« Une pause par jour » – 25 mars 2018

Dimanche des Rameaux – Année B – Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 12, 12-16

En ce temps-là, quelques jours avant la Pâque, la grande foule venue pour la fête apprit que Jésus arrivait à Jérusalem. Les gens prirent des branches de palmiers et sortirent à sa rencontre. Ils criaient: «Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! Béni soit le roi d’Israël!» Jésus, trouvant un petit âne, s’assit dessus, comme il est écrit: Ne crains pas, fille de Sion. Voici ton roi qui vient, assis sur le petit d’une ânesse. Cela, ses disciples ne le comprirent pas sur le moment ; mais, quand Jésus fut glorifié, ils se rappelèrent que l’Ecriture disait cela de lui : c’était bien ce qu’on lui avait fait.

PROCESSION DES RAMEAUX
Et maintenant, avançons, comme les foules de Jérusalem, heureuses d’acclamer le Messie.
Textes de la messe des Rameaux
Lecture du livre du prophète d’Isaïe  50, 4-7

Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.

PSAUME 21
Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?

Tous ceux qui me voient me bafouent,

ils ricanent et hochent la tête :

«Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre!

Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami!»

Oui, des chiens me cernent,

une bande de vauriens m’entoure.

Ils me percent les mains et les pieds;

je peux compter tous mes os.

Ils partagent entre eux mes habits

et tirent au sort mon vêtement.

Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin:

ô ma force, viens vite à mon aide!

Mais tu m’as répondu!

Et je proclame ton nom devant mes frères,

je te loue en pleine assemblée.

Vous qui le craignez, louez le Seigneur.

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens  2, 6-11

Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix.

C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au- dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame « Jésus Christ est Seigneur» à la gloire de Dieu le Père.

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. Pour nous, le Christ est devenu obéissant, jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom. Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.

