« Une pause par jour » – 29 décembre 2016

cxjppjhvqaa2fsr« Celui qui aime son frère demeure dans la lumière » (1 Jn 2, 3-11) – Jeudi de l’octave de Noël – Lecture de la première lettre de saint Jean 2, 3-11

Bien-aimés, voici comment nous savons que nous connaissons Jésus Christ : si nous gardons ses commandements. Celui qui dit : « Je le connais », et qui ne garde pas ses  commandements, est un menteur : la vérité n’est pas en lui. Mais en celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu atteint vraiment la perfection : voilà comment nous savons que nous sommes en lui. Celui qui déclare demeurer en lui doit, lui aussi, marcher comme Jésus lui-même a marché.

Bien-aimés, ce n’est pas un commandement nouveau que je vous écris, mais un commandement ancien que vous aviez depuis le commencement. La parole que vous avez entendue, c’est le commandement ancien. Et pourtant, c’est un commandement nouveau que je vous écris ; ce qui est vrai en cette parole l’est aussi en vous ; en effet, les ténèbres passent et déjà brille la vraie lumière. Celui qui déclare être dans la lumière et qui a de la haine contre son frère est dans les ténèbres jusqu’à maintenant. Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et il n’y a en lui aucune occasion de chute. Mais celui qui a de la haine contre son frère est dans les ténèbres : il marche dans les ténèbres sans savoir où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux.

Celui qui prétend vivre dans la lumière, tout en haïssant son frère, se trouve encore dans l’obscurité. Celui qui aime son frère demeure dans la lumière. (1 Jean 2, 9-10)

Lumière et ténèbres sont deux concepts privilégiés de l’apôtre Jean. Ancien disciple de Jean Baptiste, il avait peut-être connu les Esséniens, cette secte juive qui vivait sur les bords de la mer Morte, et dont les membres se proclamaient les «Fils de la lumière ». Quoi qu’il en soit, saint Jean développe une réflexion simple, profonde et facile à comprendre. À la lumière, il associe le bien, la vérité, l’amour. Aux ténèbres, il associe le mal, le mensonge, la haine. Tout ce raisonnement est d’une parfaite rigueur. Ce sont des concepts qui s’emboîtent les uns dans les autres comme des poupées russes.
Au 3ème siècle, les manichéens s’inspireront de ces concepts pour diviser le monde en deux clans: les bons et les mauvais, les purs et les impurs, les blancs et les noirs, les boucs et les brebis. Cette pensée dualiste a toujours alimenté la doctrine des groupes sectaires. Les bons sont les membres de la secte, les méchants, ce sont les autres. Même saint Augustin était tombé dans ce piège. Un piège? Oui, parce que cette dichotomie fait l’économie de la zone grise où se trouve à peu près tout le monde. Personne n’est parfait et personne n’est totalement corrompu. Vatican Il donnera l’heure juste sur cette question lorsque, dans son décret sur l’Eglise, il introduira la notion de «semper purificada». L’Église est sainte, mais en même temps, elle est toujours en train de se purifier.

Je te remercie, Seigneur, de m’avoir donné des frères et des sœurs qui sont pour moi autant de chemins vers toi.

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