« Une pause par jour » – 14 mars 2017

d786a228518e03b09dcdcfbe52b692b7Mardi de la deuxième semaine de carême – Isaïe 1, 10.16-20 – Psaume 49 (50) – Matthieu 23, 1-12 – « Apprenez à faire le bien : recherchez le droit » (Is 1, 10.16-20 – Lecture du livre du prophète Isaïe

Écoutez la parole du Seigneur, vous qui êtes pareils aux chefs de Sodome ! Prêtez l’oreille à l’enseignement de notre Dieu, vous, peuple de Gomorrhe ! Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal. Apprenez à faire le bien : recherchez le droit, mettez au pas l’oppresseur, rendez justice à l’orphelin, défendez la cause de la veuve. Venez, et discutons – dit le Seigneur. Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront aussi blancs que neige. S’ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront comme de la laine. Si vous consentez à m’obéir, les bonnes choses du pays, vous les mangerez ; mais si vous refusez, si vous vous obstinez, c’est l’épée qui vous mangera. – Oui, la bouche du Seigneur a parlé.

Psaume : 49 (50), 7ab.8, 13-14, 16bc- 17, 21abc.23ab

R/ À celui qui veille sur sa conduite, je ferai voir le salut de Dieu.

« Écoute, mon peuple, je parle ;
Israël, je te prends à témoin.
Je ne t’accuse pas pour tes sacrifices ;
tes holocaustes sont toujours devant moi.

« Vais-je manger la chair des taureaux
et boire le sang des béliers ?
Offre à Dieu le sacrifice d’action de grâce,
accomplis tes vœux envers le Très-Haut.

« Qu’as-tu à réciter mes lois,
à garder mon alliance à la bouche,
toi qui n’aimes pas les reproches
et rejettes loin de toi mes paroles ?

« Voilà ce que tu fais ; garderai-je le silence ?
Penses-tu que je suis comme toi ?
Qui offre le sacrifice d’action de grâce,
celui-là me rend gloire. »

« Venez donc, dit le Seigneur, nous allons nous expliquer» (Isaïe 1, 18);  « Mon peuple, écoute, j’ai à te parler. » (Psaume 49, 7)

Une vraie conversation entre adultes responsables, voilà ce que propose Dieu à son peuple. Il ne le traite pas en enfant qui, devant l’autorité, n’a plus qu’à se taire et à obéir. Non, Dieu engage le dialogue. Il y a problème; on peut tenter de le régler en discutant, en s’expliquant, par des échanges musclés s’il le faut, mais on n’est pas obligés d’en venir aux poings, ni aux représailles, ni à la guerre. Négocions d’abord. Voilà un bon exemple pour la résolution de conflits.

Des stratégies pour éviter d’entrer dans le vif du sujet, on en connaît, on les a probablement toutes essayées. Ou encore, chercher à apaiser la divinité par des cadeaux tels les sacrifices d’animaux, dont parle le psaume et dont Dieu n’a absolument pas besoin. Laisser le temps endormir le problème jusqu’à ce qu’il resurgisse de nouveau. Se fermer comme une huître et bouder dans le silence et la rancœur.  Manifester colère et violence pour dissimuler sa faiblesse.

Dieu démontre sa grandeur en traitant sa créature comme un vis-à-vis crédible, comme un égal. Jésus, à l’instar de son Père, abhorre toute forme de classes sociales et de hiérarchies qui oppressent, excluent ou infantilisent l’autre. Entre frères, dira-t il, personne ne devrait se faire appeler maître, père ou chef.

Seigneur Jésus, dans les situations de conflit, tu ne t’es pas défilé, tu n’as pas écrasé l’autre de ton jugement et de ton mépris, tu n’as utilisé ni ruse manipulatrice ni violence; guide-nous sur le chemin de la maturité et de la vérité ; apprends-nous les voies de la justice et de la paix.

Prière

Repentance

Seigneur,
quand nous est-il arrivé de te voir affamé?

J’avais faim…
et vous faisiez le tour de la lune

J’avais faim…
et vous avez créé une commission

J’avais faim…
et vous m’avez dit d’attendre

J’avais faim…
et vous m’avez dit: «Nous avons des factures à payer.»

J’avais faim…
et vous m’avez dit: «La loi et l’ordre avant tout.»

J’avais faim…
et vous m’avez dit:
«Maintenant il y a des machines pour faire ce genre de travail.»

J’avais faim…
et vous m’avez dit: «Mes ancêtres avaient faim aussi.»

J’avais faim…
et vous m’avez dit: «Après 35 ans on n’embauche plus.»

J’avais faim…
et vous m’avez dit: «Désolé, repassez demain.»

J’avais faim…
et vous m’avez dit: «Dieu vous vienne en aide.»

Seigneur, pardonne-nous.

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