La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Marc 14, 1—15, 47

La fête de la Pâque et des pains sans levain allait avoir lieu deux jours après. Les grands prêtres et les scribes cherchaient comment arrêter Jésus par ruse, pour le faire mourir. Car ils se disaient : « Pas en pleine fête, pour éviter des troubles dans le peuple. Jésus se trouvait à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux. Pendant qu’il était à table, une femme entra, avec un flacon d’albâtre contenant un parfum très pur et de grande valeur. Brisant le flacon, elle lui versa le parfum sur la tête. Or, de leur côté, quelques-uns s’indignaient : « A quoi bon gaspiller ce parfum? On aurait pu, en effet, le vendre pour plus de trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données aux pauvres ». Et ils la rudoyaient. Mais Jésus leur dit : « Laissez-la! Pourquoi la tourmenter? Il est beau, le geste qu’elle a fait envers moi. Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, et, quand vous le voulez, vous pouvez leur faire du bien; mais moi, vous ne m’avez pas pour toujours. Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait. D’avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement. Amen, je vous le dis : partout où l’Evangile sera proclamé — dans le monde entier — on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire.» Judas Iscariote, l’un des Douze, alla trouver les grands-prêtres pour leur livrer Jésus. A cette nouvelle, ils se réjouirent et promirent de lui donner de l’argent. Et Judas cherchait comment le livrer au moment favorable. Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : «Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque? Il envoie deux de ses disciples en leur disant : «Allez à la ville; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le, et là où il entrera, dites au propriétaire: « Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ? » Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs.» Les disciples partirent, allèrent à la ville; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus arrive avec les Douze. Pendant qu’ils étaient à table et mangeaient, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous, qui mange avec moi, va me livrer. Ils devinrent tout tristes et, l’un après l’autre, ils lui demandaient: « Serait-ce moi? Il leur dit : « C’est l’un des Douze, celui qui est en train de se servir avec moi dans le plat. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ». Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : «Prenez, ceci est mon corps.» Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu.» Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. Jésus leur dit: « Vous allez tous être exposés à tomber, car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées. Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. Pierre lui dit alors : « Même si tous viennent à tomber, moi, je ne tomberai pas.» Jésus lui répond :« Amen, je te le dis : toi, aujourd’hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. » Mais lui reprenait de plus belle: « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas.» Et tous en disaient autant. Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani. Jésus dit à ses disciples : « Asseyez-vous ici, pendant que je vais prier.» Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean, et commence à ressentir frayeur et angoisse. Il leur dit : « Mon âme est triste à mourir. Restez ici et veillez.» Allant un peu plus loin, il tombait à terre et priait pour que, s’il était possible, cette heure s’éloigne de lui. Il disait : « Abba… Père, tout est possible pour toi. Eloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que moi, je veux, mais ce que toi, tu veux! » Puis il revient et trouve les disciples endormis. Il dit à Pierre: « Simon, tu dors! Tu n’as pas eu la force de veiller seulement une heure? Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. De nouveau, il s’éloigna et pria, en répétant les mêmes paroles. Et de nouveau, il vint près des disciples qu’il trouva endormis, car leurs yeux étaient alourdis de sommeil. Et eux ne savaient que lui répondre. Une troisième fois, il revient et leur dit : «Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. C’est fait; l’heure est venue : voici que le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous ! Allons ! Voici qu’il est proche, celui qui me livre.» Jésus parlait encore quand Judas, l’un des Douze, arriva et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres, les scribes et les anciens. Or, celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu: «Celui que j’embrasserai, c’est lui : arrêtez-le, et emmenez-le sous bonne garde. » A peine arrivé, Judas, s’approchant de Jésus, lui dit: «Rabbi! Et il l’embrassa. Les autres mirent la main sur lui et l’arrêtèrent. Or un de ceux qui étaient là tira son épée, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille. Mors Jésus leur déclara «Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus vous saisir de moi, avec des épées et des bâtons? Chaque jour, j’étais auprès de vous dans le Temple en train d’enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. Mais c’est pour que les Ecritures s’accomplissent. » Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous. Or, un jeune homme suivait Jésus; il n’avait pour tout vêtement qu’un drap. On essaya de l’arrêter. Mais lui, lâchant le drap, s’enfuit tout nu. Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre. Ils se rassemblèrent tous, les grands prêtres, les anciens et les scribes. Pierre avait suivi Jésus à distance, jusqu’à l’intérieur du palais du grand prêtre, et là, assis avec les gardes, il se chauffait près du feu. Les grands prêtres et tout le Conseil suprême cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire mettre à mort, et ils n’en trouvaient pas. De fait, beaucoup portaient de faux témoignages contre Jésus, et ces témoignages ne concordaient pas. Quelques-uns se levèrent pour porter contre lui ce faux témoignage : «Nous l’avons entendu dire: “Je détruirai ce sanctuaire fait de main d’homme, et en trois jours j’en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d’homme.”  Et même sur ce point, leurs témoignages n’étaient pas concordants. Alors s’étant levé, le grand prêtre, devant tous, interrogea Jésus : «Tu ne réponds rien? Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi? »Mais lui gardait le silence et ne répondait rien. Le grand prêtre l’interrogea de nouveau:«Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni? »Jésus lui dit: «Je le suis. Et vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant, et venir parmi les nuées du ciel » Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit: «Pourquoi nous faut-il encore des témoins? Vous avez entendu le blasphème. Qu’en pensez-vous ? »Tous prononcèrent qu’il méritait la mort. Quelques-uns se mirent à cracher sur lui, couvrirent son visage d’un voile, et le giflèrent, en disant : «Fais le prophète! » Et les gardes lui donnèrent des coups. Comme Pierre était en bas, dans la cour, arrive une des jeunes servantes du grand prêtre. Elle voit Pierre qui se chauffe, le dévisage et lui dit: «Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth! » Pierre le nia. «Je ne sais pas, je ne comprends pas de quoi tu parles. » Puis il sortit dans le vestibule, au dehors. Alors un coq chanta. La servante, ayant vu Pierre, se mit de nouveau à dire à ceux qui se trouvaient là : «Celui-ci est l’un d’entre eux! » De nouveau, Pierre le niait. Peu après, ceux qui se trouvaient là lui disaient à leur tour : « Sûrement tu es l’un d’entre eux! D’ailleurs, tu es Galiléen.» Alors il se mit à protester violemment et à jurer: «Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. » Et aussitôt, pour la seconde fois, un coq chanta. Alors Pierre se rappela cette parole que Jésus lui avait dite : «Avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. » Et il fondit en larmes.

