« Une pause par jour » – 29 décembre 2020

S. Thomas Becket, évêque, martyr

Première lecture – « Celui qui aime son frère demeure dans la lumière » (1 Jn 2, 3-11) – Lecture de la première lettre de saint Jean

Bien-aimés, voici comment nous savons que nous connaissons Jésus Christ : si nous gardons ses commandements. Celui qui dit : « Je le connais », et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur : la vérité n’est pas en lui. Mais en celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu atteint vraiment la perfection : voilà comment nous savons que nous sommes en lui. Celui qui déclare demeurer en lui doit, lui aussi, marcher comme Jésus lui-même a marché. Bien-aimés, ce n’est pas un commandement nouveau que je vous écris, mais un commandement ancien que vous aviez depuis le commencement. La parole que vous avez entendue, c’est le commandement ancien.
Et pourtant, c’est un commandement nouveau que je vous écris ; ce qui est vrai en cette parole l’est aussi en vous ; en effet, les ténèbres passent et déjà brille la vraie lumière. Celui qui déclare être dans la lumière et qui a de la haine contre son frère
est dans les ténèbres jusqu’à maintenant. Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et il n’y a en lui aucune occasion de chute. Mais celui qui a de la haine contre son frère est dans les ténèbres : il marche dans les ténèbres sans savoir où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux. – Parole du Seigneur.

Psaume 95 (96), 1-2a, 2b-3, 5b-6)

R/ Joie au ciel ! Exulte la terre !  (95, 11a)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !

De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire,
à toutes les nations ses merveilles !

Lui, le Seigneur, a fait les cieux :
devant lui, splendeur et majesté,
dans son sanctuaire, puissance et beauté.

Evangile – « Lumière qui se révèle aux nations » (Lc 2, 22-35) – Alléluia, Alléluia. Lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. Alléluia. (Lc 2, 32) – Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël,
et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. » – Acclamons la Parole de Dieu.

La promesse est accomplie

Philippe est hospitalisé. La mort approche. Il n’a qu’un désir: voir, avant de mourir, son premier petit-fils qui naîtra bientôt. Dans le même hôpital, sa fille, donne naissance à son enfant. La nouvelle maman vient elle-même présenter le bébé au grand-père. Elle dépose le nourrisson dans ses bras. Tout ému, Philippe dit péniblement: «Maintenant, je peux partir. Je demande seulement que ce petit soit heureux et qu’il fasse une bonne vie. » Quelques heures plus tard, dans une grande paix, le grand-père s’endort pour toujours. Quand, quarante jours après la naissance de Jésus, Marie et Joseph sont venus le présenter au Temple, le vieillard Siméon, homme fidèle à l’Esprit, y était aussi. Il attendait le Messie dans une grande espérance. Il croyait qu’il le verrait avant de mourir. Aussi, prenant l’enfant dans ses bras, il le reconnut comme l’envoyé de Dieu venu sauver non seulement le peuple d’Israël mais les gens de toutes les nations. Sachant d’un savoir de foi que cet enfant serait la lumière éclairant le monde, Siméon accepte de faire face à une mort prochaine, Il a vu se réaliser la promesse de Dieu de donner au monde un Sauveur. La vie appelle la vie. Nous savons bien que nous mourrons un jour. Mais qu’il est bon de reconnaître en Jésus celui qui nous promet à une vie éternelle! Quand nous entrons dans la mort, c’est à la vie que nous accédons.

Prière

Dieu notre Père, tu accueilles Joseph et Marie qui sont venus te présenter Jésus, la lumière du monde. Accorde-nous de préférer sa lumière à nos ténèbres et de l’accueillir dans ce temple que nous formons tous ensemble. Exauce-nous, toi qui es béni pour les siècles des siècles.

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