Journal de bord de deux nouvelles au pélé jeunes

Fin avril, nos grands-parents nous parlent d’un éventuel voyage à Lourdes avec eux et le groupe des Jeunes des Pèlerinages Namurois. Même si nous ne savions pas vraiment quoi attendre d’une semaine dans un groupe de jeunes que nous ne connaissions pas, nous étions très enthousiastes à l’idée de partir.

Jour 1 : Après un trajet en car, nous arrivons à la gare de Tourcoing pour prendre le TGV. En attendant le train (on connait la SNCF et ses habitudes ponctuelles), des animateurs et des anciens animés viennent vers nous, histoire de faire connaissance et de nous mettre un peu dans le bain. Nous pouvons déjà remarquer que pas mal de liens se sont créés entre eux les années précédentes et semblent tenir de pélé en pélé, comme une grande famille qui se retrouve chaque été. C’est parti…

Et déjà une première activité nous est proposée. Enfermés dans le wagon, la seule solution pour en sortir est de connaître chaque personne de notre groupe. Nous faisons donc la rencontre des 22 spécimens avec qui nous avons embarqué dans le train pour vivre une semaine intense.
En soirée, trois animatrices, plutôt sympathiques, nous proposent des jeux pour créer des liens, puis nous terminons la journée avec une première visite à la grotte. « Rien qu’en voyant la statue de la Vierge, je ressens des émotions ! » (Thérèse)

Jour 2 : La montée du Béout est éprouvante. Nous n’en dirons pas plus… Au sommet, nous nous réunissons en groupe de partage et nous échangeons une première fois avec les animés et animateurs de notre équipe, sur notre vie personnelle. La journée se termine avec un barbecue et une soirée ‘’Hunger Games’’ des plus amusantes.

Jour 3 : C’est par un jeu de piste, avec la ligne bleue comme guide, que nous découvrons la vie de Bernadette. « L’histoire de cette famille très unie et pleine d’amour malgré toutes les difficultés m’a beaucoup touchée. » (Anne-Catherine)
Après cette belle rencontre avec la sainte, nous discutons et rigolons à présent avec un ado du pélé et une personne du groupe NDJ. Des « BINGO’S » se font entendre dans tous les coins du groupe. C’est très amusant ! Et pour terminer, chaque jeune a l’occasion de faire plus ample connaissance avec deux personnes du groupe NDJ, en visitant les sanctuaires. C’est un véritable échange constructif entre personnes différentes qui peut alors se dérouler. « Les deux femmes âgées avec qui je suis partie m’ont appris beaucoup de choses de par leurs belles expériences de la vie. » (Thérèse)

Le soir, une veillée spirituelle est proposée… Mais les boules noires et blanches sont de sortie et c’est un jeu de nuit qui est finalement au programme. Surprise ! Courses, rigolades, entraide, concentration et défis sont mis à l’honneur.

Jour 4 : Après une telle soirée, la « grasse mat’ » du dimanche et les pains au chocolat font du bien !
On commence par une messe célébrée par notre prêtre attitré. C’est le moment de se poser et de réfléchir sur ce que nous sommes venues chercher à Lourdes.
L’après-midi, nous avons toutes les deux choisi de vivre une activité de sophrologie avec une animatrice dont c’était la passion. Nous en sommes sorties reposées et sur pied pour la suite des aventures (activité « coup de cœur » d’Anne-Catherine).
Le soir-même, nous assistons à la procession aux flambeaux. Flambeaux allumés, drapeaux élevés et pancarte prête à partir, nous avançons doucement avec l’énorme foule qui prie et chante d’une seule voix. C’est un moment magique à vivre. « J’ai eu la chance de porter la pancarte « Namur » représentant mon groupe tout au long de la procession. Je suis montée sur les escaliers de la Basilique du Rosaire d’où j’ai pu admirer toutes les petites lumières. C’était très impressionnant et une petite larme d’émotion ne s’est pas fait attendre. » (Thérèse)