Début de la lecture brève

Dès le matin, les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes, et tout le Conseil suprême. Puis, après avoir ligoté Jésus, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate. Celui-ci l’interrogea: « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répondit: « C’est toi-même qui le dis. » Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations. Pilate lui demanda à nouveau: « Tu ne réponds rien? Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. » Mais Jésus ne répondit plus rien, si bien que Pilate fut étonné.

À chaque fête, il leur relâchait un prisonnier, celui qu’ils demandaient. Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas, arrêté avec des émeutiers pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute. La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander ce qu’il leur accordait d’habitude. Pilate leur répondit: « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs? » Il se rendait bien compte que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré. Ces derniers soulevèrent la foule pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas. Et comme Pilate reprenait: « Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs ? ». De nouveau ils crièrent: « Crucifie-le! » Pilate leur disait « Qu’a-t-il donc fait de mal? » Mais ils crièrent encore plus fort: « Crucifie-le! » Pilate, voulant contenter la foule, relâcha Barabbas et, après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour qu’il soit crucifié.
Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais, c’est-à-dire dans le Prétoire. Alors ils rassemblent toute la garde, ils le revêtent de pourpre, et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée. Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant : « Salut, roi des Juifs! » Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui, et s’agenouillaient pour lui rendre hommage. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau de pourpre, et lui remirent ses vêtements.

Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier, et ils réquisitionnent, pour porter sa croix, un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus, qui revenait des champs. Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha, ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire). Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe; mais il n’en prit pas. Alors ils le crucifient, puis se partagent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir la part de chacun. C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin) lorsqu’on le crucifia. L’inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots : « Le roi des Juifs ». Avec lui ils crucifient deux bandits, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. Les passants l’injuriaient en hochant la tête; ils disaient : « Hé! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, descends de la croix! » De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes, en disant entre eux : « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même! Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël; alors nous verrons et nous croirons. » Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.

Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Et à la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte: «Eloï Eloï, lema sabactani? » ce qui se traduit: «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient: «Voilà qu’il appelle le prophète ÉIie.» L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée, il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire, en disant: « Attendez ! Nous verrons bien si Elie vient le descendre de là!» Mais Jésus, poussant un grand cri, expira.

Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant.

Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas. Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, déclara : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu!»

Fin de la lecture brève

Il y avait aussi des femmes, qui observaient de loin, et parmi elles, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé, qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée, et encore beaucoup d’autres, qui étaient montées avec lui à Jérusalem. Déjà il se faisait tard; or, comme c’était le jour de la Préparation, qui précède le sabbat, Joseph d’Arimathie intervint. C’était un homme influent, membre du Conseil, et il attendait lui aussi le règne de Dieu. Il eut l’audace d’aller chez Pilate pour demander le corps de Jésus. Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort; il fit appeler le centurion, et l’interrogea pour savoir si Jésus était mort depuis longtemps. Sur le rapport du centurion, il permit à Joseph de prendre le corps. Alors Joseph acheta un linceul, il descendit Jésus de la croix, l’enveloppa dans le linceul et le déposa dans un tombeau qui était creusé dans le roc. Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau. Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José, observaient l’endroit où on l’avait mis.

Prière universelle

Témoins de la passion de notre Seigneur Jésus Christ, que notre prière se fasse ardente :

  • Pour tous ceux qui exercent un pouvoir civil ou judiciaire. Qu’ils décident selon la vérité et la justice, qu’ils sachent résister à tous les lobbyings et les pressions partisanes. Qu’ils exercent leurs responsabilités au service du bien commun et non dans l’esprit de garder coûte que coûte le pouvoir.

 

  • Pour ceux qui ont un pouvoir religieux. Qu’ils se nourrissent de la parole du Seigneur et puisent en Dieu la lumière et la force de la fidélité. Qu’ils se gardent surtout de mettre Dieu au service de leurs idées ou de leurs intérêts. Que dans l’humilité ils exercent leur charge : d’instruction, de soutien, de bénédiction et jamais de jugement, d’exclusion ou de meurtre.

