Et si nous cultivions la patience en cette nouvelle année ?

Pour une année empreinte de patience

Dans ce monde d’hyper connectivité et de solitude redoutable, de consommation frénétique et d’accélération permanente, tout doit aller vite : les propos perdent leurs nuances sur les réseaux sociaux, les liens s’effilochent, la violence s’accroît , le mal être en serre bien des coeurs.

Qu’avons nous fait de la patience
Serait elle devenue obsolète ?
La considérerions nous comme subversive
La verrions nous comme inutile ou insignifiante ?
Peut être avons nous oublié qu’elle est une vertu ?

Vertu pour l’agriculteur, qui confie la graine à la terre fertile et espère sereinement une moisson abondante

Vertu pour les parents qui veillent aux heures tardives, qui répètent mille fois les mêmes gestes d’amour, et espèrent le bonheur de leurs enfants à l’avenir prometteur.

Vertu pour le pèlerin au long court qui avance pas à pas dans l’incertitude qui accepte les détours et les intempéries et espère trouver, au bout du chemin, la paix désirée.

Vertu pour le fautif qui tend la main timidement qui tout empreint de repentir, quémande le pardon et espère entendre les mots qui rendront possible la réconciliation.

Vertu pour nos aînés qui apprennent à recevoir plus qu’à donner qui relisent leur histoire avec gratitude et espèrent que leur vie portera de beaux fruits d’ amour

Ne délaissons pas la patience mais osons l’investir.

Elle offre la sérénité, nourrit la sagesse et conduit à un bonheur durable.

Sans doute en elle, l’espérance est en action

Heureuse année 2026 en cultivant la patience !

Extrait du message de voeux reçu de l’abbé Pascal Roger (Arlon) 

Jolie histoire en lien avec la fête de l’Epiphanie

Après que l’étoile eut guidé les rois mages jusqu’à la crèche, le concierge du ciel se demanda :
« Que faire de cette nouvelle étoile ? Où la placer ? »
Il sillonna le ciel, fit le tour des constellations et demanda aux myriades d’étoiles si elles ne pouvaient pas se serrer un peu, laisser un peu d’espace, faire une petite place à cette nouvelle venue…
« Il n’en est pas question, répondirent-elles, nous sommes installées dans cet ordre depuis toujours, il est impossible de changer notre ordonnance ! »
Du côté de la Voie Lactée, même réponse de la Grande Ourse : « Pas de place ! »
« Que faire ? », se demanda-t-il. « Cette étoile a un destin particulier, elle a guidé les mages jusqu’au Sauveur du monde. Elle a obéi à des lois particulières. Elle est très proche de la Terre… Elle est très proche de la Terre : mais oui, la voilà la solution ! Je vais la donner au monde. »
Alors, il alla dans son atelier, et là, il cassa l’étoile en mille morceaux, en mille éclats dont il remplit son tablier. Il sortit et, comme le semeur, à la volée, il lança les éclats d’étoile partout sur la Terre.
Mais ils n’allèrent pas n’importe où : certains se logèrent dans les chambres des hôpitaux et devinrent les veilleuses dont les malades ont tant besoin pour ne pas être angoissés la nuit. D’autres descendirent au fond des mines, là où les mineurs de fond ont besoin d’être guidés par une lampe frontale.
D’autres encore se placèrent comme fanaux sur les barques, dans les phares sur la mer, pour éviter aux embarcations de s’échouer sur les rochers. Enfin, le plus grand nombre vint habiter le coeur des hommes.
Chacun de nous a reçu un éclat de l’étoile de Noël. À nous de le faire briller, de raviver sans cesse cet éclat de lumière dans notre coeur.

Conte paru dans la presse paroissiale du diocèse d’Annecy. P. G.2023

« Petites miettes spirituelles » – dimanche 4 janvier 2026 – reçu de Frère Albert André Communauté du Bua – Habay la Vieille

« Vivre l’Avent… »

Vivre l’Avent ne consiste pas à chercher frénétiquement à en faire plus, mais plutôt à vivre dans le désir de tout voir autrement. Il s’agit tout simplement de laisser l’Esprit de Dieu éveiller nos regards, comme on ajuste la focale d’un appareil photo pour que l’image devienne nette. Alors le monde devient tout autre, transparent à la divine présence : Les événements se découvrent tels que passages de Dieu dans notre histoire. C’est ce qu’a vécu Marie, la mère de Jésus : elle a un jour entendu dans l’histoire du peuple d’Israël un passage de Dieu dans sa propre existence.

Ainsi il est temps en ce temps de l’Avent de ne plus se laisser tromper par des punaises fantasmatiques mais plutôt de se réjouir des étoiles qui s’allument. De découvrir cette épidémie de présence de ce Dieu que l’on croyait rare et qui pourtant se niche déjà dans le secret du quotidien.

Texte de l’abbé Raphaël Buyse (Prêtre du diocèse de Lille)

Jolie histoire … remplie d’espoir !

Une jeune fille, clouée au lit par une maladie rare, regardait chaque jour l’arbre devant sa fenêtre.
Un soir, elle demanda doucement à sa grande sœur :
— « Dis-moi… combien de feuilles restent encore sur cet arbre ? »
La sœur, les yeux embués, répondit :
— « Pourquoi me demandes-tu ça, ma chérie ? »
La petite souffla alors :
— « Parce que je sens que ma vie s’éteindra quand la dernière feuille sera tombée. »
La grande sœur lui sourit avec tendresse et dit :
— « Alors, jusqu’à ce jour, nous vivrons chaque instant comme un cadeau. »
Les semaines passèrent.
L’automne emporta ses couleurs, l’hiver ses neiges, le printemps ses fleurs… et pourtant, une feuille, une seule, restait accrochée à la branche.
La fillette, persuadée que cette feuille portait son destin, reprit peu à peu des forces. Son sourire revint, sa santé s’améliora… et un jour, elle guérit.
La première chose qu’elle fit fut de courir dehors, admirer ce miracle : cette feuille qui avait résisté à toutes les saisons.
Mais elle découvrit alors la vérité : ce n’était pas une feuille ordinaire.
C’était une feuille en plastique, peinte et attachée par sa sœur… pour qu’elle garde toujours espoir.
Car l’espoir, c’est une force invisible.
Et si toi tu le perds, n’oublie jamais de le protéger chez ceux que tu aimes. ♥️
Auteur inconnu (jusqu’à présent 😉 )