Jour 5 : Une de nous deux part pour les bains pendant que l’autre interviewe avec les Juniors les pèlerins du monde entier présents en même temps que nous à Lourdes. Une expérience intense et à refaire et des témoignages remplis de passion et de joie.
L’après-midi, l’activité avec les différents groupes de notre pèlerinage (juniors, ados, jeunes, NDJ, marcheurs et adultes) nous demande d’aller à la rencontre des autres, parfois de la patience, de la réflexion, de l’entraide, des rires… Tout ça avec des gens que nous ne connaissons pas forcément mais qui provoque de belles rencontres.
C’est ce soir-là qu’a lieu la veillée de réconciliation. C’est un moment fort qui nous permet de prendre le temps de prier et de réfléchir sur nous-même.

Jour 6 : Pour notre dernier jour à Lourdes, nous assistons d’abord à une deuxième célébration entre Jeunes, celle que l’on nomme traditionnellement « célébration finale ». L’après-midi, sous la chaleur, nous marchons jusqu’au Cenacolo pour entendre le témoignage de deux jeunes. Ces personnes, du même âge que nous, nous marquent par leurs histoires de vie car ils semblent avoir déjà beaucoup vécu et appris sur eux-mêmes, grâce à leur passé et leur passage dans ce lieu.
Cette journée se termine par une veillée finale ados-jeunes. Comme depuis le début du pélé, c’est l’entraide, la solidarité, le partage, les rires, la bienveillance et la rencontre avec l’autre qui nous font grandir lors de ces jeux.

Jour 7 : C’est reparti pour la Belgique après une semaine passée à Lourdes avec des animés motivés et des animateurs très chouettes et à l’écoute. C’est une semaine où de nombreuses valeurs chrétiennes sont mises en avant.

Un tout grand merci à nos grands-parents qui nous ont permis de découvrir ce pélé ; et à toutes les personnes que nous avons rencontrées qui nous ont un peu plus fait grandir.

Thérèse et Anne-Catherine

Au tour des animateurs de livrer leur témoignage …

Ci-dessous, vous pourrez lire deux témoignages d’animateurs du pélé ados.

Bravo pour votre engagement et merci à vous pour ce partage ! 

Il est presque cinq heures du matin. Avec quelques autres pèlerins, j’attends le bus en destination de Tourcoing. Parmi eux, un ado se présente : c’est Augustin. Tout comme moi lors de mon premier pèlerinage, il arrive sans connaître personne. Est-il paniqué ? Il n’en a pas l’air. En tout cas, moi, je le suis. En effet, je m’apprête à vivre l’expérience d’animateur ! Dès lors, nous nous embarquons tous deux dans une nouvelle aventure, dont nous ignorons encore qu’elle sera bien belle.

Comme tout un chacun, j’ai quelques qualités : penseur, amateur de réflexions, aimant dialoguer et débattre ; elles m’ont valu d’être choisi pour ce nouveau rôle. Toutefois, j’ai aussi – et surtout – des défauts, dont un de taille : la timidité. « Y arriverai-je ? » Cette question sème en moi le doute. Mais, après tout, je suis accoutumé à ce dernier. Je me lance.

Les autres animateurs – nouveaux et anciens –, que je connais désormais bien, m’entraînent dans la danse. Je me laisse d’abord guider, pour ensuite prendre peu à peu plus d’assurance, et finir par donner le rythme ; de fait, j’assure à deux reprises un moment de partage dans mon groupe, je prends la parole en public, allant même jusqu’à me travestir pour la Veillée finale !

Lors de ma dernière venue à Lourdes, il y a deux ans, j’avais joui d’une grâce particulière : celle de comprendre au plus profond de moi la signification même de l’Ave Maria. Cette expérience d’un bref instant – ce présent offert à mon présent –, qu’aurais-je voulu la revivre ! Cela n’a guère été le cas, ni dans les prières suivantes ni cette semaine devant la Grotte… Non, c’est une nouvelle et toute autre expérience que j’ai vécue : celle du don de soi. De fait, si durant trois camps effectués chez les Ados et les Jeunes, j’avais pu recevoir le fruit du dur labeur de nos animateurs, j’en ai été cette fois un des acteurs. Ensemble, nous avons donné sans rien attendre en retour.