 

  • Pour tous ceux qui avancent dans la vie sur un chemin de croix : les malades, les démunis, les sans droits ou sans toit, les trahis, les abandonnés, les persécutés, les terrorisés, les désespérés. Qu’ils découvrent tout proche le compagnonnage du Crucifié et en nous des Simon de Cyrène qui les aident à tenir debout et à avancer.

 

  • Pour nous tous ici rassemblés. Que notre présence ne soit ni figurative ni fugace. Que la passion amoureuse de Jésus nous saisisse, nous pénètre, nous transforme. Alors nos contemporains découvriront ou redécouvriront que l’aventure de Jésus Christ ne s’est pas arrêtée il y a quelque deux mille ans, mais qu’elle est puissance de résurrection pour tous les hommes de tous les temps.

Christ acclamé et rejeté, Christ qui viens aujourd’hui nous sauver, nous t’en prions: que ta Passion porte pour notre monde tous ses fruits de vie, et que tout homme se réjouisse de ton amour, toi qui vis et règnes avec le Père, dans l’unité du Saint‑Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles des siècles.

Pour la semaine qui vient…   « Que cette semaine soit ‘sainte’  »

L’entrée de Jésus à Jérusalem, qui ouvre la célébration de ce dimanche, inaugure les événements de sa Pâque et nous fait entrer dans la Semaine sainte. Si nous sommes venus ce matin acclamer le Christ avec nos rameaux et réentendre le récit de sa douloureuse Passion, nous voici engagés à vivre toute cette Semaine en intime proximité avec lui. En effet, il n’y a pas seulement à vivre les rendez-vous des grandes célébrations de jeudi, Vendredi, puis la Veillée pascale. C’est aussi au quotidien que nous avons à faire mémoire de l’amour du Christ qui nous sauve : ce qui l’a conduit à la mort, c’est son amour inconditionnel pour tous, et nous devons faire de même.

Pour faire de cette semaine une semaine « sainte », il nous faut toujours mieux nous mettre à l’écoute et à l’école du Christ en méditant sa Parole, accueillir cette Parole dans les célébrations de l’Eglise pour que nous soit donnée la force de l’Esprit, et la mettre en pratique, très simplement, là où nous sommes. Pour vivre vraiment, avec le Christ, une semaine « sainte », ces trois dimensions de la vie chrétienne (méditation de la Parole, célébration, service) doivent nous habiter de manière plus forte, plus consciente.

Fixer quelques moments précis

Il est prudent, dans la vie trépidante que nous menons, de réserver sur notre agenda les rendez-vous précis que nous souhaitons avec le Seigneur : chaque jour, vivre avec lui un moment de prière de méditation, d’adoration ; fixer les célébrations auxquelles nous pourrons participer ; prévoir les services à rendre, les visites…

Quelle idée de finir comme un esclave

Quand le monde entier

A besoin d’être sauvé tout de suite ?

Vous n’auriez pas fait comme ça.

Moi non plus, sans doute.

Mais nous sommes les sauvables, pas le sauveur.

un sauveur, ça sert à sauver.

Alors taisons-nous et restons à genoux

Devant l’humilité de notre Père des cieux.

Sinon, nous ne sommes bons

Qu’à lui tenir les rameaux le dimanche

Et à lui cracher dessus le lendemain

Si ce qu’il fait ne nous plaît pas.

Laissons-le nous guérir en silence.

Dimanche de la PASSION

Dans la plus triste des nuits,

dans la plus douloureuse souffrance,

dans l’exclusion la plus cruelle,

dans la faim, dans la soif,

dans l’enfermement et l’abandon

Seigneur, Tu es là !

 

Tu nous as aimés à ce point !

Tu as voulu tout connaître,

Tout partager de notre vie.

Tu as aimé chaque homme,

chaque femme, chaque enfant.

Tu as pris son parti.

Contre les pharisiens

qui ne connaissaient que le pouvoir de la loi,

Tu as élevé le pouvoir de l’amour !

 

Quand Tu t’es trouvé sur la croix,

certains se sont moqués de Toi

et Tu as connu la tentation du doute,

mais ta confiance en l’amour de ton Père

a remporté la victoire !

 

Mets sur mes lèvres ton Nom

Qui est au-dessus de tout nom :

Lui seul sauve le monde et lui apporte

Tendresse, douceur et joie !

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