“Extrait de Léon l’Africain” de Amin Maalouf

« On raconte qu’un calife des temps passés avait perdu sa mère, qu’il chérissait, et qu’il s’était mis à gémir sans retenue.

Un sage s’approcha de lui.

« Prince des Croyants, lui dit-il, tu dois remercier le Très-Haut, car il a honoré ta mère en te faisant pleurer sur sa dépouille au lieu de l’humilier en la faisant pleurer sur la tienne. »

Il faut remercier Dieu lorsque la mort survient dans l’ordre naturel des choses, et s’en remettre à Sa sagesse quand, par malheur, il en est autrement. »

« Trop souvent, aux funérailles, j’entends des croyants et des croyantes maudire la mort. Portant, la mort est un cadeau du Très-Haut, et l’on ne peut maudire ce qui vient de Lui.

Le mot « cadeau » vous semble-t-il provocateur ? C’est cependant l’exacte vérité.

Si la mort n’était pas inévitable, l’homme aurait perdu sa vie entière à l’éviter. Il n’aurait rien risqué, rien tenté, rien entrepris, rien inventé, rien construit. La vie aurait été une perpétuelle convalescence.

Oui, mes frères, remercions Dieu de nous avoir donné en cadeau la mort, pour que la vie ait un sens ; la nuit, pour que le jour ait un sens ; le silence, pour que la parole ait un sens ; la maladie, pour que la santé ait un sens ; la guerre, pour que la paix ait un sens.

Remercions-Le de nous avoir donné la fatigue et les peines, pour que le repos et les joies aient un sens.

Remercions-Le, Sa sagesse est infinie. »

“Extrait de Léon l’Africain” de Amin Maalouf

Merci à la famille d’E. pour le partage de ce texte lu aux funérailles de leur proche  ! 

« Une pause par jour » – 24 janvier 2023

S. François de Sales, évêque et docteur de l’Eglise

Première lecture – « Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté » (He 10, 1-10) – Lecture de la lettre aux Hébreux

Frères, la loi de Moïse ne présente que l’ébauche des biens à venir, et non pas l’expression même des réalités. Elle n’est donc jamais capable, par ses sacrifices qui sont toujours les mêmes, offerts indéfiniment chaque année, de mener à la perfection ceux qui viennent y prendre part. Si ce culte les avait purifiés une fois pour toutes, ils n’auraient plus aucun péché sur la conscience et, dans ce cas, n’aurait-on pas cessé d’offrir les sacrifices ? Mais ceux-ci, au contraire, comportent chaque année un rappel des péchés. Il est impossible, en effet, que du sang de taureaux et de boucs enlève les péchés. Aussi, en entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ; alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre. Le Christ commence donc par dire : Tu n’as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché, ceux que la Loi prescrit d’offrir. Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second. Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes. – Parole du Seigneur.

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Un commentaire éclairant sur l’évangile de ce 3ème dimanche du temps ordinaire (année A)

Expérience ou expertise ?
L’heure est aux experts : les médias adorent y recourir pour parler de tout (et parfois de rien). Selon la crise du moment, des experts auront leur heure de gloire médiatique : ce furent les médecins virologues avec la pandémie, ce sont maintenant les experts de l’art militaire ou de la Russie.
⛵️ Mais regardez qui Jésus appelle : 4 pêcheurs, 4 Galiléens un peu frustes… Pas vraiment top si on veut diffuser ses idées ! Jésus n’aurait-il pas mieux fait de choisir parmi ses amis pharisiens quelques érudits versés dans les Écritures ?
Pour devenir chrétien, l’important n’est pas l’expertise, mais l’expérience. Jésus ne choisit pas des experts religieux, mais des hommes d’expérience, l’expérience qu’ils vont vivre avec Jésus. Les apôtres deviendront les témoins privilégiés de l’Evangile, non parce qu’ils seraient les plus intelligents ou les meilleurs orateurs, mais grâce à ce qu’ils ont vécu et partagé avec le Christ. Et c’est de cette expérience tellement enrichissante qu’ils témoigneront avec enthousiasme.
Nous sommes bien plus touchés par les spirituels que par les intellectuels, par les gens qui nous racontent leur expérience du Christ plus que par ceux qui nous expliquent qui est Jésus, des femmes et des hommes d’expérience plus que d’expertise.
Pour nourrir notre empathie, il faut croiser une double expérience : celle de la vie avec l’expérience spirituelle. Qui mieux que quelqu’un qui a été longuement hospitalisé pour aller visiter et accompagner les malades et souffrants ? Qui mieux qu’un papa ou une maman pour parler d’un Dieu Père ? A nous de devenir des femmes et des hommes riches des multiples expériences de la vie, celles qui nous blessent comme celles qui nous épanouissent, et riches de l’expérience spirituelle.
Abbé Olivier Fröhlich, vicaire général du diocèse de Tournai 
(statut FB du lundi 23 janvier 2023) 

« Comment ne pas te louer ? » fait un tabac sur Tik Tok

C’est une chanson entonnée depuis longtemps dans les églises mais qui, depuis quelques jours fait l’objet d’un engouement particulier sur le réseau social TikTok. “Comment ne pas te louer ?” est reprise par des dizaines de milliers d’utilisateurs.

Si vous êtes un habitué de TikTok, difficile de passer à côté du phénomène Comment ne pas te louer ?, une chanson catholique à la gloire de Jésus, chantée par des milliers de personnes. Un succès inattendu pour cette musique entraînante qui résonne pourtant depuis longtemps dans les églises.

Une chanson qui semble rassembler beaucoup de monde, y compris parmi ceux qui ne sont pas croyants. Selon BFM TV, elle aurait été écrite et chantée par le prêtre Aurélien Saniko à l’âge de quinze ans qui assure que le succès de sa chanson s’explique parce qu’elle utilise “le langage de l’amour”. Ce récent engouement a suscité de  nombreuses interprétations – parfois quelque peu surprenantes, lorsqu’elle est, par exemple, passée en boîte de nuit. Un nouveau souffle en tous cas pour ce succès à la gloire du Seigneur.

Site internet ici !

Voici le chant dans sa version originale : 

« Une pause par jour » – 23 janvier 2023

Première lecture – « Il s’est offert une seule fois pour enlever les péchés de la multitude ; il apparaîtra une seconde fois, pour le salut de ceux qui l’attendent » (He 9, 15.24-28) – Lecture de la lettre aux Hébreux

Frères, le Christ est le médiateur d’une alliance nouvelle, d’un testament nouveau :
puisque sa mort a permis le rachat des transgressions commises sous le premier Testament, ceux qui sont appelés peuvent recevoir l’héritage éternel jadis promis. Car le Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, figure du sanctuaire véritable ; il est entré dans le ciel même, afin de se tenir maintenant pour nous devant la face de Dieu. Il n’a pas à s’offrir lui-même plusieurs fois, comme le grand prêtre qui, tous les ans, entrait dans le sanctuaire en offrant un sang qui n’était pas le sien ; car alors, le Christ aurait dû plusieurs fois souffrir la Passion depuis la fondation du monde. Mais en fait, c’est une fois pour toutes, à la fin des temps, qu’il s’est manifesté pour détruire le péché par son sacrifice. Et, comme le sort des hommes est de mourir une seule fois et puis d’être jugés, ainsi le Christ s’est- il offert une seule fois pour enlever les péchés de la multitude ; il apparaîtra une seconde fois,
non plus à cause du péché, mais pour le salut de ceux qui l’attendent. – Parole du Seigneur.

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