Homélie que Jean Pol Druart, diacre permanent, a prononcé en ce vendredi Saint !

Vendredi Saint Célébration de la Passion du Seigneur • Homélie • 10 avril 2020 

Sœurs et frères, Que dire face à la Passion et à la mort de notre Seigneur Jésus-Christ, dont venons d’entendre le récit que nous a laissé l’apôtre Jean ?

Face à cet amour infini du Christ qui, sur la Croix, a offert sa vie pour que nous… nous ayons la Vie, nous vivions !

La décence voudrait que nous nous taisions. Permettez-moi cependant de mettre en valeurs trois choses qui pourraient alimenter notre méditation personnelle.

Une première chose, c’est l’attitude de Jésus en croix… : sur la Croix, Jésus a les bras grands-ouverts.

Les bras ouverts, n’est-ce pas l’attitude des parents invitant leurs enfants à venir s’y jeter pour y puiser toute la force de leur amour pour eux, s’y jeter pour s’y mettre à l’abri de tout danger ?

N’est-ce pas l’attitude d’accueil d’amour de l’autre par excellence ?

Plus que jamais, à travers la Passion de Jésus le mot « passion » prend tout son sens : celui de l’amour infini, celui de l’amour qui va jusqu’au bout, jusqu’à donner sa vie pour celui que l’on aime.

Contemplons Jésus qui, sur la Croix, a ouvert les bras dans une sorte d’invitation à venir nous y jeter pour qu’Il puisse nous prendre, par amour, dans sa vie et sa résurrection.

La deuxième, c’est une des paroles de Jésus en croix : « Femme voici ton fils, …voici ta mère ! », parole par laquelle Il nous donne à sa mère et nous donne sa mère ; nous donnant ainsi, à travers le disciple qu’Il aime, celle qu’Il aime le plus au monde.

Annonçant sa Passion, Jésus avait promis à ses disciples : « Je ne vous laisserai pas orphelin ». Sur la croix, au comble de la souffrance, au moment de mourir pour le péché des hommes et par le péché des hommes, pour notre péché et par notre péché, Jésus, le Christ, pense encore à nous et tient sa promesse.

La troisième chose que je voudrais mettre en valeur ce sont les trois mots par lesquels saint Jean nous dit la mort de Jésus : « Il remit l’Esprit ».

Ces trois mots, nous pouvons les comprendre, les interpréter de deux manières : la première est de les comprendre dans le sens le plus commun : celui de la mort physique.

La seconde manière est de les comprendre, les interpréter comme étant le prélude à l’effusion du Souffle de vie sur le monde. Souffle par lequel, à la Pentecôte, le Christ transmettra l’Esprit-Saint à ses Apôtres.

Sœurs et frères, prenons quelques instants de silence pour contempler Jésus, les bras largement ouverts sur la croix, Jésus qui nous invite à courir vers Lui et nous jeter sans retenue dans son amour infini pour nous, mais sans oublier qu’Il nous a dit : « Comme je vous ai aimé, aimez-vous aussi les uns les autres ! ( Jn 13, 34 ). » Amen !

Diacre Jean-Pol Druart

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