« Une pause par jour » – 21 septembre 2017

24ème Semaine Ordinaire – Saint Matthieu, apôtre et évangéliste – Première lecture (Ep 4, 1-7.11-13)

Frères, moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous exhorte à vous conduire d’une manière digne de votre vocation : ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ; ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix. Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il y a un seul Corps et un seul Esprit. Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, au-dessus de tous, par tous, et en tous. À chacun d’entre nous, la grâce a été donnée selon la mesure du don fait par le Christ. Et les dons qu’il a faits, ce sont les Apôtres, et aussi les prophètes, les évangélisateurs, les pasteurs et ceux qui enseignent. De cette manière, les fidèles sont organisés pour que les tâches du ministère soient accomplies et que se construise le corps du Christ, jusqu’à ce que nous parvenions tous ensemble à l’unité dans la foi et la pleine connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’Homme parfait, à la stature du Christ dans sa plénitude. – Parole du Seigneur.  Lire la suite

« Une pause par jour » – 20 septembre 2017

24ème Semaine du Temps Ordinaire – Première lecture (1ère lettre de Saint Paul à Timothée Tm 3, 14-16)

Bien-aimé, je t’écris avec l’espoir d’aller te voir bientôt. Mais au cas où je tarderais, je veux que tu saches comment il faut se comporter dans la maison de Dieu, c’est-à-dire la communauté, l’Église du Dieu vivant, elle qui est le pilier et le soutien de la vérité. Assurément, il est grand, le mystère de notre religion : c’est le Christ, manifesté dans la chair, justifié dans l’Esprit, apparu aux anges, proclamé dans les nations, cru dans le monde, enlevé dans la gloire ! – Parole du Seigneur.  Lire la suite

« Une pause par jour » – 19 septembre 2017

24ème Semaine Ordinaire – Première lecture (1ère lettre de Paul à Timothée 3, 1-13)

Bien-aimé, voici une parole digne de foi : si quelqu’un aspire à la responsabilité d’une communauté, c’est une belle tâche qu’il désire. Le responsable doit être irréprochable, époux d’une seule femme, un homme sobre, raisonnable, équilibré, accueillant, capable d’enseigner, ni buveur ni brutal, mais bienveillant, ni querelleur ni cupide. Il faut qu’il dirige bien les gens de sa propre maison, qu’il obtienne de ses enfants l’obéissance et se fasse respecter. Car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment pourrait-il prendre en charge une Église de Dieu ? Il ne doit pas être un nouveau converti ; sinon, aveuglé par l’orgueil, il pourrait tomber sous la même condamnation que le diable. Il faut aussi que les gens du dehors portent sur lui un bon témoignage, pour qu’il échappe au mépris des hommes et au piège du diable. Les diacres, eux aussi, doivent être dignes de respect, n’avoir qu’une parole, ne pas s’adonner à la boisson, refuser les profits malhonnêtes, garder le mystère de la foi dans une conscience pure. On les mettra d’abord à l’épreuve ; ensuite, s’il n’y a rien à leur reprocher, ils serviront comme diacres. Les femmes, elles aussi, doivent être dignes de respect, ne pas être médisantes, mais sobres et fidèles en tout. Que le diacre soit l’époux d’une seule femme, qu’il mène bien ses enfants et sa propre famille. Les diacres qui remplissent bien leur ministère obtiennent ainsi une position estimable et beaucoup d’assurance grâce à leur foi au Christ Jésus. – Parole du Seigneur. 

Évangile selon Saint Luc 7, 11-17

En ce temps-là, Jésus se rendit dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu’une grande foule. Il arriva près de la porte de la ville au moment où l’on emportait un mort pour l’enterrer ; c’était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule importante de la ville accompagnait cette femme. Voyant celle-ci, le Seigneur fut saisi de compassion pour elle et lui dit : « Ne pleure pas. » Il s’approcha et toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. » Alors le mort se redressa et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère. La crainte s’empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu en disant : « Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. » Et cette parole sur Jésus se répandit dans la Judée entière et dans toute la région. – Acclamons la Parole de Dieu. 

« Une grande foule »

Le Seigneur Jésus avance, avance et avance encore, dans sa vie, dans ses relations avec son peuple, ses disciples… Les situations ne cessent de se succéder, de venir à lui. A travers elles, se manifeste quelque chose de son être, de sa vocation, de la nouveauté qu’il apporte. Jésus est, à chaque fois, comme tiré de lui-même. Aujourd’hui, à Naïm, Jésus est avec beaucoup de personnes, qui le suivent pour voir, voir ce qui va se passer. C’est sur ce fond de toile que nous le voyons rencontrer cette veuve d’un fils unique. Jésus s’ouvre à cette situation limite. Mais cette fois-ci, que faire de plus que de s’effacer ? Que de manifester du respect envers ceux qui sont frappés par l’irréparable ?… Jésus éprouve de la pitié pour cette femme. N’est-elle pas loin de la situation que Marie sa propre mère va devoir vivre ? Elle révèle la dimension en toute situation qui nous paralyse tous, qui rompt notre capacité d’action, qui nous rend inertes, spectateurs. La Mort. Nous pressentons que quelque chose doit se passer ou rien de la nouveauté de Jésus n’est vrai.

