« Une pause par jour » – 12 décembre 2016

mary__jesusIsaïe 7, 10-14; 8, 10 – Psaume 66 (67) – Luc 1, 39-48 – « Le Seigneur vous donne lui-même un signe: la jeune femme va être enceinte et mettre au monde un fils. Elle le nommera Emmanuel. » – Lecture du livre d’Isaïe

Le Seigneur parla encore ainsi au roi Acaz : « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. »

Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. »

Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu ! C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous). Dressez vos plans, ils s’effondreront ! Dites une parole, elle ne tiendra pas, car Dieu est avec nous. »

Le signe de l’Emmanuel est au cœur de la révélation. Saint Matthieu l’a bien compris en citant le prophète Isaie dans le récit de la naissance de Jésus. Par contre, on dirait que l’exégèse s’est concentrée sur la jeune femme (selon Isaïe) ou la vierge (selon Matthieu) pour élaborer une réflexion millénaire sur la virginité de Marie. Pourtant, le texte est très clair: le signe donné par Dieu n’est pas la mère mais l’enfant. La chute du récit porte sur Jésus-Emmanuel, et non sur Marie, sa mère.

Les deux contextes historiques qui soutendent ces textes sont éclairants. À l’époque d’Isaïe, Jérusalem est menacée de disparition. Deux roitelets (Raçône, roi de Syrie, et Pékah, roi d’Israël) sont complètement pris de panique en raison des menaces des Assyriens. Râçone et Pékah forcent Acaz, roi de Jérusalem, à faire coalition avec eux contre l’Assyrie. Comme Acaz refuse, les deux autres décident d’attaquer Jérusalem. Au tour d’Acaz d’être apeuré: il cherche une illusoire alliance avec l’Égypte… C’est alors que, dans ce magma d’intrigues politiques, Isaïe intervient. Il calme le roi Acaz et lui donne un signe: le signe de l’Emmanuel. L’enfant qui va naître (sans doute de la femme d’Acaz) sera le signe que Dieu n’a pas abandonné son peuple, «car rien n’est impossible à Dieu».

Plus tard, dans le récit de l’annonciation, Dieu va intervenir de la même façon: la naissance de cet enfant arrive dans des conditions insolites. Qu’à cela ne tienne: il s’appellera Emmanuel, signe de la présence de Dieu parmi les hommes. «Car rien n’est impossible à Dieu. »

Dans la détresse de nos jours, Seigneur, donne le signe qui nous permet de croire que tout est possible lorsque nous te faisons confiance.

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