Retrouvons-nous pour fêter l’Assomption …

Voici les différentes eucharisties qui seront célébrées dans notre doyenné en cette fête de l’Assomption !

Secteur de Vresse

Vendredi 14 août : Alle – 18h

Samedi 15 août : Mouzaive – 9h * Laforêt – 10h * Bohan et Nafraiture – 10h30

Dimanche 16 août : Sugny (domaine marial) – 11h 

Secteur Bièvre/Daverdisse

Vendredi 14 août : Naômé (grotte) – 19h

Samedi 15 août : Bièvre (chapelle Notre Dame de Lourdes) – 9h * Bellefontaine (grotte Notre Dame de Lourdes) – 10h30 * Porcheresse (+procession) – 10h30 * Oizy (chapelle Notre Dame du Bon Secours) – 17h * Haut-Fays – 18h

Secteur Bouillon

Samedi 15 août : Corbion – 10h * Botassart – 10h30* Frahan – 17h * Poupehan – 18h

UP Gedinne Croix-Scaille

Samedi 15 août : Rienne – 10h * Gedinne – 11h * Willerzie – 11h15 *Louette-St-Denis (récitation du chapelet) – 16h45  * Louette-St-Denis – 17h15 * Patignies – 18h30

Merci pour votre présence et votre participation ! Prions Marie, en cette période particulière ! 

21 juillet à Bièvre

Ce 21 juillet a été assez particulier à Bièvre … comme partout ailleurs : port du masque – distance sociale – désinfection des mains – et pas d’apéritif convivial après la célébration eucharistique, alors que c’est la traditionnelle grande fête du village !

Par contre, ce qui n’ pas changé, c’est la célébration de l’eucharistie rehaussée par la présence des porte-drapeaux, de Monsieur le bourgmestre ff Michaël Modave, du collège communal et des membres du conseil communal et du CPAS.

Pour débuter l’office, un temps de silence a été respecté en hommage aux victimes de la pandémie. L’abbé Casmir Nnubia avait choisi comme évangile la parabole du semeur. Dans l’homélie, il a signalé que nous ne vivions pas uniquement une crise sanitaire, mais aussi économique, religieuse et sociale. Chacun attend avec impatience une solution du monde scientifique. Celles et ceux qui nous dirigent ont tout fait pour assurer notre sécurité. Soyons donc confiants envers ces mesures sanitaires. Ces mesures sont les graines dont on parle dans l’évangile. Ces graines ne tombent pas sur la même terre : ceux qui ne respectent pas sont comme les 3/4 des graines, celles qui tombent sur le sol pierreux … avec nos refus, nos négligences, nos blocages, notre indifférence… Le 1/4 tombe dans la bonne terre ce qui fait que la moisson est abondante. Les mesures fructifient là où les hommes et les femmes respectent ces mesures. Le 21 juillet est la fête de ceux qui ont un coeur sincère et patriotique. Il a terminé l’homélie par ces mots : « Nous sommes responsables du type de sol que nous fournissons à Dieu pour qu’il sème sa Parole. Allons à l’essentiel : l’amour et le partage. » 

Les chants du « Te Deum » et de « la Brabançonne » ont été chantés par l’assemblée. Après l’eucharistie, comme à l’accoutumée, tout le monde s’est retrouvé devant le monument aux morts pour le dépôt de la gerbe. 

V.P.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci à Etienne Wanlin pour les photos ! 

Quelques petits échos de la reprise des célébrations !

Si des paroissiens ou des prêtres ont pris une photo de la reprise des célébrations dans le doyenné de Gedinne, ils peuvent me les faire parvenir, avec un commentaire, et je les publierai dans cet article ! Merci beaucoup ! 🙂 

Intégration du port du masque et des gestes barrière, respect des consignes, chants entonnés par Catherine, accompagnée de Jean-Marie à l’orgue.
Quelle joie de se revoir et de chanter notre joie même en étant masqué !
Véro
Photos de l’église de Bièvre

 

 

 

 

Comme ailleurs, tout avait été mis en oeuvre pour respecter les consignes et rassurer les paroissiens.

La chorale de la paroisse ne comporte que très peu de membres, ceux-ci ont donc cherché ensemble la meilleure solution pour chanter tout en respectant les recommandations : ils ont donc chanté en portant le masque et à distance les uns des autres.  V.P

Photos de l’église de Bellefontaine

Homélie prononcée par Monseigneur Warin lors de la vigile pascale du samedi 11 avril

