« Y’a des mots… »

Y’a des mots qui blessent. Y’a des mots qui font mal.
Y’a des mots qui tuent comme les pierres lancées sur la femme adultère.
– Y’a des mots violents, des mots méchants, qui déchaînent les pleurs, la mort le sang.
– Des mots-bouche d’égout sales et puants, et les mots-mensonges, les mots-serpents.
Y’a les mots-poignards, les mots-fusils, pleins de raillerie et d’ironie.
– Y’a les mots mielleux qui insinuent la rumeur et les sous-entendus.
Ceux qui tournent tout en dérision et massacrent ta réputation.
Les mots sûrs d’eux-mêmes, à l’air hautain qui sont arrogants, pleins de dédain.
– Et puis y’a les mots comme liberté, le mot amitié et le mot paix.
Le mot espérance, le mot courage, le mot gentillesse, le mot partage.
Et quand il y a toi auprès de moi, viennent les mots amour et joie.
– Y’a des mots qui chantent l’amitié et la vie.
Y’a des mots-soleil, des mots-chaleur qui réchauffent le cœur. (Paroles d’un chant de Noël Colombier 

Dans la Bible (Proverbes 16,24) il nous est dit :
« Les paroles aimables sont un rayon de miel : douces au palais, elles redonnent des forces. »

Petites miettes spirituelles du Frère Albert André de la Communauté du Bua (Habay la Neuve) 1er juin 2025

« Je reste ta maman » – un texte rempli de tendresse pour la fête des mamans

JE RESTE TA MAMAN
Quand tu n’écoutes plus, quand mes paroles te semblent inutiles.
Je reste ta maman.
Quand tu juges mes idées dépassées et choisis de tracer ton propre chemin.
Je reste ta maman.
Quand tu me réponds, te plains, ou cherches la dispute.
Je reste ta maman.
Quand tu t’éloignes, emportant un morceau de mon cœur avec toi.
Je reste ta maman.
Et je t’aimerai toujours aussi fort que le jour où je t’ai tenu pour la première fois dans mes bras.
Je reste ta maman.
Je prierai pour toi, veillant à ce que tes ailes soient assez solides pour voler.
Je reste ta maman.
Je veux le meilleur pour toi, quitte à sacrifier mes rêves pour les tiens.
Je reste ta maman.
Il y aura toujours une place pour toi chez moi, et des bras ouverts pour t’accueillir.
Je reste ta maman.
Jusqu’à mon dernier souffle, je porterai ton amour en moi. Et chaque jour, je remercierai Dieu pour le privilège et la joie immense d’avoir été appelée… ta maman.
Auteur inconnu

« Il ne saura jamais… »

Il ne saura jamais..
qu’il est resté dans toutes ses pensées,
qu’au détour d’une chanson, d’une odeur, d’un silence…
il revient comme un souffle familier,
comme une absence qui pèse plus lourd que mille présences.
Il ne saura jamais..
que le matin, sa première pensée est encore pour lui,
qu’elle ferme parfois les yeux pour se souvenir de sa voix,
que ses mains cherchent, dans le vide du lit, une chaleur disparue.
Il ne saura jamais..
que certains jours, elle vacille sans raison,
et que derrière ses sourires se cache l’écho d’un manque,
un vide qu’aucun mot, aucune étreinte n’a pu combler.
Il ne saura jamais..
qu’un morceau de son cœur lui appartient toujours,
qu’il vit là, entre deux battements, entre deux soupirs,
comme un tatouage invisible gravé à l’encre des souvenirs.
Il ne saura jamais..
qu’elle parle de lui au passé avec des yeux pleins de présent,
qu’elle a appris à rire sans lui, mais jamais tout à fait,
qu’il est ce “presque rien” qui fait trembler tout son être.
Il ne saura jamais..
combien elle l’a aimé… sans fard, sans masque, sans limites,
avec une force qui dépassait les mots,
avec une tendresse qui survivra à tous les silences.
Il ne saura jamais..
qu’elle l’attend parfois, en secret, dans ses rêves,
qu’elle l’imagine pousser la porte, juste une fois,
pour lui dire que lui aussi… il n’a jamais oublié.
Cindy Pinchart – Essence Féminine
« Celui qui ne saura jamais »

