« Une pause par jour » – 22 décembre 2016

Jeudi de la 4ème semaine de l’Avent – Anne rend grâce pour la naissance de son fils Samuel (1 S 1, 24-38) – Lecture du premier livre de Samuel

En ces jours-là, lorsque Samuel fut sevré, Anne, sa mère, le conduisit à la maison du Seigneur, à Silo ; l’enfant était encore tout jeune. Anne avait pris avec elle un taureau de trois ans, un sac de farine et une outre de vin. On offrit le taureau en sacrifice, et on amena l’enfant au prêtre Éli.

Anne lui dit alors : « Écoute-moi, mon seigneur, je t’en prie ! Aussi vrai que tu es vivant, je suis cette femme qui se tenait ici près de toi pour prier le Seigneur. C’est pour obtenir cet enfant que je priais, et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande. À mon tour je le donne au Seigneur pour qu’il en dispose. Il demeurera à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie. »

Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur.

La naissance de Samuel apparaît comme un échange de don. Dieu donne un enfant à Anne, la femme stérile, et Anne redonne cet enfant à Dieu. Cette lecture arrive à point nommé, à quelques jours de Noël, et ce, pour une double raison. La naissance de Samuel nous rappelle tout d’abord que les enfants nous sont prêtés. Ils nous sont confiés pour que nous leur permettions d’acquérir l’autonomie indispensable pour assumer leur propre vie.

Contrairement à ce que l’on pense, l’enfant naît, pour ainsi dire, prisonnier. Il n’est pas libre, étant dépendant presque en tout point de son entourage. Petit à petit, il acquiert sa liberté, grâce aux valeurs transmises, grâce au savoir acquis. On demeure étonné qu’Anne ait présenté au prêtre Éli son jeune enfant âgé seulement de 3 ans. On peut deviner le déchirement de cette femme qui se détache d’un bambin qui a atteint l’âge le plus aimable pour des parents. Mais le nom de Samuel est prédestiné: Samuel = son nom est Elohim. En somme, la naissance de Samuel annonçait la naissance de Jésus, consacré à Dieu dès sa naissance.

Le deuxième point à relever dans ce récit, c’est le cantique d’Anne. La joie de cette femme stérile éclate dans le chant d’une hymne, qui rappelle l’allégresse de Sara à la naissance d’Isaac (Genèse 21, 6); un rappel aussi de la souveraine liberté de Dieu qui donne la vie et la mort, la pauvreté et la richesse. Au moment de sa visite à sa cousine Élisabeth, Marie fera sienne cette prière (Luc 1, 46-55).

«De tout mon être je veux dire la grandeur du Seigneur, mon coeur est plein de joie à cause de Dieu, mon Sauveur. » (Luc 1, 46-47)

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