Le courage d’espérer

« Noël, c’est la veille, c’est l’attente ».
Nous sommes une génération de gens pressés.
Nous ne savons pas toujours attendre. Souvent nous voulons tout, et tout de suite, sans penser à la valeur du mûrissement’ de la croissance. « Du temps, supérieur à l’espace », d’où naît le Temps du désir.
Nous vivons à la surface de nous-même, distraits par les urgences, engourdis par la routine ou suffoqués par l’avalanche des mots et des images.
Attendre, toujours attendre !
Pour le courrier, pour l’ascenseur, pour l’autobus, pour un feu rouge bloqué, pour le rendez-vous chez le médecin.
Attendre pour tout ! Parfois on est las d’attendre.
Mais dans le verbe « attendre », il y a le mot « tendre », avec son élan, sa vitalité, son mouvement.
Ce temps de l’Avent que nous commençons ne consiste pas à attendre passivement le jour de Noël, mais à nous mobiliser pour aller à la rencontre de Celui qui vient dans notre vie. Dieu nous attend aussi. Il y a dans l’Avent une attente réciproque.
Peut-être que parfois cette attente nous semble lugubre et morose, comme s’il s’agissait de serrer les dents et d’y aller par la force de la volonté.
Toute l’année liturgique nous éduque à une longue patience, ll’Avent met l’accent sur le désir et la justice où l’Enfant de Bethléem comme le réfugié trouve une place.
Peut-être ce temps de l’Avent nous pouvons faire nôtre celle du réfugié en quête d’asile et d’humanité.
Quel désir? Celui de la venue du Christ. L’Avent nous invite à faire nôtre le désir du prophète Isaïe, le grand guide de la liturgie de l’Avent. Inlassablement, reviennent les mots:  » Ah! si tu déchirais les cieux et si tu descendais »…  » Cieux, ouvrez-vous pour laisser pleuvoir votre rosée « .
Mais Dieu n’est pas celui qui viendrait dénouer ou régler lui-même nos problèmes, mais Celui qui marche avec nous et fortifie nos pas fortifie sur les chemins de traverse.
Dans les jours difficiles que nous vivons, si le temps de l’Avent pouvait renouveler notre espérance ? Notre fraternité sans frontières… À Calais et ailleurs.
Une espérance ferme, ancrée en Dieu et qui permet de vivre pleinement dans l’aujourd’hui.
« Redressez-vous et relevez la tête : votre délivrance est proche ». Appuyés sur cette Parole de Dieu, nous pourrions attendre, non pas comme des gens « tannés », écrasés, à bout de souffle, non pas dans la peur et l’inquiétude, mais dans la joie d’un immense désir.
Attendre !
Se tenir debout sur le seuil, éveillés et disponibles pour accueillir Celui qui vient à chaque instant de notre vie.
Sa venue est si simple, si fréquente, qu’elle nous apparaît inattendue.
Si nous y pensons bien, Noël est déjà là ! « Dieu-avec-nous » tous les jours.
Regardez ! Dieu vient !
Bon Avent !
Ce temps de l’Avent nous pouvons faire particulièrement nôtre l’attente du réfugié en quête d’asile et d’humanité.
« Cieux , répandez d’en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste. »
Merci au Père Tommy Scholtes pour ce partage sur son mur Facebook ! (27 novembre 2021)

« Une pause par jour » – 6 décembre 2021

S. Nicolas, évêque

Première lecture – « Dieu vient lui-même et va vous sauver » (Is 35, 1-10) – Lecture du livre du prophète Isaïe

Le désert et la terre de la soif, qu’ils se réjouissent ! Le pays aride, qu’il exulte et fleurisse comme la rose, qu’il se couvre de fleurs des champs, qu’il exulte et crie de joie ! La gloire du Liban lui est donnée, la splendeur du Carmel et du Sarone. On verra la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu. Fortifiez les mains défaillantes, affermissez les genoux qui fléchissent, dites aux gens qui s’affolent : « Soyez forts, ne craignez pas. Voici votre Dieu : c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu. Il vient lui-même et va vous sauver. » Alors se dessilleront les yeux des aveugles, et s’ouvriront les oreilles des sourds. Alors le boiteux bondira comme un cerf, et la bouche du muet criera de joie ; car l’eau jaillira dans le désert, des torrents dans le pays aride. La terre brûlante se changera en lac, la région de la soif, en eaux jaillissantes. Dans le séjour où gîtent les chacals, l’herbe deviendra des roseaux et des joncs. Là, il y aura une chaussée, une voie qu’on appellera : la Voie sacrée. L’homme impur n’y passera pas – il suit sa propre voie – et les insensés ne viendront pas s’y égarer. Là, il n’y aura pas de lion, aucune bête féroce ne surgira, il ne s’en trouvera pas ; mais les rachetés y marcheront. Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent, ils entrent dans Sion avec des cris de fête, couronnés de l’éternelle joie. Allégresse et joie les rejoindront, douleur et plainte s’enfuient. – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 5 décembre 2021