Rien ? Pas vraiment. « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux », annonçait le thème des sanctuaires de cette année. Ma pauvreté de cœur, n’était-ce pas de reconnaître, de mettre devant moi mes défauts et ma fragilité ? Et quelle richesse j’en ai pourtant retiré – c’est loin d’être rien ! Le Ciel promis s’est brièvement donné à moi, un instant. J’ai pu toucher momentanément un morceau de cette vie éternelle dans la gloire du Christ, promise à tous les hommes qui la cherchent.

À Lourdes, nous sommes tous venus « pauvres de cœur ». De notre pauvreté, de notre fragilité, a surgi un trésor : la joie. Ainsi s’accomplit la synthèse des béatitudes : « Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! » Effectivement, pourquoi revenons-nous au fil des ans à Lourdes, sinon pour vivre intensément – ne fût-ce qu’un bref moment – la joie parfaite dont le Christ est la source.

Tout comme Bernadette, cette aventure que m’a offerte la vie m’amène à persévérer dans le courage et à grandir dans la foi. À présent, c’est à nous de partager le trésor reçu ! Nul besoin d’user de mots grandiloquents, de vouloir convaincre, de forcer à croire ; mais simplement d’aller dire, d’aller annoncer la félicité découverte dans le sourire de la Dame. Cyril Leruse.

Bonjour, je m’appelle Clémentine Jacquet (NDLR : debout au milieu de la rangée) et j’ai 20 ans. Cette année, je suis partie à Lourdes lors d’un pèlerinage afin d’animer un groupe de jeunes. Cette expérience m’a permis de me remettre en question, de me ressourcer, de me retrouver, de créer de nouvelles amitiés,… Mais aussi, de mettre en avant, les valeurs de mon métier : éducatrice. Cette expérience restera pour moi inoubliable et je suis prête à recommencer. D’ailleurs, n’hésitez pas à vous renseigner. Merci.

Quelques photos :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

V.P.

En cette fête de l’Ascension, pèlerinage à Notre Dame de Bon Secours à Oizy

La tradition a été respectée ce jeudi de l’Ascension à Oizy. En effet, de nombreux paroissiens ont rejoint, comme chaque année, l’église de Oizy pour vivre ensemble l’eucharistie et convergé ensuite, à pied, vers la chapelle Notre Dame de Oizy en attente des réparations des dégâts occasionnés par la tempête de juillet 2018 ! Le beau temps était de la partie, la chorale en voix, et Madame Yvonne, du haut de ses 93 printemps, toujours fidèle au poste dans l’organisation et la préparation de ce pèlerinage.

C’est l’abbé Bruno Robberechts, doyen de Leuze et formateur au Séminaire Notre Dame de Namur, qui a présidé l’eucharistie, entouré de nombreux prêtres du doyenné.  Dans son homélie, il a expliqué l’importance du CIEL avec un C majuscule, comme un endroit, là où Dieu est présent. Il nous a invités à un voyage : aller vers un coin de Ciel qui est là dans notre coeur. A nous d’y découvrir la présence de Dieu qui nous accompagne ! En aimant gratuitement, notre vie va être bousculée, renouvelée si nous répondons « OUI » ! Cette expérience a été vécue également par les disciples ; ils ont compris que les choses avaient changé ! Notre société vit souvent aussi avec pas mal de fardeaux à porter. Un pèlerinage est l’occasion de chercher ce qu’il y a d’essentiel dans notre coeur. Jésus nous demande d’aimer comme lui jusqu’à donner de soi, jusqu’à donner sa vie ! Devenons des êtres de louange ! Comme on a besoin d’avoir un esprit de louange ! On se plaint souvent, on peut se rendre compte qu’avec un petit peu d’amour, quelque chose de merveilleux peut se produire ! Avec de l’espérance, on peut entrer dans le projet de Dieu.

