« Les conseils du pape François pour une homélie réussie »

Ce vendredi 20 janvier 2023, le Pape François a eu des mots très francs pour exhorter les prêtres à raccourcir leurs homélies. Un message qu’il véhiculait dès sa première année de pontificat, dans son exhortation Evangelii Gaudium.
Comprendre pourquoi il est important de bien préparer l’homélie

Si François consacre plusieurs pages à l’homélie dans son encyclique sur la joie de l’Evangile, c’est d’abord parce que celle-ci est très écoutée mais souvent mauvaise. « Les réclamations à l’égard de ce grand ministère sont nombreuses, et nous ne pouvons pas faire la sourde oreille. (…) De fait, nous savons que les fidèles lui donnent beaucoup d’importance ; et ceux-ci, comme les ministres ordonnés eux-mêmes, souffrent souvent, les uns d’écouter, les autres de prêcher. Il est triste qu’il en soit ainsi. »

Au-delà de ce constat le pape rappelle que l’homélie doit être bien préparée car à travers la parole du pasteur, c’est Dieu qui s’adresse à son peuple. « Renouvelons notre confiance dans la prédication, qui se fonde sur la conviction que c’est Dieu qui veut rejoindre les autres à travers le prédicateur, et qu’il déploie sa puissance à travers la parole humaine », écrit le pape. Lire la suite →

« Une pause par jour » – 26 janvier 2023

S. Thimothée et S. Tite, évêques

Première lecture – « J’ai souvenir de la foi sincère qui est en toi » (2 Tm 1, 1-8) – Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Paul, apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, selon la promesse de la vie que nous avons dans le Christ Jésus, à Timothée, mon enfant bien-aimé. À toi, la grâce, la miséricorde et la paix de la part de Dieu le Père et du Christ Jésus notre Seigneur. Je suis plein de gratitude envers Dieu, à qui je rends un culte avec une conscience pure,
à la suite de mes ancêtres, je lui rends grâce en me souvenant continuellement de toi
dans mes prières, nuit et jour. Me rappelant tes larmes, j’ai un très vif désir de te revoir pour être rempli de joie. J’ai souvenir de la foi sincère qui est en toi : c’était celle qui habitait d’abord Loïs, ta grand-mère, et celle d’Eunice, ta mère, et j’ai la conviction que c’est aussi la tienne. Voilà pourquoi, je te le rappelle, ravive le don gratuit de Dieu, ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains. Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de pondération. N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et n’aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ; mais, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile. – Parole du Seigneur.

ou bien 

« Tite, mon enfant selon la foi qui nous est commune » – Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite (Tt 1, 1-5)

Paul, serviteur de Dieu, apôtre de Jésus Christ au service de la foi de ceux que Dieu a choisis et de la pleine connaissance de la vérité qui est en accord avec la piété. Nous avons l’espérance de la vie éternelle, promise depuis toujours par Dieu qui ne ment pas. Aux temps fixés, il a manifesté sa parole dans la proclamation de l’Évangile qui m’a été confiée par ordre de Dieu notre Sauveur. Je m’adresse à toi, Tite, mon véritable enfant selon la foi qui nous est commune : à toi, la grâce et la paix de la part de Dieu le Père et du Christ Jésus notre Sauveur. Si je t’ai laissé en Crète, c’est pour que tu finisses de tout organiser et que, dans chaque ville, tu établisses des Anciens
comme je te l’ai commandé moi-même. – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 25 janvier 2023

