« Une pause par jour » – 27 avril 2016

« Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit » – Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 15, 1-8)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.  Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »

Christ est “vigne” et “vigneron”

Aucune image ne peut à elle seule signifier la totalité du mystère du Christ et de notre relation à lui. Ainsi en est-il de la métaphore de la vigne qui, pourtant, apporte sa note spécifique. Que nous dit-elle en effet, sinon la médiation du Christ. Il est « vigne avec nous » en tant qu’homme, et « vigneron avec le Père » en tant que Dieu, nous explique saint Augustin. En ce sens, il est, lui aussi, celui qui purifie en émondant de l’intérieur ces sarments que nous sommes, pour qu’ils deviennent vigoureux et féconds. Des sarments qui ne font qu’un avec lui, la tête du Corps dont nous sommes les membres. Une bonne nouvelle qui a de quoi nous émerveiller. De fait, Dieu ne s’est jamais rendu plus proche de nous que par l’incarnation du Verbe. Christ est en nous et au milieu de nous, il anime son Église par la sève de la Parole, des sacrements, de l’amour répandu en nos cœurs par l’Esprit, fruit de sa Pâque.

Mais si cette participation à la vie divine est un don, elle appelle aussi une réponse. De fait, il ne s’agit ni de sombrer dans une fusion pseudo-mystique, ni de confondre passivité et abandon à Dieu. À nous plutôt de faire en sorte que « la Parole demeure en nous », ce qui suppose de la garder et de la mettre en pratique. Car c’est elle qui retranchera les rejetons inutiles et pompeurs de sève, pour réorienter nos puissances de penser, d’agir, d’aimer en nous libérant de nos égoïsmes, de nos peurs, de nos volontés de puissance. Alors nous pourrons coopérer à l’œuvre du Christ et devenir des sarments bénis et féconds. Demeurer en lui et porter du fruit, mais aussi le suivre et l’imiter comme nous le rappellent d’autres versets de l’évangile, autant d’aspects d’une vocation de disciple à accueillir dans la gratitude !

Méditation : La vraie vigne

A l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père,

Il disait à ses disciples : Moi, je suis la vraie vigne…

Je suis la vraie vigne…

Il est souvent question de vigne dans la Bible.

Elle symbolise le peuple élu :

La vigne du Seigneur, c‘est la maison d’Israël.

Dieu a tout fait pour avoir une vigne

Qui produise de beaux et bons fruits :

Pouvais-je faire pour ma vigne plus que je n’ai fait ?

Le résultat a été décevant : il n’y eut que de mauvais fruits

C’est la même constatation par Jérémie :

Moi, je t’avais planté, vignoble de choix…

Comment as-tu dégénéré en vigne aux fruits infects ?

Cette vigne du Seigneur, c’est Israël, c’est l’Eglise,

C’est chacun de nous…

Mon Père est le vigneron…

Devant l’incapacité de l’homme, blessé par le péché,

De produire de bons fruits,

Il restait au divin Vigneron un dernier moyen :

Il t’a envoyé sur la terre restaurer son dessein,

Revivifier notre condition humaine,

Et pour cela, il a accepté que tu passes par la mort comme nous,

Que tu sois comme une racine sur une terre aride,

Sans aspect, méprisé, rejeté des hommes,

La vigne plantée en terre sera alors le bois de la croix,

De ton côté ouvert couleront le sang et l’eau,

La sève divine qui redonnera la vie au monde.

Vous êtes les sarments…

Ces bons fruits que Dieu attendait

Et qu’Israël n’a pas pu lui donner,

Toi, Jésus, tu les as produits.

Ces mêmes bons fruits qu’il attend de chacun de nous,

Nous ne pouvons les donner qu’en restant unis à Toi :

Celui qui demeure en moi et en qui je demeure,

Celui-là donne beaucoup de fruit,

Car en dehors de moi, nous ne pouvez rien faire,

C’est clair !

Donne-nous de le comprendre et d’agir en conséquence,

Béni sois-tu pour le baptême qui nous a unis à toi, le cep divin !

Béni sois-tu pour le fruit de la vigne,

Et vin eucharistique qui ravive en nous la joie des noces,

Nous fait vivre l’alliance nouvelle

Et nous permet de produire les fruits de l’amour.

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