Il arrive qu’on me demande pourquoi je crois. Je réponds invariablement : « Parce que c’est beau. Je crois en raison de la beauté de la foi, en raison de la beauté ineffable de l’Évangile». Que c’est beau un Dieu qui se dépouille, qui se fait pauvre, qui pour dire à l’homme : « Je t’aime » se met sur la paille ! Pensons à la naissance de Jésus. Que c’est beau un Dieu qui sert, qui se revêt d’un tablier, qui s’agenouille devant l’homme pour mieux le servir ! Pensons au lavement des pieds. Que c’est beau un Dieu qui pleure notre mal comme une mère! Que c’est beau un Dieu qu’on peut si fort blesser en blessant l ‘homme ! Que c’est beau un Dieu qui est notre pain à chaque cène (eucharistie) ! Que c’est beau un Dieu qui fait table commune avec les pécheurs et de l’amour duquel nos défections ne peuvent avoir raison ! Que c’est beau un Dieu qui veut à tous ses fils donner sa mère ! Que c’est beau un Dieu qui tire de sa mort notre naissance ! Que c’est beau un Dieu qui nous ouvre sa joie et son royaume ! L’argument le plus percutant contre un Dieu tout-puissant, juste et miséricordieux, est le mal, la souffrance des innocents. Où est Dieu lorsque se produit un ouragan dévastateur dans un pays pas encore remis d’un tremblement de terre? Cela s’est passé en Haïti. Où est Dieu lorsque, dans les nations de la Corne de l ‘Afrique, une invasion de criquets menace la subsistance de millions de personnes? Où est Dieu lorsque des migrants par milliers sont entassés dans l’île de Lesbos ? Où est Dieu lorsque les injustices sont criantes ? Où est Dieu lorsque nous vivons un temps d’épreuve inédit? Où est Dieu lorsqu’une pandémie de coronavirus provoque des milliers de décès dans le monde et chez nous ? À la terrible question qui monte sur nos lèvres lorsque brutalement nous nous trouvons confrontés au mal et à la souffrance. Dieu ne répond pas avec des mots. Sa réponse, c’est sa présence : Jésus. Jésus venu habiter de sa présence nos souffrances. Permettez-moi de la rappeler. C’est l’histoire d’un homme chargé d’années et proche de la mort. Cette nuit-là, il fait un rêve, un rêve dans lequel repasse tout le film de sa vie. Il voit deux traces de pas dans le sable. li se dit : « Ah le Seigneur a été, comme il l’a promis, auprès de moi. » Mais voici que repassent les phases les plus douloureuses de son existence. et cette fois il ne voit plus qu’une trace de pas dans le sable. Il se tourne vers le Seigneur : « Seigneur, serait-il possible que tu m’aies abandonné aux moments où j’avais le plus besoin de toi ? » Alors le Seigneur prit ses mains dans les siennes et lui dit : « Mon enfant, je ne t’ai jamais laissé seul, et encore moins à l’heure de l’épreuve. Si tu ne vois plus qu’une trace de pas dans le sable, c’est parce que alors je te portais sur les épaules. » Dieu est auprès des cercueils que l’on ferme. L’un des versets les plus précieux de la Bible est aussi le plus court de tous. Deux mots : « Jésus pleura ». Il s’agit de Jésus devant la tombe de son ami Lazare. Dieu est là chaque fois que pleure un enfant au point de faire corps avec lui : « Ce que vous faites au moindre des miens, c’est à moi que vous le faites. » (cf. Mt 25.40) Aux Etats-Unis, dans les années 1800, rapporte Elie Wiesel, alors qu’on était en train de pendre un enfant innocent, quelqu’un dans la foule s’est écrié : « Et maintenant, où est Dieu ? » Une voix lui répondit:« Il est là, au bout de cette corde ! » Quand nous souffrons ou voyons souffrir, que tout notre être proteste. Proteste, parce que nous ne sommes pas faits pour la mort mais pour la vie. Que tout notre être proteste oui, mais jamais contre Dieu. Notre mal l’atteint plus que nous-mêmes. Elle est juste, la remarque de Georges Bernanos dans« Journal d’un curé de campagne » : « Une douleur vraie qui sort du coeur de I’homme appartient d’abord à Dieu, il me semble.» (Oeuvres romanesques, La Pléiade, p. 1096). Sur la croix, c’était nos souffrances qu’il portait. Jésus souffre en tout homme qui souffre. Et parce que Jésus souffre en tout homme qui souffre, nos jours d’épreuve peuvent être des vendredis saints, et aussi conduire au soleil du matin de Pâques. Aussi conduire au soleil du matin de Pâques, parce que le surlendemain du vendredi saint est un jour qui chante. Il est ressuscité, et nous ressusciterons après lui. Sa résurrection est le gage de la nôtre. Il est revenu à la vie, premier-né d’entre les morts. Au-delà de notre mort, il nous attend sur le rivage. Depuis le premier matin de Pâques, même le couchant d’une vie est la promesse d’un jour nouveau. Notre vie n’est plus un sursis avant I’échafaud. Le vieillissement n’est plus la catastrophe. Aucune pierre, si lourde soit -elle, n’est à jamais scellée sur nous-mêmes ou sur nos frères. Parce qu’un homme est sorti vivant du tombeau, les autres n’y resteront pas. Alléluia !

Pierre Warin Collégiale de Ciney

Plusieurs expressions sont empruntées à l’hymne« Oui donc est Dieu? »