« Une pause par jour » – 14 avril 2017

Vendredi saint – Isaïe 52, 13 — 53, 12 – Hébreux 4, 14-16; 5, 7-9 – Psaume 30 (31) – Jean 18, 1 — 19,4
L. – Jésus donc sortit dehors, portant la couronne d’épines et le manteau pourpre. Et Pilate leur déclara : A. « Voici l’homme. » L. Quand ils le virent, les grands prêtres et les gardes se mirent à crier : F. « Crucifie-le! Crucifie-le! » L. Pilate leur dit : A. « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » L. Ils lui répondirent : F. « Nous avons une Loi, et suivant la Loi il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. »
L. – Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte. Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus : A. « D’où es-tu? » L. Jésus ne lui fit aucune réponse. Pilate lui dit alors : A. « Tu refuses de me parler, à moi ? Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher, et pouvoir de te crucifier ? »
L. – Jésus répondit : X « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moisi tu ne l’avais reçu d’en haut ; c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi porte un péché plus grand. »
L. Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ; mais des Juifs se mirent à crier : F. « Si tu le relâches, tu n’es pas un ami de l’empereur. Quiconque se fait roi s’oppose à l’empereur.»
L. En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors; il le fit asseoir sur une estrade au lieu dit le Dallage – en hébreu : Gabbatha. C’était le jour de la Préparation de la Pâque, vers la sixième heure, environ midi. Pilate dit aux Juifs : A. « Voici votre roi. » L. Alors ils crièrent : F. « À mort ! À mort ! Crucifie-le! » L. Pilate leur dit : A. « Vais-je crucifier votre roi ? » L. Les grands prêtres répondirent : F. « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. » L. Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié.

                               

Jésus sortit donc; il portait la couronne d’épines et le manteau rouge.  Et Pilate leur dit: «Voilà l’homme!» Mais lorsque les chefs des prêtres et les gardes le virent, ils s’écrièrent: « Cloue-le sur une croix! Cloue-le sur une croix!» (Jean 19, 5-6)

Le voici sur la tribune, cet homme qui a vu le monde dans un petit village rural, qui a mené une vie discrète jusqu’à l‘âge adulte avant de parcourir les routes de Galilée en itinérant. Le voici bien en vue, en compagnie d’un des grands de ce monde.
Le voici, ensanglanté et affaibli, la peau déchirée par les coups de fouet, la figure portant les traces des crachats et de la poussière. Ce même homme qui a relevé le paralytique, redressé la femme courbée, purifié le lépreux.

Le voici, affublé du manteau de la dérision et de la couronne de l’humiliation, l’homme qui a été acclamé comme roi lors de son entrée à Jérusalem. Le voici, cible de cris de haine et de condamnations injustes, l’homme qui a libéré la pécheresse de ses sept démons, pris la défense de la femme adultère, guéri tant de malades et calmé tant de possédés.

Le voici, l’homme que Pilate remet entre les mains des accusateurs et des bourreaux pour le mener au Golgotha. Il sera élevé sur la croix du supplice, agonisant sur la colline de la honte, exposé aux jugements et aux insultes. Il mourra, victime innocente, entouré de criminels. Son regard de tendresse et de compassion se posera sur eux; il demandera pardon pour tous ceux qui lui ont fait du mal. Une femme n’a jamais cessé de regarder cet homme de douleurs. Son cœur est transpercé d’un glaive insoutenable. Marie, sa mère, pleure son fils et le rend à son Père.

Seigneur Jésus, avec Marie je te regarde. Ton corps déchiré est répugnant sur cette croix ignoble, mais je ne veux pas détourner mon regard. Je veux contempler la mesure de ton amour. Que cet amour change mon coeur de pierre en cœur de chair.

La vénération de la croix.

Par trois fois, lors de l’office, la croix est présentée à l’assemblée en disant:

– Te voici, Jésus, notre Seigneur et notre Dieu, les bras grands ouverts, pour annoncer aux habitants de la terre: « Voyez, il y a de la place pour tous dans l’amour de notre Père qui est aux cieux ».

TOUS: Voici le bois de la croix qui a porté le salut du monde.

– Te voici, ô Christ, notre Seigneur et notre Dieu, les bras grands ouverts, pour dire aux habitants de la terre: « Venez, suivez-moi! Rien ne pourra nous arrêter sur le chemin. Car de mes bras en croix, j’écarterai le mal et la mort et je vous conduirai à travers l’étroit passage jusqu’à la vie qui ne finit pas! ».

 

TOUS: Voici le bois de la croix qui a porté le salut du monde.

– Nous voici, Seigneur Jésus, à genoux devant toi, pour adorer ta sainte Croix, pour te regarder et te dire: « Merci à Toi, notre Seigneur et notre Dieu ».

TOUS: Voici le bois de la croix qui a porté le salut du monde.

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