Première lecture – « Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises » (Is 1, 10-17) – Lecture du livre du prophète Isaïe
Écoutez la parole du Seigneur, vous qui êtes pareils aux chefs de Sodome ! Prêtez l’oreille à l’enseignement de notre Dieu, vous, peuple de Gomorrhe ! Que m’importe le nombre de vos sacrifices ? – dit le Seigneur. Les holocaustes de béliers, la graisse des veaux, j’en suis rassasié. Le sang des taureaux, des agneaux et des boucs, je n’y prends pas plaisir. Quand vous venez vous présenter devant ma face, qui vous demande de fouler mes parvis ? Cessez d’apporter de vaines offrandes ; j’ai horreur de votre encens. Les nouvelles lunes, les sabbats, les assemblées, je n’en peux plus de ces crimes et de ces fêtes. Vos nouvelles lunes et vos solennités, moi, je les déteste : elles me sont un fardeau, je suis fatigué de le porter. Quand vous étendez les mains, je détourne les yeux. Vous avez beau multiplier les prières, je n’écoute pas : vos mains sont pleines de sang. Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal. Apprenez à faire le bien : recherchez le droit, mettez au pas l’oppresseur, rendez justice à l’orphelin, défendez la cause de la veuve. – Parole du Seigneur.
15ème dimanche du Temps Ordinaire (semaine III du Psautier) — Année A
Première lecture – « La pluie fait germer la terre » (Is 55, 10-11) – Lecture du livre du prophète Isaïe
Ainsi parle le Seigneur : « La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur et le pain à celui qui doit manger ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission. » – Parole du Seigneur.
« Aie l’oreille attentive à la sagesse » – Lecture du livre des Proverbes (2, 1-9)
Mon fils, accueille mes paroles, conserve précieusement mes préceptes, l’oreille attentive à la sagesse, le cœur incliné vers la raison. Oui, si tu fais appel à l’intelligence, si tu invoques la raison, si tu la recherches comme l’argent, si tu creuses comme un chercheur de trésor, alors tu comprendras la crainte du Seigneur, tu découvriras la connaissance de Dieu. Car c’est le Seigneur qui donne la sagesse ; connaissance et raison sortent de sa bouche. Il réserve aux hommes droits la réussite : pour qui marche dans l’intégrité, il est un bouclier, gardien des sentiers du droit, veillant sur le chemin de ses fidèles. Alors tu comprendras la justice, le jugement, la droiture, seuls sentiers qui mènent au bonheur.
Psaume 33 (34)
Refrain: Je bénirai le Seigneur en tout temps. Ou : Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur.
Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres. Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres m’entendent et soient en fête ! R
Magnifiez avec moi le Seigneur, exaltons tous ensemble son nom. Je cherche le Seigneur, il me répond : de toutes mes frayeurs, il me délivre. R
Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage. Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses. R
L’ange du Seigneur campe alentour pour libérer ceux qui le craignent. Goûtez et voyez : le Seigneur est bon ! Heureux qui trouve en lui son refuge ! R
Saints du Seigneur, adorez-le : rien ne manque à ceux qui le craignent. Des riches ont tout perdu, ils ont faim ; qui cherche le Seigneur ne manquera d’aucun bien. R
Alléluia. Alléluia. Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux ! Alléluia. « Vous qui m’avez suivi, vous recevrez le centuple » – Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (19, 27-29)
En ce temps-là, Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre : quelle sera donc notre part ? » Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : lors du renouvellement du monde, lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël. Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle. »
« Qu’est-ce qu’il y a pour nous ? », demande Pierre, parce qu’ils ont suivi le Christ. Jésus, dans sa réponse, essaye de faire résonner en Pierre, en ses apôtres, qu’être à la suite du Christ ne donne rien de concret, là tout de suite. Il n’y a pas de résultat ; mais plutôt et bien plus, un chemin de vie, qui se creuse pas à pas au fil des jours, sans rien attendre en retour. Et le cœur ouvert, les mains vides, nous recevons mille et un petits moments de bonheur, au quotidien, en tout ce que nous vivons ; mille petites lumières, qui donnent corps à ce que nous recevons. Notre foi nous conduit à la suite du Christ sur une route de joie, de vie, de vérité. C’est le Christ, qui nous comble dans ce chemin crée par Lui au cœur de notre vie quotidienne.
