« Une pause par jour » – 20 décembre 2017

3ème  Semaine de l’Avent – Première lecture (Is 7, 10-16)

En ces jours-là, le Seigneur parla ainsi au roi Acaz : « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. » Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. » Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu ! C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous). » – Parole du Seigneur. 

Évangile (Lc 1, 26-38)

Au sixième mois d’Élisabeth, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta. – Acclamons la Parole de Dieu. 

Demander un signe

Devant des situations complexes de la vie, nous demandons souvent des signes: dois-je déménager? Accepter cet emploi? Prendre cette route plutôt qu’une autre? «Donne-moi un signe, Seigneur.» Mais il ne suffit pas de demander des signes, encore faut-il savoir les interpréter… Demander un signe n’est pas une marque de faiblesse, c’est surtout une preuve d’ouverture, de remise entre les mains d’une force plus grande, un acte de foi finalement.

Croire d’abord

Le roi Acaz pense berner le prophète en refusant de demander un signe. En réalité, sa foi est si peu vraie que même s’il recevait un signe, il ne saurait pas l’interpréter. Le prophète Isaïe le sait, c’est pourquoi il se fera à la fois l’annonciateur et l’interprète du signe. Il force le roi à accepter l’annonce d’un geste extraordinaire du Seigneur, car Acaz ne ressent pas le besoin d’être sauvé, il pense pouvoir le faire par lui-même. C’est tout le contraire pour Marie. Elle a d’abord foi dans le salut de Dieu. C’est pourquoi, même si la démarche de l’ange lui semble étrange, elle ne remet pas en question son message. Tout ce qu’elle peut dire, c’est: «Comment cela va-t-il se faire?» Elle est déjà entrée dans la Bonne Nouvelle.

Pour un signe qui a du sens

Sans nous en rendre compte, nous oscillons entre les deux attitudes: celle qui manifeste qu’au fond, nous ne croyons pas vraiment au salut de Dieu et celle qui montre que l’on est prêts à s’abandonner à ce salut déjà à l’œuvre. La nuance entre les deux est délicate et nous n’avons pas toujours conscience de notre véritable attitude. Le seul signe parlant, c’est celui qui arrive dans un cœur déjà croyant. C’est alors qu’il prend tout son sens.

Avent : Prière de l’attente

Seigneur,
je me présente devant toi
comme une maison vide,
une maison qui attend,
une maison bien pauvre.

Loué sois-tu Seigneur
pour cette pauvreté!
Si mon plafond est défoncé,
il peut laisser filtrer la lumière;
si mes murs sont délabrés,
ils peuvent laisser passer ton souffle;
si ma maison est vide, elle peut t’accueillir.

Seigneur, voici ma maison.
Je te l’offre avec sa pauvreté:
remplis-la de ta présence.
Toi, le Dieu qui pardonne, tu ne dis pas:
« Faites le ménage et je viendrai! »
Non, tu viens chez moi
et mon désordre ne te fait pas peur.

Viens Seigneur;
depuis si longtemps ma maison t’attend.
Elle sera toujours vide tant que tu n’y sera pas.
Maranatha: viens Seigneur Jésus!

Georges Madore

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