« Une pause par jour » – 7 avril 2017

Vendredi de la cinquième semaine de Carême – Jérémie 20, 10-13 – Psaume 17(18) – Jean 10, 31-42 – Psaume : 17 (18), 2-3, 4, 5-6, 7

R/ Dans mon angoisse, j’appelai le Seigneur ; il entend ma voix.

(cf. 17, 7)

Je t’aime, Seigneur, ma force :

Seigneur, mon roc, ma forteresse,

Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite,

mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !

 

Louange à Dieu !

Quand je fais appel au Seigneur,

je suis sauvé de tous mes ennemis.

 

Les liens de la mort m’entouraient,

le torrent fatal m’emportait ;

des liens infernaux m’étreignaient :

j’étais pris aux pièges de la mort.

 

Dans mon angoisse, j’appelai le Seigneur ;

vers mon Dieu, je lançai un cri ;

de son temple il entend ma voix :

mon cri parvient à ses oreilles.         

Je t’aime, Seigneur, tu es ma force. Le Seigneur est pour moi un roc, un refuge où je suis en sûreté. (Psaume 17, 2-3a)

Quelle belle déclaration d’amour! À Dieu, mais aussi à qui veut l’entendre. C’est toujours émouvant de recevoir des témoignages d’affection. Je l’avoue simplement: cela fait souvent monter en moi des larmes d’émotion, particulièrement lorsque la relation entre les personnes a subi l’épreuve du temps et des coups durs.

« Sans elle, je ne serais pas passé au travers!» «J’étais sûre que je pouvais compter sur lui!» «Je ne sais pas si je survivrai à son départ; elle est ma raison de vivre!» «Je l’aime tellement!» C’est ce que j’entends parfois au centre d’hébergement où vit ma mère. Il y a de ces maris fidèles et aimants qui, tous les deux ou trois jours, viennent promener leur épouse lourdement diminuée et leur tenir compagnie. Il y a de ces femmes courageuses qui, à chaque repas, aident leur homme à manger et tentent de les faire rire. Il y a de ces couples qui se regardent dans les yeux et se sourient tendrement. Attendrissant parce que vrai.

«Je t’aime, Seigneur, tu es ma force.» Jérémie et Jésus ont dû éprouver ce sentiment intense pour fermement résister à l’adversité, pour croire que, dans l’épreuve suprême, Dieu serait à leur côté, qu’il les soutiendrait quoi qu’il arrive. On ne peut s’exclamer de la sorte que si, d’expérience, dans des moments passés de faiblesse et d’inquiétude, on a réalisé que sans lui, on n’aurait pas tenu le coup.

Prière : Debout devant Toi

Comme un flambeau devant ton trône,
comme un arbre dans le jardin,
comme une main dressée vers le ciel,
comme un semeur dans son champ,
devant toi, Seigneur,
je me tiens debout.

Comme Marie au pied de la croix,
comme le centurion sur le calvaire
comme le paralysé remis sur ses pieds,
comme le serviteur attendant son maître,
devant toi, Seigneur,
je me tiens debout.

Comme le veilleur regardant l’aurore,
comme la femme
tenant contre elle son enfant,
comme l’homme que la joie fait se lever,
comme celui que les soucis n’écrasent pas ,
devant toi, Seigneur,
je me tiens debout.

Et je te dis : Tu m’as appelé ? Me voici.

Charles Singer

Laissez-nous votre commentaire !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s