« Une pause par jour » – 11 juillet 2017

14 ème Semaine du Temps Ordinaire – S. Benoît – Première lecture : « Ton nom sera Israël parce que tu as lutté avec Dieu, et tu l’as emporté » (Gn 32, 23-32) – Lecture du livre de la Genèse

Cette nuit-là, Jacob se leva, il prit ses deux femmes, ses deux servantes, ses onze enfants, et passa le gué du Yabboq. Il leur fit passer le torrent et fit aussi passer ce qui lui appartenait. Jacob resta seul. Or, quelqu’un lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore. L’homme, voyant qu’il ne pouvait rien contre lui, le frappa au creux de la hanche, et la hanche de Jacob se démit pendant ce combat. L’homme dit : « Lâche-moi, car l’aurore s’est levée. » Jacob répondit : « Je ne te lâcherai que si tu me bénis. » L’homme demanda : « Quel est ton nom ? » Il répondit : « Jacob. » Il reprit : « Ton nom ne sera plus Jacob, mais Israël (c’est-à-dire : Dieu lutte), parce que tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu l’as emporté. » Jacob demanda : « Fais-moi connaître ton nom, je t’en prie. » Mais il répondit : « Pourquoi me demandes-tu mon nom ? » Et là il le bénit. Jacob appela ce lieu Penouël (c’est-à-dire : Face de Dieu), car, disait-il, « j’ai vu Dieu face à face, et j’ai eu la vie sauve. » Au lever du soleil, il passa le torrent à Penouël. Il resta boiteux de la hanche. – Parole du Seigneur. 

Évangile : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux » (Mt 9, 32-38) – Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, voici qu’on présenta à Jésus un possédé qui était sourd-muet. Lorsque le démon eut été expulsé, le sourd-muet se mit à parler. Les foules furent dans l’admiration, et elles disaient : « Jamais rien de pareil ne s’est vu en Israël ! » Mais les pharisiens disaient : « C’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

L’épreuve de la traversée.

L’épreuve et le voyage sont au centre de l’histoire d’Israël, ainsi que de toute expérience religieuse. Ainsi Jacob, au milieu de la nuit, reste seul à franchir le gué quand un homme se met à lutter avec lui. Le combat cesse lorsque l’inconnu, tout en reconnaissant la victoire de son adversaire, frappe Jacob à la hanche, Il lui donne alors le nom d’Israël, parce qu’il a lutté avec Dieu. Au cœur de ce voyage, la symbolique du passage est très forte: le gué, la nuit qui fait place au jour, la rencontre avec le frère redouté… Et le Seigneur vient mettre Jacob à l’épreuve au cœur de ce périple, de ce passage de l’obscurité à la lumière.

L’ampleur de la tâche.

Jésus parcourt le pays et accomplit des guérisons. Sensible à la détresse humaine, il constate l’ampleur de la tâche et prie pour que d’autres l’aident à soulager les maux de son peuple. Or, malgré le bien qu’il répand sur son passage, son action suscite méfiance et jalousie: on le suspecte d’être de mèche avec les démons. Cette incapacité de certains à accueillir l’action de Dieu, en se repliant dans la peur et la jalousie, contribue à perpétuer les situations de mal et d’injustice. Mais chaque geste compte et chaque ouvrière et ouvrier est important: dès qu’un nouveau ou une nouvelle se met à la tâche, la moisson s’accroît et l’injustice recule.

Prière : Tu es grand

Le Fils de Dieu est descendu sur la Terre

pour naître chez les plus pauvres

et les plus humbles dans la misère.

Sans lit, sans chaise et sans table.

Sans rien pour reposer sa tête.

 

Il est né dans une étable

qui appartenait à quelqu’un d’autre.

Et c’est pourquoi, parmi les hors-la-loi,

il est devenu l’ami et le frère.

Sans or, sans argent

et aussi sans péché ni faute.

 

Jésus, mon Sauveur, il était chez nous

le plus pauvre de tous.

Et c’est pourquoi il est très grand,

très grand, très grand.

Et c’est pourquoi couronnons-le, Lui,

le grand roi.

Faisons-lui fête.

 

Il est né dans l’étable d’un autre homme.

Mon Dieu a mangé à la table d’un autre homme.

Il a prêché de la barque d’un autre homme.

Il a chevauché sur l’ânesse d’un autre homme.

Il a marché sur les chemins d’autres hommes.

Il a porté le fardeau d’autres hommes.

Il a subi la honte des autres hommes.

Il est mort pour les autres hommes.

Et c’est pourquoi il est très grand.

W. Herbert Brewster

Laissez-nous votre commentaire !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s