« Mater dolorosa »

Au soir du vendredi, reste gravé le visage d’une « mater dolorosa ». Marie vient de perdre son enfant. Y a-t-il plus grande souffrance pour une mère que celle-là ?
Elles sont nombreuses aujourd’hui, ces mères qui souffrent, qui pleurent, qui ont le cœur brisé…
• Mères de Kiev et de Moscou qui, des deux côtés de la frontière, n’ont plus à serrer que le corps sans vie d’un fils ou d’un mari.
• Mères au cœur transpercé qui voient leurs filles violées, leurs fils ruinés par la drogue, leur enfant emporté par un cancer ou un accident de la route.
• Mères d’angoisse qui, sans qu’on ait besoin de leur expliquer quoi que ce soit, vibrent aux détresses de leurs filles et de leurs fils.
Tant de « pietà » qui prennent dans leurs bras leur enfant meurtri ou brisé. Silence et ténèbres, comme au samedi saint.
Et il y a aussi un père de douleur, un Père du ciel qui souffre la mort de son fils avec qui il ne fait qu’un, et qui pleure toutes les morts de ses enfants…
Crépuscule d’un monde… Bientôt, ce sera l’aurore.

 

Abbé Olivier Fröhlich, vicaire général du diocèse de Tournai (publié dans son fil d’actualité FB le 16 avril 2022)

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