A la fin de l’eucharistie, le doyen Casmir a expliqué avoir vu Madame Yvonne Piron hier pour les dernières mises au point et, à son grand étonnement, elle lui a alors annoncé son intention d’arrêter la préparation et l’organisation de ce pèlerinage. Il a ajouté qu’il fallait être toujours reconnaissant et a souligné l’importance et la valeur des bénévoles, des personnes qui donnent de leur temps et des moyens pour le bien-être de nos communautés. Le doyen Casmir a dit que Madame Yvonne n’a pas laissé tomber la flamme de la foi et la dévotion à Notre Dame de Bon Secours. Il a souhaité que Dieu la protège et que Notre Dame l’accompagne toujours. Un jeune ado, présent dans l’assemblée, lui a remis un bouquet de fleurs en guise de reconnaissance. Après l’eucharistie, tous les pèlerins ont marché jusqu’à la chapelle Notre Dame de Oizy pour la vénération de la petite statue de Notre Dame.

Véro

Photos : Nicolas Petit

La liste des pèlerinages de cette année dans l’Unité Pastorale Paliseul St Joseph

Mercredi 20 mars => St Joseph à Leuven + Ste Rita (25 €)

Mercredi 15 mai => Banneux – Tancrémont (20 €) – Messe à Banneux et sacrement des malades à la chapelle de Tancrémont

Du 5 au 8 juin => San Damiano + Montechiari (1er vendredi du mois – 299 €). Plus d’infos en cliquant sur ce lien !

Mercredi 17 juillet => Saint Enfant Jésus de Prague à Hozémont + Banneux (20 €)

Mercredi 28 août => Saint Enfant Jésus de Prague à Hozémont + Banneux (20€)

Du 9 au 13 septembre => St Joseph à Cotignac – La Salette – Nevers – Ars (420 €). Plus d’infos ici.

Mercredi 20 octobre => Journée aux trois frontières à Moresnet (20 €) – Messe et chemin de croix dans la nature

Dimanche 10 novembre =>Messe d’action de grâce à Paliseul pour clôturer l’année.

Du 9 au 14 février 2020 => Pèlerinage à Lourdes. Plus d’infos là.

Père Thomas, Lucia, Madame Body

Lucia 061/53.50.86

Mme Body  061/53.43.49

Un superbe témoignage d’un pèlerin liégeois de retour de Lourdes

RENCONTRES

Aujourd’hui encore, je remonte dans ce train.

Je quitte Lourdes.

Je rentre chez moi.

Mais aujourd’hui encore, je remonte dans le train de la vie.

Et je suis plus enrichie que jamais.

Vous me demanderez : « enrichie de quoi ? ».

De prières ? De pensées ? De biens peut-être ?

Rien de tout cela, je rentre enrichie de rencontres.

Car je crois en l’homme.

Et durant cette semaine, maintes occasions m’ont été offertes de rencontrer l’autre.

Pour vous, cet autre peut être Dieu. Pour moi, il est composé de la multitude des personnes que j’ai pu rencontrer durant ce pelé.

Car oui, Lourdes est synonyme de rencontres.

Rencontre avec l’autre. Rencontre avec soi.

Et de ces rencontres, nous apprenons. Peu importe qui est la personne en face de nous, nous avons à apprendre.

Hospitaliers ou personnes handicapées, d’un groupe ou d’un autre, belge, français, italien, espagnol, de tous les pays. Tous, nous avons à apporter aux autres.

Mais il ne suffit pas de rencontrer un visage. Si c’est un corps qui se tient en face de nous, c’est surtout le cœur que nous devons rechercher. L’histoire derrière le sourire ou les larmes.

Aujourd’hui, je peux vous dire que j’ai rencontré des sourires et des larmes, des tabga, des abc, des amitiés 2000.

Mais aujourd’hui, je peux surtout vous dire que j’ai rencontré le meilleur de l’homme, celui qui donne sans compter et qui reçoit encore plus de son service.

Maintenant, rentrons chez nous. Pensons à ceux que nous allons rencontrer. Ouvrons-nous et devenons nous-mêmes.

Demain, je rencontrerai encore un autre.

Alexia Pierret, Groupe du Frère Georges, 2018

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