Conversion de St Paul, Apôtre

Première lecture – « Lève-toi et reçois le baptême, sois lavé de tes péchés en invoquant le nom de Jésus » (Ac 22, 3-16) – Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là, Paul dit au peuple : « Je suis Juif, né à Tarse en Cilicie, mais élevé ici dans cette ville, où, à l’école de Gamaliel, j’ai reçu une éducation strictement conforme à la Loi de nos pères ; j’avais pour Dieu une ardeur jalouse, comme vous tous aujourd’hui. J’ai persécuté à mort ceux qui suivent le Chemin du Seigneur Jésus ;
j’arrêtais hommes et femmes, et les jetais en prison ; le grand prêtre et tout le collège des anciens peuvent en témoigner. Ces derniers m’avaient donné des lettres pour nos frères de Damas où je me rendais : je devais ramener à Jérusalem, ceux de là-bas, enchaînés, pour qu’ils subissent leur châtiment. Donc, comme j’étais en route et que j’approchais de Damas, soudain vers midi, une grande lumière venant du ciel
m’enveloppa de sa clarté. Je tombai sur le sol, et j’entendis une voix me dire : ‘ Saul, Saul, pourquoi me persécuter ?’ Et moi je répondis : ‘Qui es-tu, Seigneur ? – Je suis Jésus le Nazaréen, celui que tu persécutes.’ Ceux qui étaient avec moi virent la lumière, mais n’entendirent pas la voix de celui qui me parlait. Alors je dis : ‘Que dois-je faire, Seigneur ?’ Le Seigneur me répondit : ‘Relève-toi, va jusqu’à Damas, et là on te dira tout ce qu’il t’est prescrit de faire.’ Comme je n’y voyais plus rien, à cause de l’éclat de cette lumière, je me rendis à Damas, conduit par la main de mes compagnons. Or, Ananie, un homme religieux selon la Loi, à qui tous les Juifs résidant là rendaient un bon témoignage, vint se placer près de moi et me dit : ‘Saul, mon frère, retrouve la vue.’ Et moi, au même instant, je retrouvai la vue, et je le vis. Il me dit encore : ‘Le Dieu de nos pères t’a destiné à connaître sa volonté, à voir celui qui est le Juste et à entendre la voix qui sort de sa bouche. Car tu seras pour lui, devant tous les hommes, le témoin de ce que tu as vu et entendu. Et maintenant, pourquoi tarder ? Lève-toi et reçois le baptême, sois lavé de tes péchés en invoquant son nom.’ – Parole du Seigneur.

OU BIEN

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“Extrait de Léon l’Africain” de Amin Maalouf

« On raconte qu’un calife des temps passés avait perdu sa mère, qu’il chérissait, et qu’il s’était mis à gémir sans retenue.

Un sage s’approcha de lui.

« Prince des Croyants, lui dit-il, tu dois remercier le Très-Haut, car il a honoré ta mère en te faisant pleurer sur sa dépouille au lieu de l’humilier en la faisant pleurer sur la tienne. »

Il faut remercier Dieu lorsque la mort survient dans l’ordre naturel des choses, et s’en remettre à Sa sagesse quand, par malheur, il en est autrement. »

« Trop souvent, aux funérailles, j’entends des croyants et des croyantes maudire la mort. Portant, la mort est un cadeau du Très-Haut, et l’on ne peut maudire ce qui vient de Lui.

Le mot « cadeau » vous semble-t-il provocateur ? C’est cependant l’exacte vérité.

Si la mort n’était pas inévitable, l’homme aurait perdu sa vie entière à l’éviter. Il n’aurait rien risqué, rien tenté, rien entrepris, rien inventé, rien construit. La vie aurait été une perpétuelle convalescence.

Oui, mes frères, remercions Dieu de nous avoir donné en cadeau la mort, pour que la vie ait un sens ; la nuit, pour que le jour ait un sens ; le silence, pour que la parole ait un sens ; la maladie, pour que la santé ait un sens ; la guerre, pour que la paix ait un sens.

Remercions-Le de nous avoir donné la fatigue et les peines, pour que le repos et les joies aient un sens.

Remercions-Le, Sa sagesse est infinie. »

“Extrait de Léon l’Africain” de Amin Maalouf

Merci à la famille d’E. pour le partage de ce texte lu aux funérailles de leur proche  ! 

« Une pause par jour » – 24 janvier 2023

S. François de Sales, évêque et docteur de l’Eglise

Première lecture – « Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté » (He 10, 1-10) – Lecture de la lettre aux Hébreux

Frères, la loi de Moïse ne présente que l’ébauche des biens à venir, et non pas l’expression même des réalités. Elle n’est donc jamais capable, par ses sacrifices qui sont toujours les mêmes, offerts indéfiniment chaque année, de mener à la perfection ceux qui viennent y prendre part. Si ce culte les avait purifiés une fois pour toutes, ils n’auraient plus aucun péché sur la conscience et, dans ce cas, n’aurait-on pas cessé d’offrir les sacrifices ? Mais ceux-ci, au contraire, comportent chaque année un rappel des péchés. Il est impossible, en effet, que du sang de taureaux et de boucs enlève les péchés. Aussi, en entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ; alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre. Le Christ commence donc par dire : Tu n’as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché, ceux que la Loi prescrit d’offrir. Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second. Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes. – Parole du Seigneur.

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