« Une pause par jour » – 10 décembre 2016

Samedi de la deuxième Semaine de l’Avent – Ben Sirac le Sage – Psaume 79 (80) – Matthieu 17, 10-13 – Lecture du livre de Ben Sirac le Sage 48, 1-4.9-11

En ces jours-là, le prophète Élie surgit comme un feu, sa parole brûlait comme une torche. Il fit venir la famine sur Israël, et, dans son ardeur, les réduisit à un petit nombre. Par la parole du Seigneur, il retint les eaux du ciel, et à trois reprises il en fit descendre le feu. Comme tu étais redoutable, Élie, dans tes prodiges ! Qui pourrait se glorifier d’être ton égal ? Toi qui fus enlevé dans un tourbillon de feu par un char aux coursiers de feu ; toi qui fus préparé pour la fin des temps, ainsi qu’il est écrit, afin d’apaiser la colère avant qu’elle n’éclate, afin de ramener le cœur des pères vers les fils et de rétablir les tribus de Jacob… Heureux ceux qui te verront, heureux ceux qui, dans l’amour, se seront endormis ; nous aussi, nous posséderons la vraie vie.

Le prophète Elie a vécu dans la région du mont Carmel au temps du roi Acab et de sa femme Jézabel, au 9ème siècle avant Jésus Christ. Jézabel, la terrible reine phénicienne, avait introduit deux divinités païennes en Samarie: Baal et Astarté, le dieu du tonnerre et la déesse de la fertilité. Dès lors, Israël est tiraillé entre le culte à Baal et le culte au Dieu unique. Il s’ensuit une profonde crise religieuse. Élie devient la conscience du peuple élu qui a perdu ses repères. Il intervient de façon fougueuse et courageuse en s’écriant: «Quand cesserez-vous de sautiller tantôt sur un pied, tantôt sur l’autre? Ou bien c’est le Seigneur qui est le vrai Dieu, et alors rendez un culte au Seigneur! Ou bien c’est Baal qui est le vrai Dieu, et alors rendez un culte à Baal !» (1 Rois 18, 21) Pour tirer la situation au clair, Élie propose un grand affrontement avec les prêtres de Baal, sur le mont Carmel, Il demande un signe à Dieu, et Dieu se manifeste par le feu.

Élie a un tempérament fougueux. Il n’aime pas les demi-mesures. Il va inspirer la spiritualité carmélitaine, et principalement Thérèse d’Avila avec ce leitmotiv: Todo o nada, «tout ou rien». Élie rêve d’absolu et de justice totale. Il brûle tellement de zèle pour Dieu qu’il accepte difficilement les déviations humaines. Toutefois, il nous rappelle que, lorsqu’on se perd dans les nuances, il faut revenir à des considérations bien élémentaires, comme de savoir distinguer le blanc du noir.

Mon Dieu, donnez moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux, et la sagesse d’en connaître la différence. (Prière de sérénité)

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