« Une pause par jour » – 6 février 2017

TEMPS ORDINAIRE 5 – Genèse 1, 1-19 – Psaume 103 (104) – Marc 6, 53-56 – « Dieu dit. Et ce fut ainsi » (Gn 1, 1-19) – Lecture du livre de la Genèse

Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l’abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux. Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière des ténèbres. Dieu appela la lumière « jour », il appela les ténèbres « nuit ». Il y eut un soir, il y eut un matin : premier jour.

Et Dieu dit : « Qu’il y ait un firmament au milieu des eaux, et qu’il sépare les eaux. »
Dieu fit le firmament, il sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament et les eaux qui sont au-dessus. Et ce fut ainsi. Dieu appela le firmament « ciel ». Il y eut un soir, il y eut un matin : deuxième jour.

Et Dieu dit : « Les eaux qui sont au-dessous du ciel, qu’elles se rassemblent en un seul lieu, et que paraisse la terre ferme. » Et ce fut ainsi. Dieu appela la terre ferme « terre », et il appela la masse des eaux « mer ». Et Dieu vit que cela était bon. Dieu dit : « Que la terre produise l’herbe, la plante qui porte sa semence, et que, sur la terre, l’arbre à fruit donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. » Et ce fut ainsi. La terre produisit l’herbe, la plante qui porte sa semence, selon son espèce, et l’arbre qui donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. Et Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : troisième jour.

Et Dieu dit : « Qu’il y ait des luminaires au firmament du ciel, pour séparer le jour de la nuit; qu’ils servent de signes pour marquer les fêtes, les jours et les années ; et qu’ils soient, au firmament du ciel, des luminaires pour éclairer la terre. » Et ce fut ainsi. Dieu fit les deux grands luminaires : le plus grand pour commander au jour, le plus petit pour commander à la nuit ; il fit aussi les étoiles. Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre, pour commander au jour et à la nuit, pour séparer la lumière des ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : quatrième jour.

« Au commencement… »

Les lectures de ce jour nous font naviguer entre deux mondes. Dans le premier, tout est bon, tout est beau. C’est le commencement du monde. Dans l’autre, avec Jésus, nous pénétrons dans un monde rempli de malades, de gens qui ont besoin d’être sauvés. Que s’est-il passé entre les deux? Comment un univers voué à l’ordre et à la beauté est-il devenu un lieu de souffrance? La question est bien d’actualité, encore aujourd’hui, alors que nous voyons notre société et notre planète aux prises avec des questions de vie ou de mort. Ce n’est pas pour rien que Diane Dufresne chantait: «Ne tuons pas la beauté du monde.»
Un choix qui tue. Pourquoi ce qui était bon au départ s’est-il perverti? Depuis saint Augustin, nous répondons: «C’est à cause du péché originel.» Il y aurait dans l’être humain, créé bon au départ, une faille. Cette faille se serait creusée à un moment où il aurait eu le choix entre s’abandonner à l’amour de Dieu et vouloir se faire tout seul. Il aurait choisi de se faire tout seul et cette décision lui aurait fait tourner le dos à Dieu, le seul capable de lui donner la vie.
Un choix toujours à refaire. Quand tout va bien, nous avons la maîtrise de notre vie: nous bâtissons des familles, des maisons, des fortunes. Nous avons le sentiment que nous sommes les maîtres de notre vie. Mais arrive, par exemple, la maladie et nous découvrons que nous ne sommes pas tout-puissants; nous avons besoin de quelqu’un pour nous venir en aide. Le drame du péché originel se rejoue dans chaque vie humaine. Nous sommes toujours tentés de vouloir nous faire tout seuls et la maladie vient nous rappeler que nous avons besoin d’être sauvés par quelqu’un de plus grand que nous. Aujourd’hui, laissons la Parole de Dieu nous ramener à l’heure du choix fondamental.

Prière : Prier avec la Création

Un moineau s’est posé sur mon balcon;
gai et rapide, il a picoré trois miettes
et s’est envolé, emmenant cette énergie
légère et vive qui lui vient d’ailleurs,
de l’Ailleurs. Alléluia !

J’ai gravi rapidement l’escalier,
je sens mon souffle s’apaiser,
me communiquant dans l’instant
le don de la vie qui vient d’ailleurs,
de l’Ailleurs. Alléluia !

Maître des mondes,
de la bactérie à la nébuleuse,
tu communiques à tous la vie,
le mouvement et l’être.
Comment ne me tiendrais-je
pas devant Toi les mains ouvertes,
en action de grâce ?

Benoît Billot

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