TU M’APPELLES AUJOURD’HUI à TE SUIVRE COMME HIER TU T’ADRESSES à CHACUN TA PAROLE CHAQUE JOUR NOUS FAIT VIVRE à TA SUITE, NOUS DEVENONS TÉMOINS. 1 En ces jours-là, en haut de la colline Tu choisis tes disciples par leur nom Dans ma vie, tu me fais encore signe Tu te tiens au seuil de ma maison. 2 En ces jours-là, au pied de la montagne Tu annonces le Royaume des cieux Dans ma vie, c’est toi qui m’accompagnes Ta parole résonne : bienheureux ! 3 En ces jours-là, au coeur de Nazareth Tu dévoiles le secret de ta présence Dans ma vie, tu viens comme un prophète Ta venue est pour moi renaissance. 4 En ces jours-là, au mont des oliviers Tu partages le pain de ton alliance Dans ma vie, tu viens te révéler Ton repas nourrit mon Espérance. 5 En ces jours-là, devant le tombeau vide Tu proclames la puissance de Dieu Dans ma vie, tu m’envoies et me guides Ton visage m’éclaire comme un feu. 6 En ces jours-là, au temps d’un grand festin Tu invites tous les hommes solidaires Dans nos vies, tu viens sur nos chemins Ton Amour nous conduit vers le Père.
Le prophète Isaïe partageait son espérance et affirme que c’est par sa parole féconde et vivifiante que Dieu travaille au cœur du monde pour le libérer du pouvoir du néant.
Ce thème est repris et prolongé par l’évangéliste Matthieu dans la parabole du semeur qui peut être lue comme une invitation à faire confiance au-delà du terrain, qu’il soit de rocaille, d’épine ou de terre fertile.
Car le semeur sème à tout vent. Ses semences sont offertes à tous en dépit des apparences, des lenteurs et des échecs. Une seule chose est certaine : c’est que la récolte lèvera et portera des fruits même si des semences sont perdues.
Que cette espérance nous habite !
Fernand
Is 55, 10-11
Ainsi parle le Seigneur : « La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur et le pain à celui qui doit manger ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission. »
Mt 13, 1-23
Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! » Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là. À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre. Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai. Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur. Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin. Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il trébuche aussitôt. Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est celui qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »
Homélie
5 points :
1 “Jésus est sorti de la maison ». Telle est la1°phrase de l’évangile d’aujourd’hui. « Le semeur est sorti pour semer » : telle est la 1° phrase de la parabole racontée par Jésus aujourd’hui ! deux fois le même verbe (sortir) au début de l’évangile alors que le texte serait compréhensible en les évitant. Pour moi, Cette manière de faire a une signification.
Qui est ce semeur ? On ne dit rien de lui, de son identité, de son origine. Il n’est désigné que par son activité : « il sème ».
Mais, précise St. Mt, avant de semer il doit d’abord « sortir ». Ce qui signifie que celui qui reste enfermé reste infécond !
Il y a en effet beaucoup de raisons et de prétextes pour rester chez soi, de fermer les volets, de se barricader – au sens propre comme au figuré – par peur du monde, un monde qui semble si hostile.
Et pourtant nous savons que la vie est faite de déplacements, de « sorties ». Pour vivre, il est nécessaire d’aller dehors, d’aller vers les autres, à leur rencontre.Lire la suite →
Première lecture – « Nous ne dirons plus à l’ouvrage de nos mains : “Tu es notre Dieu” » (Os 14, 2-10) – Lecture du livre du prophète Osée
Ainsi parle le Seigneur : Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu ; car tu t’es effondré par suite de tes fautes. Revenez au Seigneur en lui présentant ces paroles : « Enlève toutes les fautes, et accepte ce qui est bon. Au lieu de taureaux, nous t’offrons en sacrifice les paroles de nos lèvres. Puisque les Assyriens ne peuvent pas nous sauver, nous ne monterons plus sur des chevaux, et nous ne dirons plus à l’ouvrage de nos mains : “Tu es notre Dieu”, car de toi seul l’orphelin reçoit de la tendresse. » Voici la réponse du Seigneur : Je les guérirai de leur infidélité, je les aimerai d’un amour gratuit, car ma colère s’est détournée d’Israël. Je serai pour Israël comme la rosée, il fleurira comme le lis, il étendra ses racines comme les arbres du Liban. Ses jeunes pousses vont grandir, sa parure sera comme celle de l’olivier, son parfum, comme celui de la forêt du Liban. Ils reviendront s’asseoir à son ombre, ils feront revivre le froment, ils fleuriront comme la vigne, ils seront renommés comme le vin du Liban. Éphraïm ! Peux-tu me confondre avec les idoles ? C’est moi qui te réponds et qui te regarde. Je suis comme le cyprès toujours vert, c’est moi qui te donne ton fruit. Qui donc est assez sage pour comprendre ces choses, assez pénétrant pour les saisir ? Oui, les chemins du Seigneur sont droits : les justes y avancent, mais les pécheurs y trébuchent. – Parole du Seigneur.