« Une pause par jour » – 13 juillet 2016

« Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits » – Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu  (Mt 11, 25-27)

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »

De l’humilité.

Dieu choisit des personnes pour accomplir son plan d’amour pour l’humanité, qui devront faire preuve d’humilité, condition essentielle pour la réalisation de ce projet. Il est dit de Moïse qu’il est «l’homme le plus humble que la terre ait porté» (Nombres 12, 3). Jésus, le Fils de Dieu, sera le modèle à cet égard: «Ayant la condition de Dieu {…], il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur.» (Philippiens 2, 6-7) Dans la lecture évangélique du jour, Jésus signale que la révélation divine est d’abord offerte aux petits: «Père, […] ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.» Heureuse nouvelle, si nous désirons marcher à la suite de Jésus, bien humblement, car il y a cette récompense: «Personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.» Cette connaissance et cet amour de Dieu permettent d’entrer dans la grande famille des enfants de Dieu, regroupés autour du Christ.

La petitesse, nous la demandons au Christ : c’est lui qui a la clef de cette humilité qui nous ouvre au Père. Sans cela, nous risquerions toujours d’être les gestionnaires de nos propres mérites… Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus nous montre cette petite voie : désirer se présenter devant Dieu les mains vides, hors de toute comptabilité de mérites, dans la simplicité et la plus grande gratuité du don de soi-même. Nous sommes des brins d’herbe soufflés par le vent, mais infiniment aimés et sauvés.

Prière : Acte d’offrande

O Jésus !
Les oeuvres éclatantes me sont interdites,
je ne puis prêcher l’Evangile, verser mon sang …
Qu’importe ?
Mes frères travaillent à ma place,
et moi, petit enfant,
je me tiens tout près du trône royal,
j’aime pour ceux qui combattent.

Mais comment témoignerai-je mon amour.
puisque l’amour se prouve par les oeuvres ?
Eh bien ! Le petit enfant jettera des fleurs …
Il embaumera de ses parfums le trône divin,
il chantera de sa voix argentine
le cantique de l’amour !

Oui, mon Bien-Aimé,
c’est ainsi que ma vie se consumera devant vous.
Je n’ai pas d’autres moyens
pour vous prouver mon amour
que de jeter des fleurs :
c’est-à-dire de ne laisser échapper
aucun sacrifice, aucun regard, aucune parole ;
de profiter des moindres actions
et de les faire par amour.

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

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