Première lecture – « Dieu va déployer ta splendeur » (Ba 5, 1-9) – Lecture du livre du prophète Baruc

Jérusalem, quitte ta robe de tristesse et de misère, et revêts la parure de la gloire de Dieu pour toujours, enveloppe-toi dans le manteau de la justice de Dieu, mets sur ta tête le diadème de la gloire de l’Éternel. Dieu va déployer ta splendeur partout sous le ciel, car Dieu, pour toujours, te donnera ces noms : « Paix-de-la-justice » et « Gloire-de-la-piété-envers-Dieu ». Debout, Jérusalem ! tiens-toi sur la hauteur, et regarde vers l’orient : vois tes enfants rassemblés du couchant au levant par la parole du Dieu Saint ; ils se réjouissent parce que Dieu se souvient. Tu les avais vus partir à pied, emmenés par les ennemis, et Dieu te les ramène, portés en triomphe, comme sur un trône royal. Car Dieu a décidé que les hautes montagnes et les collines éternelles seraient abaissées, et que les vallées seraient comblées : ainsi la terre sera aplanie, afin qu’Israël chemine en sécurité dans la gloire de Dieu. Sur l’ordre de Dieu,
les forêts et les arbres odoriférants donneront à Israël leur ombrage ; car Dieu conduira Israël dans la joie, à la lumière de sa gloire, avec sa miséricorde et sa justice. – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 4 décembre 2021

S. Jean de Damas, prêtre et docteur de l’Eglise

Première lecture – « Le Seigneur te fera grâce. Dès qu’il t’aura entendu, il te répondra » (Is 30, 19-21.23-26) – Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur, le Dieu saint d’Israël : Peuple de Sion, toi qui habites Jérusalem, tu ne pleureras jamais plus. À l’appel de ton cri, le Seigneur te fera grâce.
Dès qu’il t’aura entendu, il te répondra. Le Seigneur te donnera du pain dans la détresse, et de l’eau dans l’épreuve. Celui qui t’instruit ne se dérobera plus et tes yeux le verront. Tes oreilles entendront derrière toi une parole : « Voici le chemin, prends-le ! », et cela, que tu ailles à droite ou à gauche. Le Seigneur te donnera la pluie pour la semence que tu auras jetée en terre, et le pain que produira la terre
sera riche et nourrissant. Ton bétail ira paître, ce jour-là, sur de vastes pâturages.
Les bœufs et les ânes qui travaillent dans les champs mangeront un fourrage salé,
étalé avec la pelle et la fourche. Sur toute haute montagne, sur toute colline élevée couleront des ruisseaux, au jour du grand massacre, quand tomberont les tours de défense. La lune brillera comme le soleil, le soleil brillera sept fois plus, – autant que sept jours de lumière – le jour où le Seigneur pansera les plaies de son peuple et guérira ses meurtrissures. – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 3 décembre 2021

S. François Xavier, prêtre

Première lecture – « En ce jour-là, les yeux des aveugles verront » (Is 29, 17-24) – Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ne le savez-vous pas ? Encore un peu, très peu de temps, et le Liban se changera en verger, et le verger sera pareil à une forêt. Les sourds, en ce jour-là, entendront les paroles du livre. Quant aux aveugles, sortant de l’obscurité et des ténèbres, leurs yeux verront. Les humbles se réjouiront de plus en plus dans le Seigneur, les malheureux exulteront en Dieu, le Saint d’Israël. Car ce sera la fin des tyrans, l’extermination des moqueurs, et seront supprimés tous ceux qui s’empressent à mal faire, ceux qui font condamner quelqu’un par leur témoignage, qui faussent les débats du tribunal et sans raison font débouter l’innocent. C’est pourquoi le Seigneur, lui qui a libéré Abraham, parle ainsi à la maison de Jacob : « Désormais Jacob n’aura plus de honte, son visage ne pâlira plus ; car, quand il verra chez lui ses enfants, l’œuvre de mes mains, il sanctifiera mon nom, il sanctifiera le Dieu saint de Jacob, il tremblera devant le Dieu d’Israël. Les esprits égarés découvriront l’intelligence, et les récalcitrants accepteront qu’on les instruise. » – Parole du Seigneur.

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