« Une pause par jour » – 24 octobre 2023

S. Antoine-Marie Claret, évêque

Première lecture – « Si par la faute d’un seul, la mort a établi son règne, combien plus régneront-ils dans la vie » (Rm 5, 12.15b.17-19.20b-21) – Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères, nous savons que par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et que par le péché est venue la mort ; et ainsi, la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché. Si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul,
combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ. Si, en effet, à cause d’un seul homme, par la faute d’un seul, la mort a établi son règne, combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul, régneront-ils dans la vie, ceux qui reçoivent en abondance le don de la grâce qui les rend justes. Bref, de même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l’accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie. En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain la multitude a été rendue pécheresse, de même par l’obéissance d’un seul la multitude sera-t-elle rendue juste. Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé. Ainsi donc, de même que le péché a établi son règne de mort, de même la grâce doit établir son règne en rendant juste pour la vie éternelle par Jésus Christ notre Seigneur. – Parole du Seigneur.

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« C’est à moi que vous l’avez fait »

Quel équipage pour un Roi ! Il vient, entouré de gueux, de mal vêtus, d’affamés, d’étrangers, de prisonniers. Même la République traite mieux ses serviteurs ! Je lis déjà, avant même qu’elles ne soient écrites, certaines lettres horrifiées : vous faites de la politique et du social alors qu’on attend de vous du religieux ! Votre place est à la sacristie. C’est sans doute vrai, mais ma sacristie n’a pas de mur et si elle a une porte, elle ne sert qu’à ouvrir sur le monde ; elle ne ferme pas. Et sur un vieux meuble (comme dans toutes les sacristies) il y a un évangile ouvert à la page qu’on doit lire pour fêter le Christ Roi et je lis : « Quand vous nourrissez un affamé, quand vous accueillez un étranger ou visitez un prisonnier, quand vous donnez des habits à celui qui n’en a pas, c’est à moi que vous le faites et c’est sur cela que vous serez jugés au dernier jour… »

Qui ne rêverait d’un christianisme permettant de s’évader du monde pour regarder le ciel et vivre une religion toute pure ? Mais Dieu n’est pas au-dessus des nuages. Le ciel n’est pas un refuge, ni la prière une évasion. Pour rencontrer le Christ et balbutier au monde un peu de ce qu’Il est, il n’est pas d’autres lieux, d’autres mots, d’autres gestes, d’autres visages que ceux de la vie.

Dieu, l’Infini, l’Absolu, s’est livré aux hommes, qu’il sait pécheurs et imparfaits. Le Christ est Roi ; son trône est une croix. Élevé sur la croix, il a scellé l’Alliance de Dieu avec les hommes, du ciel et de la terre. Ressuscité, il n’a que nos bras, nos mains, nos yeux, notre cœur pour transformer le monde en son Royaume où il n’y a plus d’affamés, d’étrangers, de prisonniers, parce que l’Amour est Roi !

« Une pause par jour » – 23 octobre 2023

S. Jean de Capistran, prêtre

Première lecture – « À nous aussi, cela sera accordé puisque nous croyons » (Rm 4, 20-25) – Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères, devant la promesse de Dieu, Abraham n’hésita pas, il ne manqua pas de foi, mais il trouva sa force dans la foi et rendit gloire à Dieu, car il était pleinement convaincu que Dieu a la puissance d’accomplir ce qu’il a promis. Et voilà pourquoi
il lui fut accordé d’être juste. En disant que cela lui fut accordé, l’Écriture ne s’intéresse pas seulement à lui, mais aussi à nous, car cela nous sera accordé puisque nous croyons en Celui qui a ressuscité d’entre les morts Jésus notre Seigneur, livré pour nos fautes et ressuscité pour notre justification. – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 22 octobre 2023

Première lecture – « J’ai pris Cyrus par la main pour lui soumettre les nations » (Is 45, 1.4-6) – Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur à son messie, à Cyrus, qu’il a pris par la main pour lui soumettre les nations et désarmer les rois, pour lui ouvrir les portes à deux battants, car aucune porte ne restera fermée : « À cause de mon serviteur Jacob, d’Israël mon élu, je t’ai appelé par ton nom, je t’ai donné un titre, alors que tu ne me connaissais pas. Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre : hors moi, pas de Dieu. Je t’ai rendu puissant, alors que tu ne me connaissais pas, pour que l’on sache, de l’orient à l’occident, qu’il n’y a rien en dehors de moi. Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre. » – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 21 octobre 2023

Première lecture – « Espérant contre toute espérance, il a cru » (Rm 4, 13.16-18) – Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères, ce n’est pas en vertu de la Loi que la promesse de recevoir le monde en héritage a été faite à Abraham et à sa descendance, mais en vertu de la justice obtenue par la foi. Voilà pourquoi on devient héritier par la foi : c’est une grâce, et la promesse demeure ferme pour tous les descendants d’Abraham, non pour ceux qui se rattachent à la Loi seulement, mais pour ceux qui se rattachent aussi à la foi d’Abraham, lui qui est notre père à tous. C’est bien ce qui est écrit : J’ai fait de toi le père d’un grand nombre de nations. Il est notre père devant Dieu en qui il a cru, Dieu qui donne la vie aux morts et qui appelle à l’existence ce qui n’existe pas. Espérant contre toute espérance, il a cru ; ainsi est-il devenu le père d’un grand nombre de nations,
selon cette parole : Telle sera la descendance que tu auras ! – Parole du Seigneur.

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