu’un enfant commence à marcher, il s’emploie à tester les limites que lui imposent ses parents. Il suffit qu’ils lui interdisent de toucher un bibelot, par exemple, pour qu’il éprouve une envie irrépressible de s’en emparer. C’est un peu cette lutte de pouvoir qu’annonce la lecture. Elle est présentée sous la forme des fruits défendus de l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

Tester sa liberté. Qu’est-ce qui est en jeu dans cette scène du livre de la Genèse? Un peu comme pour l’enfant qui essaie d’avoir le dessus sur ses parents, il y a le choc de deux volontés. Aucune autre créature ne se dresse devant Dieu pour défier son pouvoir à part l’être humain, parce que le Seigneur a voulu en faire un être libre. C’est cette liberté que l’homme et la femme voudront tester. S’ils sont libres, pourquoi faudrait-il que quelque chose leur soit interdit? Est-ce mauvais de vouloir véritablement mettre en oeuvre un don de Dieu?

Ce qui habite le coeur humain. Nous pouvons trouver une réponse dans l’évangile. Ce n’est pas manger du fruit défendu qui a fait entrer le mal dans l’être humain et dans le monde, c’est ce qui était dans le cœur: la volonté de défier Dieu, comme le petit défie ses parents. En réalité, ce défi représente un manque de confiance, l’incapacité de croire en la parole de l’Autre. L’incapacité de croire que l’amour de l’Autre sait ce qui est bon et de s’abandonner à cet amour. Ce que dit le récit de la Genèse ne vaut pas seulement pour quelques premiers humains mythiques. Il vaut pour chacun et chacune de nous, dans la vie de tous les jours. La tentation de vouloir être comme des dieux est toujours présente.

Prière : Et dans le doute


Et si parfois Seigneur,
Ou même souvent Seigneur
Il m’arrive de douter;
Il m’arrive de vaciller;
Il m’arrive de tomber;

Aide moi
A ne pas t’oublier
A ne pas douter de ta présence
A ne pas m’effondrer

Aide moi
A croire en qui je suis
A voir les étoiles qui entourent ma vie

Aide moi
A m’accepter
A me soigner
A me valoriser

Et si Seigneur
Ce jour
Je doute
De mes capacités à oser

Donne moi la force
De ne plus jamais
Lâcher ta main
Pour ainsi ne plus tomber…

Raphaëlle, 20 ans

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