« Une pause par jour » – 4 février 2018

5ème dimanche ordinaire Année B – Lecture du livre de Job  7, 1-4.6-7

Job prit la parole et dit: «Vraiment, la vie de l’homme sur la terre est une corvée, il fait des journées de manœuvre. Comme l’esclave qui désire un peu d’ombre, comme le manœuvre qui attend sa paye, depuis des mois je n’ai en partage que le néant, je ne compte que des nuits de souffrance. A peine couché, je me dis : “Quand pourrai-je me lever ?“ Le soir n’en finit pas : je suis envahi de cauchemars jusqu’à l’aube. Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand, ils s’achèvent faute de fil. Souviens-toi, Seigneur: ma vie n’est qu’un souffle, mes yeux ne verront plus le bonheur. »

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens 9, 16-19.22-23

Frères, annoncer l’Evangile, ce n’est pas là pour moi un motif de fierté, c’est une nécessité qui s’impose à moi. Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile! Certes, si je le fais de moi- même, je mérite une récompense. Mais je ne le fais pas de moi- même, c’est une mission qui m’est confiée. Alors quel est mon mérite? C’est d’annoncer l’Évangile sans rechercher aucun avantage matériel, et sans faire valoir mes droits de prédicateur de l’Evangile. Oui, libre à l’égard de tous, je me suis fait l’esclave de tous afin d’en gagner le plus grand nombre possible. Avec les faibles, j’ai été faible, pour gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns. Et tout cela, je le fais à cause de l’Evangile, pour y avoir part, moi aussi.

Alléluia. Alléluia. Le Christ a pris nos souffrances, il a porté nos maladies. Alléluia.  – Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1, 29-39

En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Evangile; car c’est pour cela que je suis sorti.» Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Evangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.

« La vie de l’homme sur terre est vraiment une corvée. On ne gagne que du néant. Les soirs n’en finissent pas. Et je ne compte plus que des nuits de souffrance. Ma vie n’est plus qu’un souffle. Je ne verrai plus le bonheur. » Ainsi parlait jadis un homme appelé Job. Ainsi parlent aujourd’hui tant d’hommes et tant de femmes, tant de vieux, tant de jeunes qui n’ont plus d’espérance. Malades à bout de souffle. Et pauvres qui n’ont pas les moyens de se soigner. Ceux et celles qui n’ont pas de travail ou de toit, de papiers, de secours. Pour qui il n’y a plus aucun bonheur possible.

La belle-mère de Simon était aussi malade. Et la fièvre d’alors était maladie grave. Jésus entra chez elle. II la prit par la main. Et la fit se lever. II y a des maisons et il y a des lieux, des associations, des mouvements, des rencontres, où l’on se tient par la main, où l’on s’aide l’un l’autre à se tenir debout. II y a des maisons et il y a des lieux où des hommes et des femmes ouvrent leurs bras, tendent leurs mains. Et il suffit parfois d’une présence, d’un regard, d’un sourire, d’un seul mot pour qu’une nuit s’éclaire, qu’on se sente reconnu et que dans la maison entre un peu de bonheur.

Alors, dit l’Evangile, la belle-mère de Simon se mit à les servir. Et la ville tout entière s’est pressée à sa porte. A la porte d’une maison devenue comme un temple, devenue une Eglise où Dieu était entré. Où l’on avait enfin redécouvert ce qu’est la solidarité et l’amour du prochain. Ce sont les seules valeurs qui donneraient du sens, rempliraient le néant, raccourciraient les soirs, éclaireraient les nuits. Et qui rendraient du souffle. Et un peu d’espérance. Et puis Jésus sortit et il partit ailleurs, dans les villages voisins, pour faire d’autres bonheurs.

La vie de l’homme est une corvée,

dit Job au Seigneur.

 

C’est toi, Dieu, qui nous fais parler ainsi ?

Cela m’étonne.

Ou plutôt j’admire que tu nous proposes

une prière pour les jours d’amertume.

 

Aujourd’hui donc, je viens te dire

mes lassitudes, mon ennui.

Et je t’amène aussi tous ceux pour qui

vivre est une corvée :

les honteux, dégoûtés, paumés,

les candidats au suicide…

Ecoute, Seigneur, nos cris muets !

Change notre corvée en danse

 

Tu es santé: guéris-nous

Tu es chemin : guide-nous !

Tu es liberté: coupe nos entraves !

Tu es horizon : élargis-nous

Tu es lumière: éblouis-nous

Tu es courage: relève-nous !

Avec toi, plus jamais de corvée :

ta présence est caresse et feu

Prière et action

En quittant la synagogue…

Tes journées commencent par la prière, Seigneur.

Le jour du Sabbat, au matin, tu rejoins les fidèles à la synagogue

pour prier avec eux et enseigner…

Le lendemain, bien avant l’aube, seul, tu vas dans un endroit désert

et là, tu pries longuement…

Merci pour cette leçon, cet exemple, Seigneur !

Donne-nous de commencer nos journées par un temps de prière,

comme toi, pour que la suite se déroule, comme pour toi,

sous le regard de notre Père des cieux et dans l’attention aux autres.

Déjà à la synagogue, tu es attentif à ceux qui t’entourent.

Tu délivres un homme possédé du démon.

Tu lui fais retrouver la joie des enfants de Dieu, et la possibilité de partager la prière commune…

Puis, à la maison de Pierre, tu t’approches de sa belle-mère malade :

tu la prends par la main et la fais lever…

Image de ce que tu veux faire pour chacun de nous,

car nous sommes paralysés dans notre marche à ta suite par la fièvre du péché.

Tu es devenu tout proche de nous pas l’incarnation.

Tu le restes par tes sacrements, par l’Eucharistie en particulier.

Tu continues de nous prendre par la main.

Donne-nous de garder notre main dans la tienne, de nous laisser guérir par toi !

On lui amenait tous les malades… La ville entière se pressait à la porte

Regarde le monde d’aujourd’hui, Seigneur.

C’est la même douloureuse situation que celle que tu as connue à Capharnaüm…

Fais-nous partager ta pitié devant les misères que nous rencontrons.

Rends-nous solidaires de nos frères qui souffrent.

Que nous sachions entendre ton appel à ouvrir nos cœurs au monde entier.

Partons ailleurs… afin que là aussi je proclame la Bonne nouvelle.

Les habitants de Capharnaüm auraient bien voulu te garder chez eux, pour eux…

Tu leur rappelles que tu es venu pour les autres aussi, pour tous les hommes :

tu es sorti de ton éternité, envoyé sur terre par le Père.

Donne-nous de sortir de nous-mêmes, Seigneur !

Aide-nous à proclamer ta Bonne Nouvelle par notre vie !

Laissez-nous votre commentaire !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s