« Une foule considérable »

Une foule rencontre une autre foule, deux événements portent ces deux foules, celle de l’avancée de Jésus qui tangente l’impossible, et celle d’une mort terrible, une veuve enterre son fils unique, lieu du déracinement total de toute espérance, en ce pauvre corps sanglotant qui a rompu toutes ses attaches, plus que seule… La relation entre les deux situations celle de Jésus en marche, celle de la veuve, va se faire par la pitié qu’éprouve le Seigneur. Jésus est présent à sa vie, ouvert à ce qui lui advient, il n’esquive pas, il ressent. Jésus se manifeste alors comme agissant, s’adressant, contenant, unifiant. La première chose qu’il demande à la mère, ne pas pleurer, ne pas se laisser submerger, ne pas se laisser enfoncer dans la détresse, le néant, le vide. Jésus se maintient ouvert, il maintient ouvert les autres…Jésus apporte un ordre qui s’impose à lui, à elle, aux autres, il commande aussi aux porteurs et enfin au jeune homme même. « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. »  Le mort se redresse. 

« Son peuple »

Le mort est rendu à la vie présente, rendu à sa mère, c’est un grand signe, mais qu’un signe de ce qui doit venir, le signe ne dépasse pas le monde présent, il ne le peut. Signe que la mort peut être traversée, qu’elle doit être traversée, dépassée… Mais Jésus doit, en sa pleine humanité, passer le premier, Marie doit connaître l’épreuve de cette traversée elle aussi, pour pouvoir porter les nôtres. Mais ce signe produit déjà quelque chose. L’action ainsi posée unifie les deux foules, en un peuple, une bonne nouvelle se répand encore plus loin, « dans toute la Judée et dans les pays voisins ». Cette rencontre a, déjà, une saveur de pentecôte, une saveur d’universel. La mort recule. Des signes, comparables à celui-ci, nous pouvons nous-mêmes en poser avec l’aide de l’Esprit du Seigneur, en nos vies, nous le devons. Nous devons d’abord refuser la peur en nous, ne pas cesser de voir, ne pas cesser d’être en relations, parlant, désirant. Que le Seigneur bénisse nos propres chemins ! Ne réduisons pas le possible en chacune de nos vies.

Père Jean-Luc Fabre (dans jardinier de Dieu)

Que tout homme loue ton Nom

Que tout homme loue ton Nom, Eternel notre Dieu !

Et que toute vie exalte à jamais ton souvenir !

Tu es et tu seras éternellement le Tout-Puissant,

tu es notre roi, notre libérateur, notre protecteur,

tu nous délivres, tu nous sauves et tu nous soutiens,

tu as pitié de nous dans notre détresse,

car Toi seul es notre maître, notre roi.

Dieu des générations passées et futures,

souverain de la création, maître de la nature,

à Toi s’adressent toutes les louanges,

car Tu gouvernes le monde par la grâce

et tes créatures avec miséricorde.

 

L’éternel ne dort ni ne sommeille.

Il réveille ceux qui dorment

et ranime ceux qui sont assoupis,

il rend la parole aux muets

et brise les chaînes des captifs,

il soutient ceux qui chancellent

et redresse ceux qui sont courbés…

Dieu tout-puissant, grand, fort et redoutable,

Etre suprême, maître du ciel et de la terre,

nous te louerons, nous te glorifierons,

nous t’exalterons

et avec David nous te bénirons.

« Que mon âme bénisse l’Eternel,

et qu’au plus profond de moi-même

soit exalté son nom sacré ! »                        

Rituel juif

« Une pause par jour » – 18 septembre 2017

24 ème Semaine Ordinaire – Première lecture (1ère lettre à Timothée  2, 1-8)

Bien-aimé, j’encourage, avant tout, à faire des demandes, des prières, des intercessions et des actions de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité, afin que nous puissions mener notre vie dans la tranquillité et le calme, en toute piété et dignité. Cette prière est bonne et agréable à Dieu notre Sauveur, car il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité. En effet, il n’y a qu’un seul Dieu, il n’y a aussi qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes : un homme, le Christ Jésus, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous. Aux temps fixés, il a rendu ce témoignage, pour lequel j’ai reçu la charge de messager et d’apôtre – je dis vrai, je ne mens pas – moi qui enseigne aux nations la foi et la vérité. Je voudrais donc qu’en tout lieu les hommes prient en élevant les mains, saintement, sans colère ni dispute. – Parole du Seigneur.  Lire la suite