« Manque-moi mais vis… » par Fernando D’Sandi

Pleure-moi. Pleure-moi avec toute l’intensité que ton âme blessée peut supporter. Crie mon nom si tu en ressens le besoin, laisse le vide t’envahir, laisse la douleur brûler et consumer chaque recoin de ton être. Mais écoute bien : ne reste pas figé là. Ne fais pas de mon absence une excuse pour t’arrêter de vivre.
Crois-tu que je suis entré dans ta vie pour que, le jour de mon départ, tu choisisses de mourir avec moi ? Non ! N’ose pas éteindre ta lumière à cause de mon ombre. Je ne suis pas la fin de ton histoire. Je suis un chapitre, oui, un chapitre important, marquant, qui restera gravé à jamais. Mais ta vie ne s’arrête pas parce que la mienne a pris fin.
La douleur est un maître impitoyable, je le sais. Elle te déchire, te dépouille, te laisse face à ta propre fragilité. Mais elle t’enseigne aussi, si tu l’acceptes, que tu es encore debout. Regarde-toi : tu respires, tu te bats, tu ressens. Tant que tu es là, tu as un devoir : vivre. Pas pour moi, pas pour les autres, mais pour toi. Pour ce que tu es.
Ne fais pas de mon souvenir une ancre. Fais-en un phare, une lumière qui guide ton chemin dans les moments d’égarement. Souviens-toi de nos rires, de nos étreintes, mais ne reste pas prisonnier de ces souvenirs. Je ne veux pas que tu sois un musée de mémoires, je veux que tu sois une rivière qui s’écoule, qui avance, qui transforme tout ce qu’elle touche.
Alors oui, manque-moi. Permets-toi ce deuil, car c’est l’amour qui te fait souffrir. Mais après chaque larme, après chaque nuit sombre, choisis de vivre. Choisis de rire, d’aimer, de tomber et de te relever encore. Choisis d’avancer, car c’est ce que je ferais si j’étais à ta place.
La vie n’est qu’un souffle, un instant. Ne gaspille pas le tien à te noyer dans mon absence. Car même si je ne suis plus là comme tu le souhaiterais, je suis toujours avec toi. Je suis dans chacun de tes pas, dans chaque sourire que tu parviens à esquisser. Je suis ici, te murmurant avec toute la force que l’amour peut offrir : VIS.

« Je te souhaite du temps… »

Je te souhaite du temps
Je ne te souhaite pas un simple cadeau,
mais quelque chose de bien plus précieux,
quelque chose que tant de gens recherchent sans jamais le trouver.
Je te souhaite du temps.
Du temps pour rire, pour t’émerveiller,
pour te perdre dans la douceur de l’instant.
Si tu sais l’apprivoiser, il t’offrira bien plus que tu ne l’imagines.
Je te souhaite du temps pour créer,
pour rêver et pour réfléchir.
Pas seulement pour toi,
mais aussi pour ceux que tu aimes.
Je te souhaite du temps, non pas pour courir après,
mais pour ralentir,
pour te poser là où ton cœur se sent en paix.
Je te souhaite du temps,
non pas pour qu’il s’efface au fil des heures,
mais pour qu’il te reste,
pour que tu puisses t’arrêter et contempler le monde,
pour que tu prennes le temps d’avoir confiance,
non pas en l’aiguille d’une montre,
mais en la vie elle-même.
Je te souhaite du temps pour effleurer les étoiles,
pour grandir,
non pas seulement en âge,
mais en force, en tendresse, en toi.
Je te souhaite du temps pour espérer encore,
même lorsque tout semble vaciller.
Du temps pour aimer,
car il n’y a pas de plus belle manière de le vivre.
Je te souhaite du temps pour faire la paix avec le passé,
pour ouvrir tes bras à ce qui vient,
et pour pardonner, à toi-même comme aux autres.
Je te souhaite de recevoir le temps comme on reçoit un trésor,
de le savourer,
non pas comme une chose à posséder,
mais comme un souffle à embrasser.
Je te souhaite du temps,
pour vivre,
pleinement,
intensément,
librement.
Je te souhaite du temps,
pour ta vie,
et pour la Vie.
Elli Michler