« Une pause par jour » – 8 avril 2017

Samedi de la cinquième semaine de Carême – Ézékiel 37, 21-28 – Jérémie 31 – Jean 11, 45-57 – « Afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés » (Jn 11, 45-57) – Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, quand Lazare fut sorti du tombeau, beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui. Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu’il avait fait. Les grands prêtres et les pharisiens réunirent donc le Conseil suprême ; ils disaient : « Qu’allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes. Si nous le laissons faire, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation. »

Alors, l’un d’entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n’y comprenez rien, vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. » Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, étant grand prêtre cette année-là,  il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; et ce n’était pas seulement pour la nation, c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés.

À partir de ce jour-là, ils décidèrent de le tuer. C’est pourquoi Jésus ne se déplaçait plus ouvertement parmi les Juifs ; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d’Éphraïm où il séjourna avec ses disciples. Or, la Pâque juive était proche, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la Pâque. Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux : « Qu’en pensez-vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête ! » Les grands prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres : quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu’on puisse l’arrêter.                

«Qu’allons-nous faire? Car cet homme réalise beaucoup de signes miraculeux Si nous le laissons agir ainsi, tous croiront en lui, puis les autorités romaines interviendront et détruiront notre temple et notre nation. » (Jean 11, 47b-48)

L’intrigue qui se déroule autour de Jésus dans les jours précédant sa mort ferait un bon scénario de film. D’ailleurs, plusieurs créateurs s’en sont inspirés pour réaliser des œuvres à succès. On sent la tension monter. Jésus est devenu très populaire et on vient de partout pour le voir et le toucher. En rendant la vie à Lazare, en s’insurgeant contre le mercantilisme du Temple, en affirmant haut et fort son identité de Fils de Dieu, il se fait de plus en plus provocant et dérangeant. Les gardiens de la tradition, les fonctionnaires du Temple, les dirigeants du peuple craignent d’un côté le soulèvement des foules et de l’autre la fureur de Rome. Devant leur inaptitude à garder la paix, les autorités impériales pourraient leur enlever leur pouvoir et leurs privilèges. «Qu’allons-nous faire?» Il faut dénouer la crise.

Hélas! Cette histoire, qui est au cœur de notre foi, n’est pas une œuvre de fiction. C’est le vécu bien réel d’un homme intègre et authentique qui a assumé jusqu’au bout sa mission d’envoyé du Père et de héraut du Royaume; mission qu’il a traduite en paroles d’espérance, en pardons féconds et en guérisons libératrices. Cet homme de Dieu, comme tous les prophètes avant lui, voit maintenant l’étau se resserrer sur lui et poindre l’imminence de la souffrance et de la mort. Accompagnons-le sur le chemin de la croix.

 

Seigneur Jésus, toi dont la vie n’a été que vérité, bonté et compassion; toi dont la seule préoccupation était de faire connaître la miséricorde et la bienveillance du Père pour tous ses enfants, tu es la cible d’un complot ignoble qui te conduira à la mort sur la croix. Pardonne-nous notre indifférence et nos méchancetés et libère-nous de tous nos péchés.

Du fond de ma détresse

Quand je suis au fond du gouffre,
je lève les yeux vers le haut.
Jésus, tu tends la main !

Quand je suis ravagée par la souffrance,
je lève les yeux vers la Croix.
Jésus, tu as souffert comme moi !

Quand mes yeux sont remplis de larmes,
je lève les yeux vers toi,
Jésus, toi qui as pleuré ton ami Lazare !

Quand je pense que plus rien n’est possible,
quand le désespoir m’envahit, quand le doute s’installe en moi,
je crie vers toi, Jésus !

Je veux croire que pour toi, rien n’est impossible !
Je veux croire surtout que tu nous dis :
 »Ne crains pas, je t’aime,
je t’appelle par ton nom, tu es à moi. »

Alors doucement la joie s’installe en moi
et ma souffrance devient source d’espérance !

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